Nouvelles de l'Ordre
Réunion du Grand Magistère d’automne (11 novembre 2025) « Nous avons décidé de tenir cette réunion sous une forme mixte (en partie par vidéoconférence, en partie en présentiel) afin de ne pas obliger les membres qui ne résident pas en Italie à revenir à Rome si peu de temps après le pèlerinage jubilaire d'octobre et dans le but de contenir les frais de voyage », a expliqué l’Ambassadeur Leonardo Visconti di Modrone, Gouverneur Général, au début de la réunion du Grand Magistère d’automne, le 11 novembre, au siège temporaire de l’Ordre, situé près de la place Cavour à Rome. Dans ses mots introductifs, le cardinal Fernando Filoni, Grand Maître, est revenu sur le discours du Pape Léon XIV aux pèlerins de l’Ordre venus à Rome pour le Jubilé, indiquant que ce texte important sera un point de référence pour les années à venir. Le Gouverneur Général a ensuite souhaité la bienvenue à un nouveau membre du Grand Magistère, Michael Byrne, Lieutenant d'Honneur pour l'Angleterre et le Pays de Galles, qui, au terme de ses deux brillants mandats à la tête de cette Lieutenance, a été appelé à devenir membre de cette instance suprême qui – comme le stipule l'article 8 des statuts – « assiste le Cardinal Grand Maître dans la gestion de l'Ordre ». Le Gouverneur Général poursuivit son intervention en faisant remarquer que la tragédie qui a frappé la Terre Sainte a eu des répercussions extraordinaires sur la générosité des membres de l'Ordre, dont les dons ont augmenté, tant sous forme de contributions ordinaires prévues par les Statuts, que sous forme de contributions extraordinaires en réponse aux appels humanitaires, ainsi que de dons spéciaux et de campagnes de collecte de fonds. « Au cours de cette année, nous avons dépassé l'envoi total de plus de 20 millions d'euros en Terre Sainte. En revanche, les pèlerinages n'ont pas repris – dans la mesure souhaitée – en raison des craintes et des risques persistants, avec des conséquences néfastes pour les activités économiques liées au tourisme religieux. Le Grand Maître s'est rendu en Terre Sainte en août dernier, et d'autres ont suivi son exemple, mais nous sommes loin des chiffres de pèlerins des années qui ont précédé la guerre et le COVID », a-t-il précisé. Parmi les nouvelles initiatives lancées par l’Ordre, le Gouverneur Général a notamment évoqué la création d’une Fondation de l'Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, de droit italien, constituée par acte notarié le 27 octobre dernier. Elle s'inspire des principes du « tiers secteur », pour des activités de soutien aux projets de l'Ordre de nature économique et commerciale, qu'il était opportun de soustraire de la compétence directe de l'Ordre pour des raisons fiscales et de facilité de gestion. Elle pourra exercer, en autonomie juridique et sans but lucratif, également des activités de nature commerciale, telles que la gestion du musée, l'édition de publications, la promotion d'activités culturelles, sociales et promotionnelles, l'organisation d'événements caritatifs et de représentation », a ajouté l’Ambassadeur Visconti di Modrone. Il a de plus informé l’assemblée que « les travaux de restructuration et de restauration au Palais Della Rovere ont commencé, après l'acquisition laborieuse de toutes les autorisations nécessaires, et se poursuivent en parallèle tant pour la partie Musée, qui sera la première à être achevée, que pour la partie hôtel et celle des bureaux, qui devrait se terminer en 2027 ». Il a rappelé que « la charge de ces travaux est entièrement supportée par le locataire, la société Fort Partners, qui a également couvert les frais de location des bureaux provisoires et a contribué par un don de 800 000 euros à la réalisation du Musée, qui s'ajoute à la contribution de 500 000 euros offerte par le Gouvernement italien ». Selon l’ordre du jour prévu, le cardinal Pierbattista Pizzaballa s’est exprimé durant cette réunion, en direct depuis Jérusalem, remerciant d’abord l’Ordre qui par son soutien financier régulier et stable, ainsi que par les visites et les messages de ses membres, apporte sécurité et sérénité à l’Eglise catholique latin en Terre Sainte au nom du Saint-Siège et de l’Eglise universelle. Par rapport à la situation à Gaza, il a informé de la création d’un bureau d’aide (Jerusalem Response Hub) qui se dédiera de façon spécifique et sur le long terme à la population meurtrie de ce territoire dévasté. « Il s’agit avant tout d’organiser et coordonner l’aide », a-t-il indiqué avec réalisme. À Gaza, les priorités identifiées concernent la reconstruction des établissements scolaires, la distribution de médicaments et la création d'une cantine pour la distribution de repas en attendant la reconstruction de la ville et des maisons, qui prendra des années. Le Patriarcat entend faire face à ces urgences avec un soutien logistique et juridique (Response Hub) en vue d’une reconstruction et d’une reprise de l'activité. Au sujet de la Cisjordanie où chrétiens et musulmans sont unis dans la même détresse, face à l’asphyxie que subit la population locale, sans travail ni ressources, confrontée aux agressions continuelles des colons israéliens, le Patriarche s’est alarmé de l’absence des pèlerins, seuls à pouvoir relancer l’activité économique des familles chrétiennes palestiniennes, en particulier à Bethléem. Le Patriarche a souligné l’importance de renforcer les activités pastorales Il a également parlé des nécessités de la formation des fidèles adultes où ils ont besoin d’une assistance spirituelle, enjeu décisif pour les prochaines générations, spécialement en Israël, à Nazareth par exemple, parce que les vocations religieuses manquent terriblement. Dans ce but, le Patriarche a de l’importance de l’enseignement catholique et il a souligné le besoin de formation pour les enseignants de religion,et d’une reconnaissance pour leur mandat donnée sous forme de « missio canonica ». Enfin, il a exprimé sa volonté que la célébration de la solennité de la Nativité du Seigneur soit préparée cette année avec un faste particulier, afin de donner un signe de vitalité aux fidèles très atteints moralement par le conflit et la colonisation des terres palestiniennes. Le Trésorier Saverio Petrillo a présenté le budget prévu en 2026 avec plus de 15 millions d’euros de recettes que, en considération de l’envoi mensuel au Patriarcat Latin et les dépenses de l’Ordre, envisage une avance de 800 000 euros : de quoi pouvoir poursuivre l’aide à la Terre Sainte. Sami El-Yousef, administrateur général du Patriarcat Latin, depuis son bureau de Jérusalem, a décrit dans le détail la situation sur place et les besoins de la communauté chrétienne. Après un panorama sur les tristes effets de la guerre sur la région, il a expliqué comment les demandes d’aide humanitaire ont quadruplé en 2025 en terme de soins médicaux pour les personnes âgées avec des maladies chroniques, les urgences médicales pour les personnes qui n’ont pas accès à une assurance maladie, le paiement des frais de scolarité, la demande de jeunes et de femmes pour avoir accès au programme de Empowerment et trouver une place dans le monde du travail. À Gaza où l’aide d’urgence a mobilisé les services du Patriarcat , le nombre de bénéficiaires pourrait avoir dépassé les 250 000 personnes. Depuis que le cessez-le-feu est déclaré, l'attention commence à se porter sur l'éducation, le logement, la création d'emplois et la santé. Des postes de travail sont créés en Cisjordanie mais à Jérusalem la priorité est accordée à l'aide sociale (coupons alimentaires, aide financière, aide au paiement du loyer, de l'eau, de l'électricité et des taxes municipales impayées) ainsi qu'à la création d'emplois sous forme de travail quotidien pour la mise en œuvre de projets, de stages de 3 à 6 mois et d’actions en faveur du développement de petites entreprises. Le Patriarcat paie les frais scolaires à de très nombreuses familles, en particulier grâce à la campagne des lieutenances nord-américaines pour les écoles où près de 19 000 élèves sont scolarisés dont environ 58 % de chrétiens. « Soulager le désespoir », selon son expression, est l’œuvre à laquelle s’attelle le Patriarcat, à Gaza comme en Cisjordanie, cherchant en Jordanie et en Israël à consolider les appuis pastoraux auprès des chrétiens qui sont souvent tentés par l’émigration. Les activités pastorales ont connu en effet une augmentation importante : camps d'été, activités estivales des aumôneries de jeunesse et des troupes scoutes. Le président de la Commission Terre Sainte, Bart McGettrick, a raconté la visite en Jordanie des membres de la Commission (lire notre article dans la Newsletter 78 d’octobre dernier, pages 11-12), insistant sur l’importance dans l’avenir de la reconstruction physique et humaine des personnes avec la fin des hostilités. Les Vice-Gouverneurs, Tom Pogge depuis les Etats Unis, John Secker via un rapport écrit, Jean-Pierre de Glutz et Enric Mas en présentiel, ont ensuite parlé de sujets qui demeurent à l’étude en interne avant d’exposer leur point de vue sur le développement de l’Ordre en fonction des zones géographiques qui leur sont confiées, d’où il ressort des avancées notables partout, spécialement en Amérique latine où l’Equateur et le Chili pourraient bientôt voir naître des groupes de Chevaliers et Dames. Le Chancelier Bastianelli, en charge de la Commission Nominations et Promotions a pour sa part montré que les entrées dans l’Ordre compensent toujours les décès, avec 1051 admissions à cette date, faisant approcher de 30 000 le nombre de membres répartis dans le monde. En conclusion de la rencontre, le Grand Maître est revenu sur l’importance de l’accompagnement spirituel dans l’Ordre, auquel est dédié son nouveau livre pour marcher au pas des saints, intitulé « I miei giorni sono nelle tue mani » (« Mes jours sont dans tes mains ») publié en italien pour le moment et dont les recettes sont reversées à l'Ordre au profit des œuvres en Terre Sainte. Il a annoncé dans la même perspective la parution prochaine d’un livre sur saint Bartolo Longo, rédigé par Mgr Tommaso Caputo, archevêque- Prélat de Pompéi et Assesseur de l’Ordre, et a confirmé la création d’un espace des Amis de l’Ordre, pour accueillir des personnes qui ne veulent ou ne peuvent pas devenir membres, mais qui sont désireuses de soutenir la Terre Sainte par des offrandes libres qui devront être gérées de façon transparente sur des comptes à part dans chaque Lieutenance. La prochaine réunion du Grand Magistère est prévue le 21 avril 2026. François Vayne, avec Andreina Merheb et Livia Passalacqua Source: Site Web Grand Magistère – l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem Photo : © Grand Magistère © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
« Je n’ai jamais vécu un moment aussi difficile ». Ce sont les mots du Patriarche latin de Jérusalem, Sa Béatitude le cardinal Pierbattista Pizzaballa, qui a passé 35 ans de sa vie en Terre Sainte et a dû faire face à de nombreuses crises. En effet, le cessezle- feu du 13 octobre dernier à Gaza n’efface pas les difficultés auxquelles la Terre Sainte est confrontée et, même s’il y a eu d’importantes évolutions, l’incertitude sur les prochains pas demeure. « Nous sommes brisés, profondément blessés par ce que nous vivons, par le climat de haine qui a engendré cette violence qui, à son tour, engendre davantage de haine dans un cercle vicieux impossible à briser », déclarait le cardinal Pizzaballa, Grand Prieur de notre Ordre, dans un message vidéo, depuis Jérusalem, à l’occasion de la veillée de prière « Paix pour Gaza » organisée à Rome le 22 septembre par la Communauté de Sant’Egidio, avant le cessez-le-feu. Son analyse d’alors continue à résonner : « Nous avons laissé le champ libre à de nombreux extrémistes, des deux côtés. Mais je vois aussi beaucoup de personnes douces : toutes ces personnes qui s’engagent, rendent justice au prix de sacrifices personnels, Israéliens, Palestiniens, juifs, chrétiens, musulmans, ici ce n’est pas une question d’appartenance mais d’humanité avant tout ». La proximité de l’Ordre Dans une situation d’une telle gravité, les Chevaliers et les Dames du Saint-Sépulcre ne peuvent qu’essayer de poursuivre leur mission de soutien à l’Église Mère de Jérusalem avec constance et foi, en faisant leur l’espérance à laquelle ce Jubilé nous invite. Du soutien en matière de prière, d’attention et de proximité, et de contribution financière pour répondre aux besoins considérables. « Grâce à leurs dons volontaires et mensuels, les Chevaliers et les Dames de l’Ordre du Saint-Sépulcre ont permis au Grand Magistère de l’Ordre à Rome d’envoyer des aides en Terre Sainte chaque semaine, pour un montant total de plus de 16 millions en 2024. Cette moyenne de quatre millions par trimestre a déjà été largement dépassée au cours de la même période en 2025 en raison des besoins actuels qui ont clairement suscité une plus grande générosité de la part de nos Membres », confirme le Gouverneur Général de l’Ordre du Saint-Sépulcre, l’Ambassadeur Leonardo Visconti di Modrone. Gaza au centre de nos préoccupations « La grande majorité de ces contributions (environ 80 % ) » – a poursuivi l’Ambassadeur Visconti di Modrone – « est destinée régulièrement au Patriarcat latin de Jérusalem qui, à travers ses paroisses et institutions, s’est engagé dans des actions humanitaires, dont l’envoi de nourriture, d’eau, de médicaments et de carburant à Gaza (environ 1,5 million déjà en 2024, une somme déjà dépassée pour 2025 ) ». Gaza est clairement au centre de nos préoccupations : une tragédie face à laquelle nous nous sentons impuissants. Après l’attaque de juillet contre l’église de la Sainte-Famille, seule paroisse latine de Gaza, où depuis deux ans ont trouvé refuge les quelques centaines de catholiques restés dans la Bande de Gaza, avec d’autres chrétiens, le Patriarche latin et le Patriarche Théophile III, sont allés ensemble réconforter cette petite communauté qui pleurait ses victimes. Au cours des mois qui ont suivi, nous avons assisté aux opérations d’évacuation de la ville de Gaza menées par l’armée israélienne. George Akroush, directeur du Bureau de développement du Patriarcat latin, raconte le choix de la paroisse catholique de la Sainte-Famille de ne pas quitter l’église : « Nos prêtres et religieux avaient choisi de rester, en partageant le peu qu’ils avaient, parce que ceux qui avaient décidé de partir suite aux ordres d’évacuation ont fait face à des humiliations constantes et n’avaient pas vraiment d’endroit sûr où aller. Ceux qui sont partis couraient le risque d’être tués à chaque pas qu’ils faisaient, en plus de devoir faire face à la raréfaction de l’eau, de la nourriture, des tentes, des médicaments et de l’électricité – quand tout cela était disponible – avec la peur constante des bombardements, des démolitions et des déplacements, qui faisaient partie de la vie quotidienne à Gaza ». Continuons de prier pour cette communauté et pour tous les habitants de Gaza qui doivent maintenant affronter le temps de la reconstruction. Une crise qui s’étend à toute la population palestinienne La situation n’est pas calme dans le reste des territoires palestiniens et à Jérusalem- Est. « Ces zones sont souvent peu couvertes par les médias internationaux, et pourtant » – indique George Akroush du Patriarcat latin – « leur population souffre de restrictions croissantes, de barrages routiers et d’isolement qui minent les moyens de subsistance et tout espoir. À l’heure actuelle, rien qu’en Cisjordanie, plus de 1 200 portails en fer, barrières et postes militaires ont été érigés dans le but d’isoler les villes palestiniennes les unes des autres. Pour de nombreuses familles chrétiennes – en particulier celles qui dépendaient de l’activité touristique et des services aux pèlerins et aux visiteurs – estimées à plus de 60 % des familles chrétiennes – le chômage est devenu chronique ». Face à ces situations critiques, le Patriarcat renforce ses services, et l’Ordre est à ses côtés pour soutenir les besoins fondamentaux de la population par la création d’emplois et l’aide aux petites entreprises pour les chrétiens au chômage, une contribution pour des opérations médicales urgentes et les frais de santé pour les personnes qui ne peuvent pas se permettre des soins médicaux, ainsi que des bons alimentaires, et le soutien essentiel au réseau d’écoles géré par le Patriarcat. Grâce à la contribution de l’Ordre, le Patriarcat a pu poursuivre l’initiative jubilaire d’effacement des dettes de frais de scolarité jusqu’à l’année 2024/2025 (non incluse), une situation que de nombreuses familles – entre Covid, guerre et chômage – vivaient avec anxiété. Un regard vers l’avenir Le chemin est long, la diplomatie avance. C’est à nous de prier avec foi pour la paix. Les petites actions que nous pouvons soutenir en tant qu’Ordre du Saint-Sépulcre sont concrètes et immédiates. Comme le précise George Akroush, « elles ne répondent pas aux causes politiques les plus profondes de la souffrance, mais elles maintiennent les personnes en vie et donnent aux familles la dignité d’un avenir », et il conclut en s’adressant aux partenaires stratégiques, citant en premier l’Ordre du Saint-Sépulcre : « Nous n’oublierons jamais votre solidarité. Vos dons se traduisent directement en vies protégées, en scolarité pour les enfants, en opérations, en aides pour les personnes âgées, et en soutien aux coeurs fragiles ». Elena Dini Source: Site Web Grand Magistère – l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem Photo : © Grand Magistère © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Trois jours à Rome sur les pas des apôtres Pierre et Paul Le pèlerinage jubilaire international de l’Ordre du Saint-Sépulcre a réuni, du 21 au 23 octobre 2025, plus de 3 600 Chevaliers et Dames venant de tous les continents. Le Gouverneur Général, les quatre Vice-Gouverneurs Généraux (Europe, Asie-Pacifique, Amérique du Nord et Amérique Latine), ainsi que de nombreux Lieutenants, ont guidé les pèlerins de l’Ordre pendant ces trois jours. En leur nom à tous, le Grand Maître a offert au Saint-Père une icône de Notre-Dame de Palestine réalisée spécialement pour lui en Terre Sainte. « Vous êtes venus à Rome de différentes parties du monde, ce qui nous rappelle que la pratique du pèlerinage est à l'origine de votre histoire. Vous êtes en effet nés pour garder le Saint-Sépulcre, pour prendre soin des pèlerins et pour soutenir l'Église de Jérusalem », a dit le Pape Léon XIV aux plus de 3600 Chevaliers et Dames de l’Ordre du Saint-Sépulcre venus en pèlerinage jubilaire à Rome. Le Saint-Père les recevait, le 23 octobre dernier, dans la salle Paul VI, au troisième jour de leur pèlerinage, juste avant la célébration de la messe dans la basilique Saint-Pierre, qui les a rassemblés autour de leur Grand Maître, le cardinal Fernando Filoni. Le Saint-Père les a remerciés en particulier pour l’aide considérable qu’ils apportent aux communautés de Terre Sainte, « sans bruit et sans publicité », « en soutenant le Patriarcat latin de Jérusalem dans ses diverses activités : le Séminaire, les écoles, les œuvres caritatives et de secours, les projets humanitaires et éducatifs, l'Université, l'aide aux Églises, avec des interventions particulières dans les moments de crise majeure, comme pendant la pandémie de Covid et les jours tragiques de la guerre. » Au nom des 30 000 membres de cette institution pontificale, hommes et femmes, laïcs pour la plupart, répartis sur tous les continents, représentés par les pèlerins présents venus d’une quarantaine de pays, le cardinal Filoni a offert au Pape une icône de la patronne de l’Ordre, Notre-Dame de Palestine (fêtée tous les ans le 25 octobre), réalisée spécialement pour lui en Terre Sainte par une religieuse de la congrégation des sœurs de Bethléem. « Nous savons que la Vierge Marie a eu un fils, mort et ressuscité pour nous, mais elle a eu aussi une petite fille, qu’elle porte dans ses bras sur cette icône », a commenté le Grand Maître en montrant l’icône mariale au Pape. « Cette petite fille, représentée par la cité sainte de Jérusalem, c’est l’Église universelle que nous formons tous ensemble », a ajouté en substance le cardinal Filoni, suscitant un bon sourire sur le visage du successeur de Pierre, dont les paroles d’encouragement qu’il venait de prononcer ont touché les cœurs de tous les Chevaliers et Dames. « L'Église vous confie à nouveau le devoir d'être les gardiens du Sépulcre du Christ. Soyez-le ainsi, dans la confiance de l'attente, dans le zèle de la charité, dans l'élan joyeux de l'espérance », leur a-t-il notamment lancé avant de les bénir, dans une joyeuse ambiance de fraternité et de confiance renouvelée. C’est justement cette dynamique du service désintéressé évoquée par le Saint-Père que les Chevaliers et Dames ont cherché à cultiver pendant leur pèlerinage : il se sont ressourcés spirituellement dans les quatre basiliques papales, recevant l’indulgence plénière en passant la Porte Sainte – pour eux-mêmes ou des personnes décédées - et en se confessant aux prêtres présents. Saint-Paul-hors-les-Murs Après avoir été accueillis le mardi 21 octobre dans leurs lieux d’hébergement à Rome par les membres du staff du Grand Magistère, les participants au pèlerinage jubilaire ont participé l’après-midi même à la messe d’ouverture du pèlerinage, présidée par le Grand Maître, dans la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs. Après le passage de la Porte Sainte, ils ont médité sur le sens de leur engagement dans cette basilique où sont vénérées les reliques des chaînes de saint Paul, qui avait à cœur la mission parmi les peuples ainsi que le soutien envers l’Église de Jérusalem. Lors de la célébration, à l’écoute de la prédication du cardinal Fernando Filoni, chacun a pu réactualiser sa rencontre personnelle avec le Seigneur, pour continuer à servir comme apôtre de la paix, de la réconciliation et de la compassion. Désireux eux aussi, avec tous les pèlerins du jubilé 2025, de « devenir des pèlerins d’espérance » (1 Tm 1, 1), enracinés dans la charité du Christ, les membres de l’Ordre se sont de nouveau mobilisés pour « aller prêcher et rendre témoignage » (Mc 16, 14-18). Saint-Jean-de-Latran Le lendemain, mercredi 22 octobre, les pèlerins de l’Ordre ont traversé la Porte Sainte de la basilique Saint-Jean-de-Latran qui abrite, selon la tradition, l’autel en bois de l’apôtre Pierre. Après sa profession de foi et l’affirmation par le Christ de la primauté pétrinienne (Mt 16, 13-19), le prince des apôtres a offert sa vie pour l’Église qui – a rappelé le cardinal Filoni dans son homélie - est « une communion de personnes unies par la foi en Jésus et en sa révélation, l’espace dans lequel le mystère transcendant de Dieu rencontre chacun de nous et rencontre notre monde ». Dans cet esprit, le Grand Maître a exhorté les pèlerins à laisser Dieu régénérer en eux la foi, l’espérance et la charité, selon les modalités indiquées par les statuts de l’Ordre : renoncement personnel, générosité envers leurs Églises locales et celle de Terre Sainte, dans un élan de participation à la sollicitude du Pape envers le maintien de la présence chrétienne sur les lieux où le Christ a vécu et a donné sa vie. Admirant dans l’abside les mosaïques représentant le mystère de la Jérusalem nouvelle, les pèlerins ont médité sur l’enseignement du Grand Maître indiquant que la vocation des membres de l’Ordre est la construction d’un édifice spirituel (1 Pt 2, 4-5.9-10), à travers le dialogue et la réconciliation de tous les peuples de Terre Sainte (2 Co 5, 19). Sainte-Marie-Majeure Dans l’après-midi du 22 octobre, le pèlerinage jubilaire de l’Ordre du Saint-Sépulcre s’est poursuivi avec le passage de la Porte Sainte de la basilique Sainte-Marie-Majeure. Elle fut construite au IVe siècle selon la volonté de la Vierge Marie exprimée au Pape Libère, et Sixte III la consacra au culte après la reconnaissance de la maternité divine de Marie par le concile d’Éphèse en 431, indiquant que le mystère de l’incarnation nous ouvre au salut. La relique de la crèche est d’ailleurs conservée, au dire de la tradition, dans cette basilique qui en fait « la Bethléem de l’Occident ». Les Dames et les Chevaliers se sont souvenus que dès le sein de la Mère (Ps 22), ils sont enfants et héritiers, grâce à l’Esprit qui les inspire à appeler Dieu « Abba, Père » (Ga 4, 4-7), à la suite du Christ et en lui. Forts de cette expérience surnaturelle, ils se sont unis dans la prière au « fiat » de la Mère de Dieu devant les mosaïques de l’Annonciation, de la Présentation au Temple et de l’Adoration des Mages. En procession, derrière le Grand Maître et le Gouverneur Général, les pèlerins ont récité le rosaire silencieusement, se recueillant quelques instants devant l’icône Salus Populi Romani attribuée à saint Luc, qui fut si chère au cœur du Pape François, dont la dépouille mortelle repose dans cette basilique. Saint-Pierre Le 23 octobre, les plus de 3600 Dames et Chevaliers, après avoir participé à l’audience pontificale que leur a accordée Léon XIV, se sont rendus en procession de la salle Paul VI jusqu’à la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre, avant de participer à la célébration eucharistique présidée par le Grand Maître. « Ubi Petrus, ibi Ecclesia », « Là est Pierre, là est l’Église » : avec cette sentence de saint Ambroise, le cardinal Filoni a de nouveau insisté sur la participation active des membres de l’Ordre à la sollicitude du Pape pour le soutien de l’Église en Terre Sainte. Avant la photo de groupe, l’Ambassadeur Leonardo Visconti di Modrone, Gouverneur Général, grand ordonnateur de cet évènement historique, s’est adressé publiquement à tous les participants, confrères et amis de l’Ordre : « Je vous remercie pour la dévotion avec laquelle vous avez participé aux différentes étapes dans les quatre basiliques romaines et aussi pour la patience avec laquelle vous avez affronté quelques désagréments. Organiser la participation de trois mille sept cents pèlerins venus du monde entier n’a pas été facile, mais j’espère que vous garderez un bon souvenir de ces journées romaines, qui nous ont renforcés dans notre foi et dans notre amour pour la Terre Sainte ». Regardant vers la majestueuse statue de sainte Hélène, qui promut la construction de la basilique du Saint-Sépulcre, les pèlerins l’ont intérieurement invoquée pour qu’elle intercède avec la Vierge Marie, afin que des situations apparemment insurmontables en Terre Sainte trouvent des voies de solution heureuse. Après ces trois jours pour renaitre en Dieu, ils se sont quittés dans l’enthousiasme, échangeant leurs coordonnées, se promettant de prier les uns pour les autres et de rester en lien pour soutenir toujours davantage l’Église Mère de Jérusalem. Parmi les pèlerins, Julio Menchù, Chevalier du Guatemala, a témoigné devant les caméras de télévision à la fin de ce pèlerinage « Notre modèle est saint Bartolo Longo, que le Pape a canonisé le 19 octobre. Chevalier du Saint-Sépulcre, il a porté du fruit en abondance autour de lui grâce à son amour de Marie. Voilà notre programme ! » François Vayne Source: Site Web Grand Magistère – Grand Magistère de l'Ordre Equestre du Saint-Sépulcre Photo : © Grand Magistère © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
La canonisation du bienheureux Bartolo Longo a eu lieu le 19 octobre 2025 sur la place Saint-Pierre à Rome. Léon XIV a présidé la cérémonie solennelle, au cours de laquelle d'autres bienheureux ont également été canonisés par le pape. Le sens d'une canonisation réside dans le fait que l'Église est appelée à la sainteté à travers ses enfants et que ceux-ci, ayant au centre de leur vie le mystère de Jésus, avec sa passion, sa mort et sa résurrection, modèlent leur existence et deviennent une source d'inspiration pour tant d'autres hommes et femmes. Bartolo Longo atteint la sainteté après une longue période d'égarement spirituel ; il revient à Dieu en empruntant la voie de la charité, de l'amour pour Marie et de la prière du Rosaire, à laquelle il associe ses amis et ses connaissances. Comme Jean au pied de la croix, Bartolo Longo offre à Marie une « maison » : le sanctuaire de Pompéi, situé dans une région désolée, pauvre et mal famée. Voici le chemin qu'il parcourut jour après jour jusqu'au moment où, malgré des malentendus et des calomnies injustes, il devint Chevalier du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Cet honneur marqua la fin de sa vie, et c’est revêtu de sa tenue de Chevalier qu’il fut enterré. Bartolo Longo ne devint pas chevalier par héritage dynastique ou de titre ; il le devint parce qu'il avait conservé le souvenir indélébile de la Rédemption, ce que chaque Chevalier et chaque Dame du Saint-Sépulcre ne devrait jamais oublier, alors que l'on est si souvent pris par des considérations trop humaines et superficielles. En 1925, à l'occasion du 50e anniversaire de l'arrivée à Pompéi du tableau de la Vierge du Rosaire, Pie XI, Grand Maître de l'Ordre, décida de lui conférer le titre de Chevalier Grand-Croix, qui lui fut remis le 30 mai par le cardinal Augusto Silj. Le cardinal Pietro Gasparri, secrétaire d'État, déclarait en remettant au cardinal Silj les insignes chevaleresques et le bref : « Je suis certain que cette haute distinction, qui est la reconnaissance des grands mérites acquis par cet homme illustre, l’encouragera également à poursuivre son apostolat religieux et humanitaire avec l'énergie infatigable et juvénile qui le caractérise.» Au cours de la cérémonie solennelle, Bartolo Longo remercia le cardinal Silj et déclara être pauvre : il ne possédait que les insignes chevaleresques reçus grâce à la bienveillance du Pape et qu'il léguait aux orphelines et aux enfants de prisonniers (cf. Dicasterium De Causis Sanctorum – Pompeiana – Canonizationis Beati Bartolomeai Longo – Viri Laici – Positio Super Canonizatione, Romae 2024, p.787-788). Nous, Chevaliers et Dames, ne pouvons aujourd'hui que nous sentir heureux. Beaucoup d'entre vous participent à la célébration place Saint-Pierre, et nous nous réjouissons tous de la grâce qui nous est accordée d'avoir un confrère laïc déclaré saint. Que son intercession nous accompagne chaque jour, inspire nos pas et sème les graines de la réconciliation et de la charité en cette période si difficile pour la Terre Sainte que Bartolo Longo, fervent chrétien et Chevalier du Saint-Sépulcre, aimait profondément. Fernando Cardinal Filoni Grand Maître Source: Site Web Grand Magistère – l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem Photo : © Grand Magistère © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Lors de leur visite de printemps en Israël et en Palestine, les membres de la Commission pour la Terre Sainte du Grand Magistère ont été touchés par les témoignages des personnes qui forment le staff administratif du Patriarcat latin. George Akroush, directeur du Bureau de développement du Patriarcat latin, a répondu à nos questions. Que pouvez-vous nous dire de la situation en Terre Sainte ? La situation est extrêmement critique. Nous n’avons jamais eu à faire face à de tels défis concernant la présence des chrétiens en Terre Sainte. Malheureusement, la plupart d’entre eux sont sans emploi depuis le déclenchement de la guerre à Gaza. La communauté chrétienne est largement dépendante du secteur du tourisme et c’est ce qui rend le conflit actuel si difficile pour nous en particulier. Nous pouvons même dire que 70% de la communauté chrétienne dépend directement et indirectement du secteur du tourisme. Ces personnes ont déjà beaucoup souffert pendant le Covid. Puis, elles ont pu travailler seulement pendant un an, avant que la guerre éclate à Gaza. Et maintenant elles souffrent à nouveau d’une absence de revenus. En effet, les autorités israéliennes ont fermé les checkpoints, et tous les chrétiens qui travaillaient à Jérusalem ont perdu leur travail, à l’exception d’un très petit nombre d’entre eux qui travaillent pour des organisations chrétiennes et quelques écoles. Combien de checkpoints y a-t-il en Cisjordanie ? Environ 900, en comptant ce que nous appelons les “murs de fer”, ce qui veut dire que même à l’intérieur d’une ville on ne peut pas aller d’un endroit à l’autre. Aller de Ramallah à Jérusalem est devenu impossible, et aller de Bethléem à Ramallah est difficile parce que vous pouvez rester bloqué à un checkpoint pendant trois à six heures. Quelle est la proportion de chrétiens touchés ? Au moins la moitié des chrétiens de Cisjordanie se retrouvent sans emploi. Et ce qui est très important, c’est que cela ne touche pas seulement les personnes qui travaillaient dans les hôtels, les restaurants, les boutiques de souvenirs, l’artisanat, comme le bois d’olivier, ou la nacre… cela touche également d’autres activités qui dépendent également du tourisme. Nous avons par exemple beaucoup de pâtisseries à Bethléem, et tous ces commerçants ont perdu au moins 70% de leurs revenus précédents. L’Église doit faire face à un pourcentage de chômage élevé. D’après les estimations, 74 % des jeunes chrétiens sont sans emploi actuellement, ce qui représente une charge humanitaire importante pour l’Église, qui est le seul endroit vers lequel ils peuvent se tourner en ces temps difficiles. L’aide américaine a pris fin. Quel est l’impact de cette mesure ? Après l’élection de Trump, l’Administration américaine a décidé de mettre fin aux programmes USAID envers la population palestinienne, et nous parlons ici de secteurs majeurs qui bénéficiaient de cette aide américaine, comme la santé, l’éducation, ou les infrastructures. Des milliers de personnes ont donc perdu leur travail, parmi lesquelles de nombreux chrétiens – environ 300 – qui travaillaient pour les services de l’aide américaine, à Jérusalem ou en Cisjordanie. C’est le Patriarcat qui est moteur en Terre Sainte pour la création d’emplois, l’assistance humanitaire, les fournitures médicales, les opérations et les procédures médicales… le tout grâce à l’Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Quelles sont les autres organisations qui aident le Patriarcat ? Beaucoup d’organisations, églises et paroisses du monde entier nous aident, mais pas autant que l’Ordre, bien sûr. Je pense que le deuxième soutien du Patriarcat est l’AED, l’Aide à l’Église en Détresse. Que pouvez-vous dire à nos membres du monde entier pour les encourager à aider l’Église maintenant, quelles sont les priorités concrètes ? Tout d’abord, je pense que, sans l’engagement des Chevaliers et des Dames, l’Église locale ne peut pas continuer ses activités qui sont considérées comme la seule bouée de sauvetage pour les chrétiens locaux; sans l’Ordre, nous ne pourrions pas poursuivre notre mission d’éducation, le travail pastoral ou les programmes d’intervention humanitaire, y compris la création d’emplois. Cela fait seize mois que de nombreuses familles sont sans revenus. Nous dépendons de l’Ordre pour payer les médicaments des personnes souffrant de maladies chroniques et pour couvrir les coûts des opérations médicales. Nous avons plus de 50 chrétiens étudiants en médecine que nous aidons, par exemple, et cela est une opération qui coûte très cher, mais c’est aussi une expérience qui change leur vie car ils deviennent indépendants et peuvent aider d’autres personnes dans un avenir proche. Ainsi, grâce à l’Ordre, nous avons pu obtenir des fonds pour cette initiative vitale. Dites-nous quelques mots sur votre vie. Quelle est votre espérance ? Je suis né à Jérusalem et je suis Palestinien. En tant qu’homme et père de trois enfants, deux filles et un garçon, âgés de 21, 18 et 11 ans, je n’ai jamais rien vu de tel, je n’ai jamais connu un tel défi. L’an prochain, j’aurai 50 ans, j’ai survécu à plusieurs guerres qui ont touché notre région, de la première Intifada aux guerres du Golfe, à la deuxième Intifada et à plus de six guerres à Gaza. Cela fait depuis 27 ans que je travaille pour les institutions de l’Église, mais je n’ai jamais vécu une telle situation. C’est pourquoi nous faisons appel aux personnes qui souhaitent témoigner une présence continue des chrétiens en Terre Sainte, pour qu’elles nous aident plus encore, car il serait trop douloureux de voir la Terre Sainte, terre de l’incarnation et du salut, sans aucun chrétien. Nous ne voulons pas transformer cette terre en musée, nous voulons rester les pierres vivantes de la terre de notre Seigneur Jésus. Le Pape Jean-Paul II a contribué à faire tomber le mur de Berlin. Pensezvous qu’un pape pourrait mettre fin à la guerre ici ? Le Pape François comme le Pape Léon ont dit que l’espérance en actes consiste à reconstruire des ponts, à faire tomber des murs… C’est un grand rêve pour nous de pouvoir vivre un jour en Terre Sainte sans murs et sans toutes ces complications pour Israël, la Palestine, la Jordanie… Nous partageons la même histoire, et nous aurons également le même avenir. Ainsi, les seules solutions sont la paix et la justice, pour que nos enfants restent dans leur patrie, pour la Terre Sainte et pour que puissent revenir tous les chrétiens qui ont émigré en Amérique latine, en Europe et dans le monde entier… Au Chili par exemple, à Santiago, il y a plus de 500 000 chrétiens palestiniens qui ont quitté la Terre Sainte à cause de la situation politique et socio-économiques difficile. Tout accord de paix entre Israël et la Palestine bénéficierait en premier lieu aux chrétiens qui sont piégés dans cet horrible conflit. Je prie donc pour qu’un jour prochain un pape puisse faire tomber les murs ici aussi. Propos recueillis par François Vayne Source: Site Web Grand Magistère – l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem Photo : © Grand Magistère © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Le Saint-Père a confirmé l’élection du Révérendissime Père Francesco Ielpo en tant que Custode de Terre Sainte et Gardien du Mont Sion, élection effectuée par le Ministre Général de l’Ordre des Frères Mineurs avec son Définitoire. Fr. Francesco Ielpo, de nationalité italienne, est né à Lauria (province de Potenza) le 18 mai 1970. Il a fait sa profession solennelle en 1998, et a été ordonné prêtre en 2000. Il a occupé, entre autres, le poste de Commissaire de Terre Sainte, membre du Conseil d’administration de l’Association Pro Terra Santa et, depuis 2022, il est Président de la Fondation Terre Sainte, Délégué du Custode de Terre Sainte pour l’Italie, Délégué général pour la restructuration des Provinces en Campanie, Basilicate et Calabre. Au Frère Francesco Ielpo, nous adressons nos vœux les plus sincères pour une mission féconde au service de la « Perle des Missions » ; et au Frère Francesco Patton, notre profonde gratitude pour les neuf années d’un service généreux en Terre Sainte. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Un discours qui a touché le cœur et les questions brûlantes des Églises orientales dont le Jubilé est célébré ces jours-ci : « Je suis heureux de vous rencontrer et de consacrer aux fidèles orientaux l’une des premières audiences de mon pontificat » a dit pour commencer le Pape Léon XIV. Devant la beauté et la richesse du peuple de Dieu rassemblé devant lui, le Saint-Père a continué : « Vous êtes précieux. En vous regardant, je pense à la diversité de vos origines, à l’histoire glorieuse et aux dures souffrances que beaucoup de vos communautés ont endurées ou endurent encore. » Citant l'importante contribution du Pontife qui portait le même nom que lui, Léon XIII, il a rappelé que ce dernier « [consacra] un document spécifique à la dignité de vos Églises, en raison du fait que “l’œuvre de la rédemption humaine a commencé en Orient” (cf. Lett. ap. Orientalium dignitas, 30 novembre 1894) » et « [remarqua] que “la conservation des rites orientaux est plus importante qu’on ne le croit” ». Face à l'actualité, Léon XIV a mis l'accent sur le mot par lequel il a commencé son pontificat : PAIX. Une paix qui fait malheureusement souvent défaut dans les contextes dans lesquels les Églises orientales sèment, vivent et offrent leur témoignage. « Qui donc, plus que vous – a souligné le Pontife - pourrait chanter des paroles d’espérance dans l’abîme de la violence ? Qui plus que vous, qui connaissez de près les horreurs de la guerre, au point que le Pape François a qualifié vos Églises de “martyres”? C’est vrai : de la Terre Sainte à l’Ukraine, du Liban à la Syrie, du Moyen-Orient au Tigré et au Caucase, quelle violence ! Et sur toute cette horreur, sur les massacres de tant de jeunes vies qui devraient provoquer l’indignation car ce sont des personnes qui meurent au nom de la conquête militaire, se détache un appel : non pas tant celui du Pape, mais celui du Christ, qui répète : “La paix soit avec vous !” (Jn 20, 19.21.26). La paix du Christ n’est pas le silence de mort après le conflit, elle n’est pas le résultat de l’oppression, mais un don qui concerne les personnes et réactive leur vie. Prions pour cette paix qui est réconciliation, pardon, courage de tourner la page et de recommencer. » Le Saint-Père s'est ensuite engagé au premier plan : « Je mettrai tout en œuvre pour que cette paix se répande. Le Saint-Siège est disponible pour que les ennemis se rencontrent et se regardent dans les yeux, pour que les peuples retrouvent l’espérance et la dignité qui leur reviennent, la dignité de la paix. Les peuples veulent la paix et, la main sur le cœur, je dis aux responsables des peuples : rencontrons-nous, dialoguons, négocions ! » En plus d'inviter ceux qui ont été forcés de quitter leurs terres et de vivre dans la diaspora à « préserver vos traditions sans les édulcorer », Léon XIV adresse un message de remerciement aux témoins de la foi parmi lesquels nous reconnaissons, nous, Ordre du Saint-Sépulcre, de nombreux chrétiens de Terre Sainte qui, comme des pierres vivantes, demeurent sur la Terre de Jésus, parfois « espérant contre toute espérance » comme l’apôtre Paul disait d’Abraham (Rm 4,18) : « Et je voudrais remercier Dieu pour tous ceux qui, dans le silence, dans la prière, dans le don de soi, tissent des liens de paix, ainsi que les chrétiens – orientaux et latins – qui, surtout au Moyen-Orient, persévèrent et résistent sur leurs terres, plus forts que la tentation d’abandonner ces terres. Il faut donner aux chrétiens la possibilité, et pas seulement en paroles, de rester sur leurs terres avec tous les droits nécessaires à une existence sûre. Je vous en prie, engagez-vous pour cela ! » Nous nous associons aux remerciements du Saint-Père pour le témoignage des chrétiens d'Orient, que nous, Ordre du Saint-Sépulcre, avons pu connaître de plus près et soutenir dans leurs besoins, en particulier par le biais des projets de la R.O.A.C.O. Ce que nous recevons est bien plus grand que ce que nous donnons. Elena Dini Source: Site Web Grand Magistère – l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem Photo : © Grand Magistère © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Un pèlerinage jubilaire international de l’Ordre rassemble à Rome 3 000 Chevaliers et Dames préalablement inscrits*, du 21 au 23 octobre 2025, avec au programme le passage de la Porte Sainte des quatre Basiliques papales et une audience pontificale. Dans le cadre de la préparation de cet évènement spirituel, le cardinal Angelo De Donatis, membre de l’Ordre du Saint-Sépulcre et Pénitencier majeur de l’Église catholique, nous explique ce que représente “l’indulgence” liée à ce Jubilé 2025 centré sur le thème de l’espérance. Éminence, quel est le rôle la Pénitencerie Apostolique dont vous êtes le responsable au nom du Pape? La Pénitencerie Apostolique est l’organe de la Curie romaine chargé d’accorder la miséricorde de Dieu au nom et pour le compte du Saint-Père. Juridiquement, elle est organisée comme un tribunal, mais c’est un tribunal très spécial : ici, personne n’est condamné, et la seule sentence que l’on peut émettre est le pardon, la dispense, la grâce. Elle a, de plus, une autre caractéristique particulière : sa juridiction s’étend au for interne, c’est-à-dire qu’elle concerne le cadre intime des relations entre le fidèle et Dieu, dans lequel la médiation de l’Église n’est pas là pour réglementer les conséquences sociales de ces relations, mais pour pourvoir au bien du fidèle et au rétablissement de son état de grâce. Pour cette raison, toute personne qui s’adresse à la Pénitencerie le fait normalement via son confesseur, et toute la démarche est protégée par une confidentialité totale et inviolable. Il relève en particulier de la compétence de la Pénitencerie d’accorder l’absolution des censures réservées, la dispense des irrégularités dans la réception ou l’exercice des Ordres sacrés, la grâce de la sanation radicale d’un mariage nul, la réduction des charges pour les messes non célébrées. En outre, plus généralement, la Pénitencerie examine et lève les doutes de nature morale, et traite les cas de conscience qui lui sont soumis. Sont également dans le champ de compétences de la Pénitencerie Apostolique les religieux qui confessent dans les Basiliques papales de Rome et qui sont appelés pénitenciers mineurs. Enfin, la Pénitencerie est chargée de tout ce qui concerne la concession et l’usage des indulgences. Que représente « l’indulgence » que propose l’Église aux fidèles? Nous pourrions définir l’indulgence comme le don total et entier de la miséricorde de Dieu, pour couronner, en quelque sorte, le pardon des fautes que nous recevons par l’absolution dans le sacrement de la Réconciliation. Si, en effet, nous obtenons la rémission du péché par la confession, l’indulgence gomme aussi toutes ces « impuretés » que nous portons et qui sont la conséquence des péchés que nous avons commis. Il s’agit de ce que l’Église appelle les « peines temporelles » pour les péchés commis. En pratique, pour le fidèle qui reçoit l’indulgence, c’est comme s’il sortait à nouveau, en cet instant précis, des fonds baptismaux, retournant ainsi à l’état de grâce originel du Baptême. Un vrai miracle de la grâce ! Nous comprenons alors que nous devrions aborder avec un enthousiasme sincère et une profonde gratitude cette possibilité qui nous est offerte par l’intermédiaire de l’Église. La pratique des indulgences, loin d’être un simple héritage du Moyen Âge, représente un réel trésor, qui s’enracine dans le mystère même de la Rédemption opérée par le Christ. Par ailleurs, les oeuvres demandées pour obtenir l’indulgence – prières et pratiques de dévotion, pénitences, gestes de charité – sont déjà des signes et des moyens pour susciter et concrétiser l’appel à la conversion personnelle et communautaire et pour progresser sur le chemin de la sainteté. En bref, j’aime penser aux indulgences comme le moyen de la manifestation et de la réalisation de manière pleine et complète de la tendresse de l’amour de Dieu sur chacun de nous. Le 13 mai 2024 a été publiée la Note sur la Concession de l’Indulgence pendant le Jubilé ordinaire de l’année 2025. Que prévoit cette note ? L’année sainte représente une opportunité extraordinaire de conversion et de renouveau pour arriver à la pleine réconciliation avec Dieu et avec nos frères et soeurs. Et par le jubilé, l’Église, de son côté, semble exprimer une volonté maximale d’intercéder et de faire tout ce qui lui est concédé par le « pouvoir des clés » pour aider ses enfants en quête de purification et de pardon. La Note publiée par la Pénitencerie pour l’obtention de l’indulgence jubilaire définit les modalités, les pratiques et les lieux où il sera possible de recevoir ce don de la miséricorde de Dieu. En résumant au maximum, et en renvoyant, pour les détails, à la lecture du texte, au cours de la prochaine Année Sainte les fidèles pourront obtenir l’indulgence plénière en remplissant les conditions prévues pour toutes les indulgences plénières (exclusion de toute affection pour le péché, confession sacramentelle, communion eucharistique et prières selon les intentions du pontife) et en accomplissant certaines oeuvres qui rappellent l’esprit et le thème du prochain jubilé. Peregrinantes in spe : - le pèlerinage à Rome, dans au moins une des quatre Basiliques Papales ; en Terre Sainte ou dans un des lieux sacrés jubilaires désignés par les évêques dans leurs diocèses respectifs; - l’accomplissement de certaines oeuvres de miséricorde qui montrent le visage maternel de l’Église à ceux qui sont dans le besoin ; - la pratique d’initiatives pénitentielles. L’espérance est le thème du Jubilé 2025. Comment les membres de l’Ordre qui participeront à cet évènement spirituel peuvent-ils redécouvrir cette vertu ? Si l’obtention de l’indulgence et, plus généralement, la conversion, le renouveau spirituel et le progrès de la société en matière de justice et de charité sont les objectifs qui encouragent les papes à décréter des années saintes, chaque jubilé a sa propre physionomie définie par la bulle d’indiction correspondante, qui relie ces objectifs généraux aux besoins particuliers de l’Église et de la société de son temps. Le Pape François a voulu appeler les fidèles, au cours de l’Année Sainte, à redécouvrir en particulier la vertu de l’espérance et à « devenir des pèlerins d’espérance ». Ceci parce que les événements politiques et sociaux que nous vivons actuellement au niveau mondial – je pense à toutes ces guerres proches ou plus lointaines qui semblent, chaque jour, élargir davantage leur horizon, aux violences perpétrées contre des victimes innocentes, aux difficultés économiques dues à l’exploitation et aux injustices sociales – semblent contredire et étouffer de quelque manière que ce soit l’aspiration à l’espérance qui sommeille dans le coeur de chaque homme. Au niveau personnel également, bon nombre d’entre nous sont oppressés par de multiples préoccupations, le chômage, les difficultés affectives et familiales jusqu’à anéantir, dans certains cas, l’espérance de se relever. Que l’Année Sainte puisse être pour tous une année de grâce et de profond renouveau personnel et communautaire. Mais tout ceci n’est réalisable qu’en faisant l’expérience, dans nos vies, de la rencontre avec le « Christ Jésus notre espérance » (1Tm 1,1). Un monde différent est possible si nous portons Jésus dans notre coeur et s’Il devient la boussole qui oriente toute notre vie, la pierre sur laquelle nous fondons notre espérance. * Les inscriptions à ce pèlerinage sont closes Propos recueillis par François Vayne Source: Site Web Grand Magistère – l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem Photo : © Grand Magistère © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgiqu
Nouvelles de la Terre Sainte
https://youtu.be/qANI5haJT8Q Le documentaire « La guerre n’aura pas le dernier mot », produit par KTO Télévision Catholique, retrace la vie des communautés chrétiennes dans la bande de Gaza, à Jénine et à Taybeh pendant la récente guerre à Gaza, à travers les témoignages de ceux qui sont restés, mais aussi de membres de la communauté qui vivent désormais en dehors de Gaza. Le téléspectateur est plongé dans un paysage de destruction, où les effets de la violence et du mal se lisent sur les visages et dans les voix. Pourtant, au milieu de ce décor dévasté se dresse l’église de la Sainte-Famille, devenue à la fois refuge et lieu de vie : un endroit où le pain est partagé, où les enfants se rassemblent et où la prière s’élève obstinément au-dessus des fumées de la destruction. À travers les témoignages des membres du clergé, le documentaire met en lumière la présence continue de l’Église dans la région et montre comment les communautés chrétiennes traversent les circonstances actuelles. Le film reflète également la vocation plus large de l’Église en Terre Sainte, en particulier en période de crise. Il montre comment la pratique de la foi, le soutien communautaire et la vie liturgique demeurent des éléments centraux du quotidien pour de nombreux fidèles malgré les difficultés environnantes. L’une des figures centrales du documentaire est le père Gabriel Romanelli, qui choisit la présence plutôt que la sécurité, la fidélité plutôt que la fuite. Ses mots sont simples mais lourds de sens : « rester avec son peuple, c’est incarner l’Évangile dans sa forme la plus concrète . » Le documentaire évoque également les appels du Pape François ainsi que les visites pastorales du Cardinal Pierbattista Pizzaballa, Patriarche Latin de Jérusalem, qui a accompagné et soutenu la communauté. Enfin, le film n’offre ni optimisme naïf ni solutions politiques, mais une forme de défi théologique : la guerre peut dévaster la terre, mais elle ne possède pas le dernier mot. Le documentaire se conclut par les fidèles chantant un hymne : « L’amour ravive les cœurs, l’amour éteint le feu de la guerre… Ensemble nous marchons vers la vie, main dans la main . » Source: Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org Photo : © Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Depuis que la confrontation entre l’Iran, d’un côté, et Israël et les États-Unis, de l’autre, s’est transformée en affrontement direct le 1er mars, la vie des habitants de la Terre Sainte a été profondément bouleversée : pression psychologique et anxiété collective, effondrement de l’économie, restrictions à la liberté de circulation et aux déplacements, ainsi qu’une paralysie générale des services et du système éducatif. Père ISSA THALJIEH Curé grec-orthodoxe de Bethléem « Jusqu’à quand ? Les gens continuent de se poser cette question. Dans la ville de Bethléem, lieu de la naissance du Seigneur Jésus-Christ, nous voyons l’Église de la Nativité vide : sans pèlerins ni fidèles qui viennent prier pendant ce temps du saint Carême. Que va-t-il nous arriver demain ? Que va-t-il arriver à nous, chrétiens qui vivons en Terre Sainte ? Malheureusement, beaucoup d’entre nous vivent dans la peur et la terreur, désemparés et sans savoir quoi faire. Ne vous découragez pas. La patience et la persévérance sur cette terre sainte sont ce dont nous avons besoin aujourd’hui. Les prières que nous adressons en ce temps sacré au Seigneur Dieu tout-puissant lui demandent de nous accorder la paix intérieure et le véritable amour, celui que nous construisons avec notre peuple et avec nos familles .» Fr. IBRAHIM FALTAS, ofm Custodie de Terre Sainte « Le son des sirènes a bouleversé tout le monde, même s’il n’était pas nouveau pour beaucoup. À ces moments-là, on ne sait pas exactement ce qui se passe : on perçoit la peur des enfants, pas seulement leurs pleurs. Le premier réflexe est de les protéger, en attendant de pouvoir les remettre à leurs parents, tandis que l’inquiétude et la tension montent. Jérusalem s’est soudainement vidée, et les écoles ainsi que les magasins ont été fermés, tout comme les portes des lieux de culte. » Alors que la guerre fait aujourd’hui souffrir la Terre Sainte, le temps du Carême prend une dimension particulière et profonde : un appel pressant à la prière pour la paix, à la persévérance dans l’espérance et au rapprochement avec Dieu. Pasteur BRAD STRAIGHT États-Unis « Nous avons passé un très beau moment en Galilée et nous y sommes restés une semaine. Puis nous sommes allés à Jérusalem et nous avons vu le Dôme de fer et les roquettes, et je pense que cela a rendu les gens un peu nerveux. Maintenant nous partons de Bethléem, à travers le Sinaï, en direction du Caire, car c’est de là que nous devons prendre notre vol, étant donné que tous les aéroports autour de nous sont fermés. Je pense que pour nous c’est une petite complication, mais pour vous c’est une grande complication. Je le sais et j’en suis désolé. Mais nous continuons à croire en notre venue ici et nous n’avons jamais eu peur. Nous disons simplement que Dieu est avec nous. Dieu veille sur nous. Il est notre tour de force, notre forteresse. » En ce temps sacré, prières et supplications s’élèvent pour une paix longtemps attendue dans la terre où est né le Prince de la paix. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Le projet “ Ensemble, nous communiquons ”, porté par le Mouvement des Focolari en Terre Sainte en partenariat avec plusieurs institutions, est un programme éducatif sur trois ans destinés aux jeunes. Il a pour objectif de renforcer la citoyenneté active, la culture du soin, l’inclusion, la participation et la coopération. Les élèves y participent et développent progressivement leur personnalité tout en assimilant les contenus de manière toujours plus approfondie et efficace au fil des trois années scolaires. MARCO DI SALVO Mouvement des Focolari « Chaque semaine, nous abordons avec eux différents sujets, comme la prévention du harcèlement, la gestion des conflits ou la prévention de l’usage de substances. En plus de cette formation, nous essayons aussi de proposer d’autres activités, comme l’art, la musique ou la danse. Aujourd’hui, cette journée vise précisément à transmettre ces mêmes valeurs à travers le sport, afin qu’ils puissent ensuite les appliquer dans leur vie quotidienne et, espérons-le, contribuer à changer la société qui les entoure. » Marco évoque également les défis auxquels ces jeunes peuvent être confrontés, mais les progrès accomplis sont déjà évidents. L’objectif du programme : former de futurs leaders capables de guider les nouvelles générations. NADER AL QASS École Talitha Kumi « Nous nous sommes rencontrés plusieurs fois pour organiser cette activité sportive, en préparant différentes activités basées sur les jeux d’équipe, l’esprit sportif et la collaboration, afin de voir quel groupe réussit à créer le plus beau jeu, et pas seulement lequel gagne. Cela favorise un bel esprit d’équipe, de nouvelles rencontres et une énergie positive, apportant joie et sérénité à ces élèves malgré les conditions difficiles dans lesquelles ils vivent. » AROUBA HAMID École Terre Sainte, Bethléem « Nous sommes venus à l’école Talitha Kumi pour cette activité dans le cadre du programme “Ensemble, nous communiquons”. Depuis un an et demi, nous apprenons ces choses et l’année dernière encore, nous avons été très actifs dans le programme. Nous avons appris à nous découvrir nous-mêmes, et j’ai découvert des aspects de ma personnalité que je ne connaissais pas. Nous sommes différents, chacun venant d’une ville différente, mais nous avons collaboré, joué ensemble, créé de belles amitiés et rencontré des personnes vraiment spéciales. » YOUSEF HORANI École du Patriarcat Latin, Beit Jala « Nous avons participé et fait connaissance avec des élèves venant de différentes écoles, devenant de plus en plus sociables. Nous nous connaissions déjà, mais grâce à cette activité, nos relations se sont renforcées. On nous a aussi appris ce qu’est le harcèlement et comment il peut parfois entraîner de graves conséquences ou des problèmes psychologiques. Nous avons appris le respect mutuel, le respect envers les aînés, à éviter les paroles offensantes et à être actifs et sportifs. » Pour les leaders, organiser ces journées est également une source de joie. Cette édition consacrée au sport met en avant un thème fondamental : le travail d’équipe, le respect des autres et, bien sûr, la victoire. NICOLE QUMSIEH Beit Sahour « Nous nous sommes concentrés sur trois règles à suivre pendant l’activité. La première est « moi », c’est-à-dire : j’ai un rôle vital et très important au sein de l’équipe et je peux apporter quelque chose au groupe. La deuxième est « toi », dans le sens où chaque personne fait partie de l’équipe et nous devons collaborer. La dernière est « nous » : il ne faut pas oublier que toi et moi faisons partie d’un groupe et que nous devons coopérer et nous soutenir mutuellement. » Le projet « Ensemble, nous communiquons » renforce la confiance en soi, encourage la participation aux activités communautaires et promeut le dialogue comme outil pour résoudre les conflits, améliorant ainsi la paix et la collaboration. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Un pèlerinage de quelques jours seulement, mais très intense et riche en rencontres et en prière. S. Ém. le Card. GUALTIERO BASSETTI Archevêque émérite de Pérouse – Città della Pieve (Ombrie, Italie) « J’ai eu la même impression que lorsque j’étais enfant à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Tout était détruit et il fallait recommencer depuis le début. » Le Cardinal Bassetti rappelle la responsabilité ecclésiale qui se manifeste surtout dans les moments les plus difficiles, afin de nourrir l’espérance, défendre la justice et se ranger du côté des plus pauvres. S. Ém. le Card. GUALTIERO BASSETTI Archevêque émérite de Pérouse – Città della Pieve (Ombrie, Italie) « En tant qu’Église, nous devons réaffirmer la justice… apporter le progrès et non la destruction, l’amour et la fraternité, et non la guerre. » Pour les évêques, ce pèlerinage a d’abord été un geste de présence : un signe de proximité concrète envers une terre marquée par le conflit et envers ses communautés chrétiennes. S. Exc. Mgr RENATO BOCCARDO Président de la Conférence épiscopale d’Ombrie « Nous sommes venus pour dire : vous n’êtes pas seuls. Notre présence leur apporte un véritable souffle d’espérance. » L’absence de pèlerins ne représente pas seulement un signe symbolique : pour Bethléem et la Palestine, elle constitue aussi un enjeu économique et un véritable problème de survie pour les communautés chrétiennes. S. Exc. Mgr ANDREA BELLANDI Archevêque de Salerne-Campagna-Acerno « Je suis entré dans la grotte de la Nativité sans faire la queue… il n’y avait personne. Ce fut un contre-coup douloureux. » S. Exc. Mgr MICHELE AUTUORO Évêque auxiliaire de Naples « Ici à Jérusalem, malgré l’absence de pèlerins, nous avons ressenti sérénité et tranquillité. Nous priions les psaumes pour la paix de Jérusalem. » S. Exc. Mgr FILIPPO SANTORO Évêque de Tarente « Il est inestimable de visiter les lieux où Jésus est né, est ressuscité et où il a institué l’Eucharistie… en temps de conflit, c’est un cœur nouveau qui s’ouvre. » S. Exc. Mgr ANDREA BELLANDI Archevêque de Salerne-Campagna-Acerno « Les hommes peuvent détruire, mais là où est la force de l’Esprit, on reconstruit toujours. » Alors que les évêques rentraient en Italie, une autre délégation a parcouru la Terre Sainte : un groupe de maires italiens, accompagné d’Adriana Sigilli. Un voyage placé sous le signe des rencontres, de l’écoute et de la responsabilité envers le bien commun. MAURO GATTINONI Maire de Lecco – Italie « C’est une communauté à genoux, mais qui ne se rend pas ! Nous avons visité et découvert à Bethléem des expériences bouleversantes, tant par les récits que par la grande résilience. » Le Maire de Lecco parle d’une nouvelle forme de relation entre territoires : la “diplomatie des villes”, là où les gouvernements ne parviennent pas à intervenir. MAURO GATTINONI Maire de Lecco – Italie « Nous espérons un jumelage entre Lecco et Bethléem, en espérant que se multiplient des initiatives locales, concrètes et proches des gens. » Pour de nombreux maires, c’était la première visite en Terre Sainte : une expérience humaine et spirituelle qui invite aussi à repenser leur manière de faire de la politique. LORENZO RADICE Maire de Legnano – Province de Milan « En tant que maires, nous avons très souvent pour mission d’être réellement l’institution la plus proche des citoyens et donc, au-delà des grandes réflexions politiques, qui sont très importantes et fondamentales, de faire une politique concrète, celle du quotidien, celle qui permet réellement de rapprocher les communautés et de créer des ponts entre elles. » Le maire de Legnano, Lorenzo Radice, souligne l’importance de soutenir ceux qui travaillent déjà sur le terrain, même dans des conditions difficiles. LORENZO RADICE Maire de Legnano – Province de Milan « Nous avons une mission importante : réussir à trouver des moyens d’alimenter l’espérance, mais aussi de renforcer les possibilités et la capacité d’amplifier ce travail bien fait par ceux qui sont déjà sur le terrain aujourd’hui. » Parmi les maires, certains entretiennent un lien personnel profond avec cette terre, comme le jeune Alberto Rossi, maire de Seregno, qui y a soutenu son mémoire de licence en 2018. À partir de son expérience, la maire de Gorgonzola, près de Milan, a eu l’idée d’emmener d’autres élus dans un voyage devenu un véritable espace d’échanges, renforçant les liens et les responsabilités partagées. Cette expérience lui a également permis de redécouvrir le sens de son rôle. ILARIA SCACCABAROZZI Maire de Gorgonzola – Milan « Cela m’a aussi fait comprendre combien il est beau d’être maire là-bas, en Italie, par rapport à ici, où s’est beaucoup plus compliqué. Mais ces jours-ci nous donnent beaucoup d’idées sur la manière d’être présents, avec nos communautés auxquelles nous appartenons. » Un pèlerinage civil, autant que spirituel : écoute, proximité et engagement concret pour construire des ponts de paix entre les villes et les communautés. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Une nouvelle zone archéologique a été mise au jour au Champ des Bergers de la Custodie de Terre Sainte, à Beit Sahour, dans le cadre d’une collaboration scientifique entre la Custodie et l’Institut Pontifical d’Archéologie Chrétienne de Rome, conformément à un accord signé en 2022. Le projet vise à étudier et à dégager l’ancienne zone résidentielle des moines, datant des VIe et VIIe siècles après J.-C., apportant d’importantes données historiques et archéologiques sur la vie monastique dans la région. P. SIMONE SCHIAVONE Institut Pontifical d’Archéologie Chrétienne « Nous nous trouvons à l’intérieur d’un monastère découvert il y a déjà 70 ans par le père Virginio Corbo. Le monastère a été occupé entre l’IVe et le VIe siècle. En ce qui concerne la zone que nous fouillons, les résultats montrent clairement deux périodes d’occupation, situées dans les dernières phases de vie du complexe, entre le VIe et le VIIe siècle, comme le confirment les données archéologiques, notamment la céramique. Ces deux phases, datées du VIe et du VIIe siècles, sont séparées par une période d’abandon, marquée par un incendie qui a touché toute la moitié nord de la zone fouillée. Les moines ont donc vécu dans ces espaces ; par la suite, à cause l’incendie, les lieux ont été abandonnés. Le site a toutefois été réoccupé une dernière fois, avant son abandon définitif. » Dans les années 1950, le frère Virgilio Corbo, archéologue franciscain, a dirigé d’importantes campagnes de fouilles au nord du Champ des Bergers, à Beit Sahour. En quelques années, il a mis au jour un monastère d’époque byzantine. Parmi les découvertes figuraient l’entrée du monastère et son système d’accès, ainsi que la zone de production, comprenant des pressoirs à huile et à vin, des citernes et un réseau complexe de canaux pour la collecte et la distribution de l’eau. P. SIMONE SCHIAVONE Institut Pontifical d’Archéologie Chrétienne « Nous nous trouvons à l’intérieur de la zone archéologique que l’Institut Pontifical d’Archéologie Chrétienne a ouverte le 18 janvier dernier. Les travaux sont désormais terminés et ce que nous pouvons observer dans cet espace est la présence de plusieurs murs, avec un agencement remarquable de structures murales appartenant à des phases différentes, entrecoupées également de niveaux pavés qui témoignent de la fréquentation de la zone par les moines. Le matériel archéologique retrouvé, en particulier la céramique, nous permet de dater l’occupation de ce site entre le VIe et, au plus tard, le VIIe siècle après J.-C. » P. SIMONE SCHIAVONE Institut Pontifical d’Archéologie Chrétienne « À cet endroit précis, nous pouvons notamment distinguer les vestiges d’un sol constitué de dalles de pierre, posées sur une couche de mortier jaune. Dans une autre zone, en revanche, le revêtement en pierre est absent, mais les vestiges conservés permettent d’identifier un sol en mortier battu, qui servait également de surface de circulation à l’époque antique. Il s’agit certainement de deux pièces, dont nous ne pouvons pas encore établir les dimensions exactes, car la fouille est limitée à la partie visible et des recherches supplémentaires seront nécessaires pour obtenir des données plus précises et complètes. » Ces fouilles ne se limitent pas à la découverte de nouveaux sites archéologiques : elles permettent aussi de redonner vie à des lieux historiques et contribuent à mieux comprendre la mémoire du site. Elles offrent de nouvelles perspectives aux pèlerins, mettent en valeur l’importance historique du lieu et confirment la présence continue des Franciscains, qui jouent un rôle essentiel dans la protection du patrimoine de la Terre Sainte. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
À Jérusalem, l’exposition de la reproduction du Saint Suaire est proposée depuis vingt ans, grâce à l’engagement de l’ensemble de l’équipe de Notre-Dame et des prêtres de la congrégation des Légionnaires du Christ. Bianca Matos, responsable du projet, explique que l’espace nécessitait depuis longtemps une rénovation ainsi qu’une meilleure organisation du parcours, afin de répondre de manière adéquate aux attentes des groupes de pèlerins et des visiteurs. Les réservations, pour les groupes comme pour les visiteurs individuels, peuvent être effectuées directement sur le site internet du Notre Dame Center Guest House (https://www.notredamecenter.org). Les explications sont proposées en anglais, russe, espagnol et portugais. La visite dure environ 45 minutes et s’articule autour de trois « sections » consacrées à l’histoire, à la science et à la foi. BIANCA MATOS Responsable de l’exposition Ce que nous essayons de faire, au début, c’est d’expliquer de quoi il s’agit. Ce linge, le Saint Suaire, long d’environ quatre mètres et large d’un peu plus d’un mètre, représente un homme qui a subi de nombreuses violences. Il s’agit d’un homme mesurant environ 1,80 mètre. Ensuite, nous parlons aussi un peu de l’histoire, du parcours de ce Saint Suaire, des lieux où il a été conservé, de la question de savoir si son histoire a commencé ou s’est achevée ici, à Jérusalem, et des raisons pour lesquelles il se trouve aujourd’hui en Italie, à Turin. En bref, nous racontons le chemin qu’a suivi le Saint Suaire à travers différents pays. La troisième section, entièrement rénovée, présente des panneaux consacrés aux études scientifiques, notamment botaniques, telles que l’analyse des pollens, du groupe sanguin, des taches et de la datation du linge. Ce qui continue de surprendre les scientifiques aujourd’hui, souligne Bianca, c’est l’image tridimensionnelle, visible en détail sur les panneaux, à proximité de la sculpture en bronze installée au centre de l’exposition. BIANCA MATOS Responsable de l’exposition Et enfin, nous nous appuyons aussi sur la Sainte Écriture, en particulier sur les passages qui racontent la Passion, la crucifixion, la flagellation et le couronnement d’épines. La salle dispose également d’un espace destiné à de petits événements. Durant le prochain Carême, le frère Alessandro Cavicchia, professeur au Studium Biblicum Franciscanum, proposera une réflexion approfondie sur le Psaume 22 de la Sainte Écriture en lien avec le mystère de la souffrance du Christ. BIANCA MATOS Responsable de l’exposition À ceux qui passent par Jérusalem, à ceux qui sont en pèlerinage en ce moment et à tous ceux qui se trouvent en ville, l’invitation est de venir à l’Institut Notre-Dame pour visiter l’exposition sur le Saint Suaire, approfondir notre histoire et celle du Saint Suaire et, surtout, vivre une expérience spirituelle intense. Ce n’est pas un hasard si cette exposition se tient à Jérusalem, la ville où se sont accomplies la Passion, la mort et la résurrection de Notre Seigneur. De passage à Jérusalem, un groupe venu des États-Unis, organisé par le curé d’une ville du Michigan, a souhaité visiter l’exposition. Pour Luz, qui découvre la Terre Sainte pour la première fois, être ici représente la concrétisation d’un rêve. LUZ BALMADRID Pèlerine – Wisconsin – États-Unis C’est magnifique. C’est quelque chose dont j’ai toujours rêvé. Je n’arrive même pas à bien l’expliquer : c’est comme l’avoir lu dans un livre ou dans la Bible, et tout à coup se retrouver exactement là où tout s’est passé. C’est profondément émouvant. Je n’arrive même pas à dire ce que je ressens. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Depuis plusieurs années, la Basilique du Saint-Sépulcre fait l’objet d’importants travaux archéologiques, conduits par l’Université La Sapienza de Rome. Un chantier exigeant, qui a demandé de la patience, mais qui est aujourd’hui vécu comme un temps de grâce. Pour le frère Gaffurini, la lettre du Pape Léon, publiée à l’occasion du centenaire de l’Institut Pontifical d’Archéologie, confirme combien le travail de fouilles et la documentation archéologique sont essentiels à la connaissance et à l’approfondissement de la Révélation. Fr. GIUSEPPE GAFFURINI, ofm Président de la Communauté du Saint-Sépulcre Ce qui nous a particulièrement marqués et surpris, c’est qu’au cœur de cette lettre apostolique soit justement évoqué le tombeau vide de Jésus. Léon XIV affirme que la première communauté chrétienne n’a pas seulement conservé les paroles de Jésus et les écrits des Évangiles, mais aussi la mémoire d’un tombeau vide. Et cela fait également partie de l’évangélisation. L’archéologie apparaît ainsi comme une mémoire au service de l’annonce de l’Évangile. Ce temps de grâce s’inscrit dans une année toute particulière : le Jubilé marquant les 800 ans de la mort de Saint François. Dans le cœur du Saint d’Assise brûlait un amour profond pour la Terre Sainte. À une époque marquée par les conflits, François arriva sur cette terre en homme de paix et voulut que ses frères demeurent, pour garder les lieux de Jésus. Dans ce contexte, frère Gaffurini nous conduit à la rencontre de ses confrères — les Frères Mineurs Capucins — pour connaître leur histoire et les visages de ceux qui édifient la Sainte Église par la parole et par les œuvres. Fr. GIUSEPPE GAFFURINI, ofm Président de la Communauté du Saint-Sépulcre Avant tout, nous souhaitons remercier ensemble le Pape Léon XIV pour ce Jubilé, de nouveau proclamé pour commémorer les 800 ans de Saint François. Depuis près de cent ans, vous aussi, Frères Mineurs Capucins, vous êtes inscrits dans le sillage du cœur de François, fait d’amour pour la Parole et pour les Lieux Saints : c’est bien cela ? Fr. ENRICO MAIORANO, ofmCap Gardien du couvent Nos premiers frères sont arrivés en 1929 : c’étaient des frères français venant du Liban, appelés par le patriarche de l’époque, Barlassina. Ils ont répondu à cet appel avec pour objectif de construire ici une maison de formation, dédiée à l’étude biblique et au service de l’Église locale. Arrivés en 1929, ils furent d’abord accueillis par les frères dominicains, découvrant dès le début l’importance de l’hospitalité. Leur histoire a été marquée par les difficultés et l’attente : le terrain acquis a d’abord été réquisitionné par les autorités britanniques, puis transformé en hôpital par l’État d’Israël. Malgré tout, la présence des frères n’a jamais faibli. Frère Enrico rappelle que frère Pasquale a joué un rôle déterminant : en 1986, il arrive avec pour objectif de récupérer la propriété et de mener à bien la mission initiale des frères. Fr. ENRICO MAIORANO, ofmCap Gardien du couvent À ce stade, les objectifs de la maison sont multiples : la formation, avec l’étude, la recherche biblique et archéologique ; offrir un lieu, une maison à ceux qui ont le rêve de venir en Terre Sainte pour participer à cette mission et servir l’Église locale, en particulier les communautés de migrants indiens. C’est dans cette perspective que nous avançons. Deux frères de la grande famille franciscaine avancent ensemble avec pour objectif de réconcilier les peuples, de prier dans les Lieux Saints et d’étudier la Sainte Écriture. Au fil de l’histoire, les frères ont été accueillis par d’autres ordres religieux, comme les Dominicains ou les Frères mineurs. L’amour qu’ils ont cultivé, malgré les difficultés, se lit sur les murs de la chapelle Christ Lumière du Monde, où les tentures rappellent ceux qui ont contribué à répandre le bien. Fr. ENRICO MAIORANO, ofmCap Gardien du couvent Tout d’abord, je pense que la plus grande lumière vient du témoignage des personnes. D’un côté, le père Pierre-Marie Benoît, qui a sauvé plus de 4 500 Juifs entre Marseille et Nice pendant la Shoah ; de l’autre, notre père, le bienheureux Giacomo de Ghazir, frère libanais, l’un des premiers frères arrivés en 1929, dont la fécondité spirituelle a été si grande qu’il a fondé plusieurs congrégations religieuses, ainsi que des œuvres au service des malades et des enfants. La sainteté de Saint François continue de se manifester encore Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Le 4 janvier 2026, Sa Béatitude le cardinal Pierbattista Pizzaballa, Patriarche latin de Jérusalem, présidait la messe annuelle de l'Association catholique palestinienne des Scouts de Saint-Jean-Baptiste en l'église Notre-Dame-de-Fatima à Beit Sahour. La célébration a été suivie par le père Issa Hijazin, aumônier de l'Association, le père Louis Salman, curé de Beit Sahour, et le père Hanna Salem, curé de Beit Jala, ainsi que par les responsables des groupes scouts catholiques de différentes régions de Palestine. Dans son homélie, le cardinal Pizzaballa a médité sur l'Évangile de Jean, qui repose sur deux concepts essentiels : la Parole et la Lumière, grâce auxquelles le monde a été créé et les ténèbres dissipées. Il a souligné le rôle vital du mouvement scout dans la société, insistant sur le fait que le scoutisme ne se résume pas à des activités, des défilés ou de la musique, mais qu'il s'agit plutôt d'une véritable mission dans la vie. Il a déclaré : « Notre terre est pleine de défis et de circonstances difficiles, mais la présence des troupes scoutes reste une lumière au milieu de ces ténèbres. Le scoutisme est une mission à travers laquelle nous nous efforçons d'être une lumière dans ce monde. » Il a ajouté : « Le scoutisme signifie vivre la présence du Christ en nous et rester une lumière constante malgré toutes les ténèbres qui nous entourent . » À la fin de la messe, Sa Béatitude a exprimé sa gratitude à toutes les troupes scoutes pour leur dévouement, leur présence et leur soutien continu auprès jeunes. Il a salué leurs efforts inlassables pour former une génération chrétienne consciente et active, engagée dans le scoutisme. S'adressant directement aux Scouts, le cardinal Pizzaballa a souligné que leur rôle en tant que chrétiens dans cette région fait d'eux une référence pour les chrétiens du monde entier. Il a également noté que les dernières célébrations de Noël à Bethléem, animées par les groupes scouts, ont de nouveau attiré l'attention du monde entier sur cette ville. Source: Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org Photo : © Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Nouvelles de la Lieutenance
Le 13 février 2026, une nouvelle crèche a été officiellement inaugurée au sein de la paroisse latine d’Aboud, lors d’une cérémonie présidée par Mgr William Shomali, Vicaire général du Patriarcat latin de Jérusalem. Ce nouvel établissement éducatif pour la petite enfance, baptisé « Les Bourgeons d’Espérance », a été créé pour répondre à un besoin réel du village et à la conviction profonde qu’une éducation de qualité, dans un environnement sûr et bienveillant, est la clé d’un avenir plus prometteur. La crèche offre un espace sécurisé et stimulant où les enfants de la paroisse et de l’ensemble de la communauté peuvent grandir et s’épanouir, grâce au généreux soutien de l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de Belgique. Avant le début de la célébration, le père Remon Haddad, curé de la paroisse d’Aboud, a accueilli la délégation de la Lieutenance belge : M. Damien de Laminne, Mme Véronique Massimo et M. Fabrizio Massimo. Ils ont rencontré le conseil paroissial et visité la paroisse ainsi que l’école, ce qui leur a permis de mieux comprendre leur rôle essentiel au service de la communauté d’Aboud. Cette visite leur a également offert l’occasion de découvrir plus en profondeur la richesse historique du village et la vie quotidienne de sa communauté paroissiale. La cérémonie officielle s’est déroulée en présence du père Emmanuel Awwad de l’Église grecque orthodoxe, ainsi que de M. Sami El-Yousef, directeur général du Patriarcat latin de Jérusalem, de membres de l’équipe de gestion de projets du Patriarcat et de M. Elias Azar, président du conseil du village, entourés de paroissiens et de nombreuses familles locales. Représentant le conseil paroissial, le Dr Hadeel Fawadleh a souligné que l’inauguration de la crèche constitue un investissement stratégique pour l’avenir des enfants d’Aboud et pour le développement durable de la communauté locale. Elle a précisé que la garderie offrira aux familles, en particulier aux parents actifs, un environnement sûr, bienveillant et encadré par des professionnels de la petite enfance, tout en créant de nouvelles opportunités d’emploi et de développement professionnel au sein du village. Au nom du curé de la paroisse, le père Remon Haddad, des Sœurs du Rosaire, des groupes de la paroisse latine, des associations locales, ainsi que de toutes les familles et de tous les enfants d’Aboud, elle a exprimé sa profonde gratitude envers les bienfaiteurs pour leur confiance et leur soutien indéfectible, affirmant que leur générosité laissera un héritage durable pour les générations à venir. Dans son allocution, Mgr Shomali a qualifié cette inauguration d’icône lumineuse d’unité et d’engagement partagé. Il a souligné que ce projet reflète la coopération fraternelle entre le curé latin et le prêtre de l’Église grecque orthodoxe, ainsi que la collaboration étroite avec le Patriarcat latin de Jérusalem, qui a permis de concrétiser ce rêve. Il a présenté la nouvelle crèche comme un signe visible d’unité et de vitalité au sein de la communauté. « Nous croyons fermement que soutenir nos enfants dès leurs premières années constitue le fondement d’une communauté plus forte, mieux éduquée et plus prospère », a-t-il déclaré. S’adressant aux donateurs, il a ajouté : « Votre générosité a joué un rôle déterminant dans la concrétisation de cette vision. Votre engagement témoigne d’un véritable esprit de solidarité et d’humanité. Grâce à votre soutien, nous pouvons offrir aux enfants de notre village un environnement sûr, accueillant et formateur . » La célébration s’est conclue par la bénédiction et l’inauguration officielle de la crèche, marquant le début d’un nouveau chapitre pour les enfants d’Aboud : une avancée placée sous le signe de la foi, de l’espérance et de la responsabilité partagée envers l’avenir. Source: Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org Photo : © Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Aboud est une des 4 écoles que la Lieutenance de Belgique aide financièrement depuis de nombreuses années. Elle est située en Cisjordanie, à 30 Km au Nord de Jérusalem, encerclée de plus en plus par les colonies israéliennes. Un des projets de l'année 2025 a été de financer l'ouverture d'une crèche près de l'école, pour permettre aux familles d'y mettre leurs enfants et ainsi aux mères d'aller travailler. A l'occasion de notre visite en Terre Sainte, une délégation de la Lieutenance inaugura officiellement le crèche en présente du Vicaire général S.E. Mgr Shomali, du CEO du Patriarcat, Sami El-Yousef, des autorités civiles et religieuses. Quelle fête, quel signe d'espoir dans l'avenir ! Merci aux nombreux membres et autres donateurs pour leur précieuse générosité ! Sans celle-ci cela n'aurait pas été possible. Source: Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique Photo : © archives photographiques de la Lieutenance © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
AFAQ signifie " Horizon ". C'est le nom d'un projet lancé en 2021 après la pandémie COVID 19 par le Patriarche des latins pour faire face au chômage parmi les chrétiens de Palestine. Fin 2024 on comptait 313.000 jeunes au chômage. Le taux de chômage est de 41,3 % de la population à Jenin, 40,2% à Bethlehem, 25,5 % à Ramallah. La Lieutenance de Belgique soutient cette priorité de (re)mise à l'emploi grâce au projet AFAQ.Nous voulions connaître les résultats engrangés. Voici les réalisations d'AFAQ de 09.2021 à 08.2023:19 start-up ont été lancées et 29 petites entreprises existantes ont été aidées; 69 jeunes ont bénéficié d'un training professionnel 47 jeunes ont été placé dans une entreprise, 123 jeunes ont reçu un training pour augmenter leurs capacités d'embauche. Une 40aine de professeurs dans les écoles sont désormais habilités à donner des cours de guidance professionnelle et d'entrepreneuriat. Puis est arrivée la guerre à Gaza avec de nouveaux défis ! Mais AFAQ est toujours là et reçoit toute notre attention pour continuer à les aider. Source: Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique Photo : © archives photographiques de la Lieutenance © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Du 9 au 14 février une délégation de la Lieutenance se rendit en Terre Sainte pour différentes visites. Après un entretien avec S.B.E. Le Cardinal P. Pizzaballa, Patriarche, et avec différents proches collaborateurs,la délégation eut des entretiens avec des responsables du projet AFAQ (qui aide à la (re)mise au travail des chrétiens.Elle visita aussi l'école de Aboud et participa à l'inauguration de la crèche d'Aboud. C'est grâce à la générosité des membres de la Lieutenance et d'autres donateurs individuels, que cette crèche fut inaugurée pour le plus grand bénéfice des familles d'Aboud. Mabrouk Mabrouk ! Source: Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique Photo : © Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Le thème de l'année 2025-2026 est la célébration du 1.700ème anniversaire de la promulgation du symbole de Nicée. La Lieutenance a comme objectif, au fil de plusieurs conférences, de mieux faire comprendre ce texte fondamental de la foi de l’Eglise. Après le Père Jean-Albert VINEL qui traita de la double nature du Christ (pleinement Dieu et pleinement homme), notre confrère l'abbé Nicolas Baijot, patrologue, nous conduisit au cœur de cette aventure spirituelle et théologique, depuis les premières formulations jusqu’à leur résonance pour notre mission aujourd’hui. De l’Évangile, en passant par le « De Trinitate » de saint Augustin, puis aux audaces mystiques de Richard de Saint-Victor, se dévoila sous nos yeux une véritable pédagogie du mystère. Merci cher Nicolas, pour ce splendide exposé ! Source: Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique Photo : © archives photographiques de la Lieutenance © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Fin janvier la section diocésaine de Bruges, rejointe par des membres de celle de Gand, était invitée au palais épiscopal de Bruges. La soirée commença par une visite guidée du superbe bâtiment: Marc Van Damme, collaborateur du service des fabriques d'église et du patrimoine mobilier religieux, captiva l'attention de son auditoire par sa verve et sa connaissance approfondie de l'histoire du lieu et de ses nombreux objets d'art. Ensuite les chevaliers et dames participèrent à l'eucharistie présidée par Mgr Lode Aerts dans la chapelle située dans une aile. La soirée s'acheva, comme de tradition, autour d'une généreuse collation qui permit de nombreux et fructueux échanges jusque tard dans la soirée. Merci, Mgr Lode pour la qualité et la chaleur de votre accueil, vous pouvez compter sur l'Ordre dans votre diocèse ! Source: Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique Photo : © archives photographiques de la Lieutenance © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Le 11 janvier 2026 , une messe pontificale a marqué l’ouverture de Gudula26, avec un an de festivités pour célébrer dignement les 800 ans de la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule. Pour cette occasion, S.E.R. le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’Etat du Saint-Siège, présida la célébration comme représentant de Sa Sainteté Léon XIV. L'assistance très nombreuse était rehaussée de la présence de leurs Majestés le Roi Philippe et la Reine Mathilde, ainsi que de nombreuses personnalités. Notre Lieutenance était présente en masse suite à l'invitation du Doyen de la cathédrale, l'abbé Benoît Lobet, membre de notre Lieutenance. Dans le climat anxiogène que le monde vit aujourd'hui, le Légat du Pape souligna que " le christianisme n’offre pas de solutions techniques, mais propose des critères humains essentiels :" il rappelle que la dignité de la personne précède tout calcul, que la justice grandit en incluant et non en séparant, que la paix naît de la reconnaissance de l’autre et non de l’équilibre des peurs. Il s’agit d’une proposition sobre, mais décisive, qui ne cherche pas à s’imposer, mais à éclairer les consciences. Damien de Laminne de Bex Lieutenant pour la Belgique Source: Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique Photo : © Lieutenance de la Belgique © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Ce dimanche 14 décembre 2025 la cathédrale Notre Dame de Tournai était trop petite pour recevoir la foule venue en nombre accueillir son nouvel évêque, S.E. Mgr Frédéric Rossignol. Il s’agit du 101ème évêque depuis que cette cathédrale, chargée d’histoire, sacra Saint Eleuthère au Vème siècle. Il succède à S.E. Mgr Guy Harpigny, également Grand-Prieur de notre Lieutenance, qui fut ordonné évêque en 2003. Parmi les 1500 personnes venues célébrer l’événement, une centaine de prêtres étaient présents dont le nonce apostolique auprès de la Belgique et du Luxembourg, S.E. Mgr Franco Coppola et notre Prieur le Doyen Philippe Pêtre. Trois autres membres de notre Lieutenance ont eu l’honneur de pouvoir assister, dans le chœur, aux côtés des autorités civiles et militaires de la province de Hainaut. Ce fut une célébration joyeuse, centrée principalement sur le thème de la joie et de l’espérance. Méditons le choix de la devise de notre nouvel évêque : « Il a fait des merveilles ». Oui, Dieu continue de nous émerveiller ! Cela ne peut qu’augurer de bonnes choses pour l’avenir du diocèse de Tournai. Nous remercions S.E. Mgr Guy Harpigny pour le beau travail accompli au cours de ces 22 années. Que S.E. Mgr Rossignol soit assuré de notre soutien et de nos prières. Source: Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique Photo : © Evêché de Tournai/© Pierre-Yves Honet © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Autres nouvelles
La première visite apostolique du Pape Léon XIV en Turquie et au Liban, du 27 novembre au 2 décembre, a été centrée sur la célébration du 1700ᵉ anniversaire du Concile de Nicée et sur un appel renouvelé à la paix, à travers les rencontres du Pontife avec les autorités civiles et religieuses. L’un des moments les plus émouvants a été la récitation du Credo et la prière commune que Sa Sainteté a élevées dans la ville turque d’İznik, anciennement appelée Nicée, aux côtés des représentants des Églises d’Orient et d’Occident. Sa Sainteté et le Patriarche œcuménique Bartholomée ont appelé l’ensemble des chrétiens à emprunter le chemin de la fraternité et du dialogue mutuel. Pour eux, la commémoration du Concile de Nicée ne consiste pas seulement à en rappeler la portée historique, mais à nous encourager et nous inviter à rester ouverts au même Esprit Saint qui s’exprima à Nicée, alors que nous affrontons les nombreux défis de notre époque. À Istanbul, le Saint-Père a visité l’église patriarcale de Saint-Georges, la Cathédrale du Saint-Esprit, l’église Syriaque-orthodoxe de Saint-Ephrem, ainsi que la Cathédrale arménienne de la ville. L’unité et le respect des différences, alliés à la fidélité à l’Évangile, ont constitué le fil conducteur de son message en tant que Pontife. La visite de Sa Sainteté à la mosquée du Sultan Ahmed s’inscrit dans la continuité du dialogue de l’Église avec les fidèles des autres religions et confirme que musulmans et chrétiens peuvent œuvrer ensemble comme artisans de paix. Au Liban, de nombreux moments forts ont eu lieu avec les jeunes, les personnes âgées et les religieux. Cette visite témoigne de la proximité de l’Église avec le Pays des Cèdres et de l’engagement du Pape en tant que promoteur d’unité et d’espérance. Au cours de son voyage, il a rencontré les autorités religieuses et civiles, soulignant que le dialogue entre les Libanais constitue le meilleur chemin pour renforcer la cohabitation, la justice et la paix. Un moment particulièrement émouvant a été sa visite sur le site de l’explosion du port de Beyrouth, où Sa Sainteté s’est recueilli en prière silencieuse en hommage aux victimes. Se mettre à l’écoute de l’Esprit Saint qui parla à Nicée et promouvoir la paix entre les peuples : ces deux thèmes ont été au cœur du message de la visite apostolique du Pape Léon XIV en Turquie et au Liban. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
En flagrante violation de tous les principes humains et religieux, l’Église de la Sainte Famille, appartenant au Patriarcat Latin de Jérusalem, a été touchée ce jeudi 17 juillet par un obus de char israélien, causant la mort de trois civils innocents : Najwa Abu Dawood, Saad Salama et Fumia Ayyad. Neuf autres personnes ont été blessées, parmi lesquelles le père Gabriel Romanelli, curé de la communauté. SHADI ABU DAWOOD De Gaza Tôt le matin, nous avons été la cible d’un bombardement qui a touché l’église ainsi que sa cour extérieure, un lieu où, d’ordinaire, les fidèles – en particulier les personnes âgées – aiment s’asseoir après la célébration de la messe. Ma mère s’y trouvait. Nous sommes tous des innocents, sans aucun lien avec quelque activité que ce soit. Nous nous sommes réfugiés dans l’église. Frapper des civils et des églises est un acte criminel, inacceptable et injustifiable. S.B. Card. PIERBATTISTA PIZZABALLA Patriarche Latin de Jérusalem Nous ne serons pas anéantis. Nous resterons là. Nous y sommes enracinés. Nous sommes déterminés à rester. Bien sûr, certains pourront partir, mais nous, nous resterons. Nous ne céderons jamais, et nous n’avons pas peur. Évidemment, nous sommes inquiets, mais nous n’avons pas peur. Nous devons le dire avec une clarté absolue : après ce qui s’est passé, notre détermination à poursuivre notre présence est encore plus forte. S.B. Card. PIERBATTISTA PIZZABALLA Patriarche Latin de Jérusalem Nous travaillons sur tous les fronts : diplomatiques, médiatiques et bien d’autres encore, pour mettre fin à cette absurdité, moralement et humainement injustifiable, et pour faire entendre notre voix, afin que l’opinion publique prenne conscience de ce qui se passe. En même temps, nous collaborons et nous organisons avec toutes les personnes ayant des responsabilités à ce sujet, pour faire parvenir de la nourriture et du matériel médical. Nous travaillons là-dessus, et nous y parviendrons, car nous y sommes déjà arrivés par le passé et nous continuerons dans l’avenir. Comment peut-on accepter que des civils désarmés, réfugiés entre les murs de la Maison de Dieu et après avoir tout perdu, soient tués ? Frapper l’Église de la Sainte Famille, c’est un message adressé à toute conscience vivante, à tous les responsables politiques et décideurs : arrêtez cette folie. Rien ne peut justifier la violation de la sacralité de la vie humaine et des lieux saints. Dans un message adressé aux chrétiens de Gaza, le Cardinal Pizzaballa a réaffirmé : nous ne vous abandonnerons jamais. S.B. Card. PIERBATTISTA PIZZABALLA Patriarche Latin de Jérusalem Nous sommes fiers de vous. Avant tout, nous vous remercions pour le témoignage que vous offrez au monde. Comme je l’ai dit à plusieurs reprises : vous êtes notre lumière. Par la manière dont vous vivez, par les conditions dans lesquelles vous vivez, mais surtout par la dignité avec laquelle vous affrontez ce conflit, vous révélez la véritable force du chrétien — vous montrez la véritable force du chrétien, qui n’est pas un pouvoir extérieur ni une force physique, mais une force humaine. Au cœur des conflits et des tensions du Moyen-Orient, nous, chrétiens, demeurons des enfants de l’espérance. Nous croyons en Celui qui a suivi le chemin de la douleur, a été crucifié, est mort — puis ressuscitant d’entre les morts, nous a ainsi offert le don de son salut. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Quelle est l'histoire de Notre-Dame du Mont Carmel ? Le mont Carmel est un lieu de prière et de proximité avec Dieu depuis l'époque du prophète Élie, au Xe siècle avant Jésus-Christ (cf. 1 Rois 18, 41 et suivants). C'est là aussi que des ermites chrétiens ont persévéré dans la prière. C'est là qu'au XIIe siècle, l'Ordre des Frères de la Sainte Vierge du Carmel a été officiellement fondé. Le XIIIe siècle fut cependant une période de persécution pour les Carmes et, au milieu de cette épreuve, le 16 juillet 1251, la Sainte Vierge apparut à saint Simon Stock, prieur des Carmes, et lui remit le Scapulaire brun. Elle lui dit : « C'est un privilège pour toi et pour l'ordre : celui qui mourra en portant le scapulaire sera sauvé ». Le port par d'autres d'une version miniature du scapulaire carmélite, appelé simplement « scapulaire brun » en raison de la couleur de leur habit, a fini par signifier qu'ils se joignent spirituellement à eux en acceptant l'amour de la Sainte Mère, en se consacrant à la spiritualité des carmélites et en faisant confiance à Notre Dame pour les protéger dans la vie et à leur mort. En plus d'être la sainte patronne des carmélites, elle est également celle du Chili, de la Bolivie, de la protection contre les dangers et de la délivrance du Purgatoire. Que s'est-il passé sur le mont Carmel avec Élie ? Le mont Carmel était un haut lieu sacré dédié au dieu cananéen Baal, auquel on rendait un culte. Dans 1 Rois 18, Élie a lancé un concours avec 450 de ses prophètes pour déterminer quel « dieu » était le vrai, Baal ou le Dieu d'Israël. Le vrai serait celui qui pourrait mettre le feu à un sacrifice. La frénésie des prophètes de Baal n'aboutit pas. Mais lorsque Elie prie l'Eternel, le feu descend du ciel et embrase le sacrifice. Le feu de l'Éternel tomba, consuma l'holocauste, le bois, les pierres et la poussière, et lécha l'eau qui était dans le fossé. Tout le peuple vit cela, et ils tombèrent sur leur visage, et ils disaient : « L'Éternel est Dieu, l'Éternel est Dieu. » (1 Rois 18:38-39) C'est également sur le mont Carmel que la prière d'Élie a permis de mettre fin à la sécheresse et à la famine qui avaient frappé Israël. Les carmélites considèrent donc Élie comme l'un de leurs pères spirituels. Où est le Mont Carmel ? Le mont Carmel surplombe la Méditerranée ainsi que la ville et le port de ce qui est aujourd'hui Haïfa. Il se trouve également à l'extrémité de la vallée de Jezréel, également connue sous le nom de vallée de Megiddo. Les Arabes connaissent le Carmel comme la montagne du Saint Élie. Outre 1 Rois 18, le Carmel est mentionné plus de vingt fois dans les Saintes Écritures, notamment dans les Cantiques 7:5. En tant que lieu spirituel, la réputation du Carmel découle certainement de son lien avec Elie, mais c'est sa mention dans le Cantique des Cantiques (également connu sous le nom de Cantique des Cantiques ou Cantique de Salomon) qui a suscité le plus de commentaires chrétiens. Dans ce poème sur l'amour, la tête de l'Épouse est comparée au Carmel. De nombreux auteurs chrétiens ont donc vu dans le Cantique (également connu sous le nom de Cantique des cantiques ou de Cantique de Salomon) une allégorie de la vie d'union avec Dieu. Ainsi, chez les docteurs de la théologie spirituelle, comme saint Jean de la Croix, le Carmel devient une métaphore de la recherche de Dieu (cf. Montée au Carmel ; Cantique spirituel). Pour les moniales carmélites, c'est le nom utilisé pour leurs maisons dédiées à la contemplation. Que signifie le nom Carmel ? C'est un mot hébreu qui signifie « jardin de Dieu ». Le jardin de Dieu est l'endroit où nous pouvons marcher avec le Seigneur, comme Adam et Ève l'ont fait avant d'être bannis (Genèse 3:8) Qu'est-ce que le Scapulaire brun ? Le Scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel, ou Scapulaire brun, se compose de deux morceaux de laine brune attachés à un cordon. La Sainte Mère a donné ce sacrement à Saint Simon Stock en 1251 en lui promettant que « quiconque mourra revêtu de ce scapulaire sera préservé des flammes éternelles ». C'est un signe de salut, une garantie sûre en cas de danger, un gage de paix et de ma protection spéciale jusqu'à la fin des temps. Selon le Directoire du Saint-Siège sur la piété populaire (205), l'histoire de la piété mariale comprend également la « dévotion » à divers scapulaires, dont le plus courant est la dévotion au scapulaire de Notre-Dame du Mont Carmel. Son usage est vraiment universel et, sans aucun doute, il s'agit de l'une de ces pratiques pieuses que le Concile a décrites comme « recommandées par le Magistère au cours des siècles » (Concile Vatican II, Lumen Gentium, chapitre VIII). Le Scapulaire du Mont Carmel est une forme réduite de l'habit religieux de l'Ordre des Frères de la Sainte Vierge du Mont Carmel. Son usage est très diffus et souvent indépendant de la vie et de la spiritualité de la famille carmélitaine. En tant que petite version du Scapulaire de l'Ordre du Carmel, ceux qui le portent en pratiquant la vertu s'associent à l'Ordre du Carmel, à la fois dans leur dévotion à la Bienheureuse Vierge Marie et dans l'attente de sa protection. Quelle est la signification spirituelle des scapulaires ? Le « vêtement » des disciples est un thème courant dans les Saintes Écritures. Le manteau de Joseph (Genèse 37:3) est un exemple de l'importance du vêtement dans la Bible. Proverbes 31, décrivant une bonne épouse, dit : « La force et la dignité sont ses vêtements ». De même, Isaïe 61:10 dit : « J e tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu. Car il m’a vêtue des vêtements du salut, il m’a couverte du manteau de la justice, comme le jeune marié orné du diadème, la jeune mariée que parent ses joyaux. » Le vêtement atteint cependant sa plus haute signification spirituelle dans la nouvelle alliance. C'est là que le disciple de Jésus est censé revêtir le Christ lui-même. Dans Galates 3:27, saint Paul déclare : « En effet, tous ceux d'entre vous qui ont été baptisés en Christ ont revêtu le Christ ». Les vêtements peuvent donc nous rappeler tout au long de la journée la nécessité de persévérer dans l'adhésion au Christ. Le scapulaire, en tant que vêtement spécial de la religion consacrée, est connu depuis l'époque de saint Benoît (VIe siècle). Ses moines devaient le porter par-dessus leur habit lorsqu'ils travaillaient. À partir de cette fonction pratique, le scapulaire a été appelé « le joug du Christ » et a acquis une signification spirituelle en tant que signe de dévotion et de piété. Parmi les laïcs qui s'associent à des ordres particuliers ou qui pratiquent une spiritualité particulière, les versions plus petites de ces scapulaires sont conçues comme des signes et des rappels similaires. Qu'est-ce qu'un carme du tiers-ordre ? Un carme laïc est une personne qui n'est ni prêtre ni religieuse, mais qui souhaite s'engager, d'une manière particulière, dans l'Ordre du Carmel. Pourquoi les carmélites sont-ils connues ? Le nom officiel de l'ordre est « Ordre des Frères de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel ». Cet ordre considère les prophètes de l'Ancien Testament, Élie et Élisée, comme ses pères spirituels. Il y a eu de nombreux saints et saintes carmélites, dont Jean de la Croix, Thérèse d'Avila, Thérèse de Lisieux, Elisabeth de la Trinité, Thérèse des Andes et Edith Stein. Jean de la Croix, Thérèse d'Avila et Sainte Thérèse de Lisieux sont également docteurs de l'Église. La dernière fois que Marie est apparue à Fátima, elle était habillée en Notre-Dame du Mont Carmel. Lúcia, l'une des bergères, a déclaré plus tard que la Sainte Mère était apparue ainsi « parce que Notre Dame veut que tous portent le Scapulaire... La raison en est que le Scapulaire est notre signe de consécration au Cœur Immaculé de Marie ». Lúcia est ensuite devenue carmélite. Les carmélites suivent l'Évangile et adoptent un caractère profondément marial pour une vie évangélique, en regardant la Sainte Mère comme un exemple idéal de prière, d'amour et de contemplation. La Sainte Vierge s'émerveille de l'amour de Dieu (Luc 1:46-55), médite le Seigneur dans son cœur (Luc 2:19), nous demande d'obéir à Jésus (Jean 2:5), et veille au bien-être des autres - en particulier ceux qui sont spirituellement et matériellement appauvris. (Luc 1:39-56, Jean 2:1-11). Source: Site Web Grand Magistère – l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem Photo : © Grand Magistère © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Le Pape Léon XIV est déjà un apôtre infatigable de la paix « Que la paix soit avec vous tous! Très chers frères et soeurs, telle est la première salutation du Christ ressuscité, le Bon Pasteur qui a donné sa vie pour le troupeau de Dieu. Moi aussi, je voudrais que ce salut de paix entre dans votre coeur, atteigne vos familles, toutes les personnes, où qu’elles se trouvent, tous les peuples, toute la terre. Que la paix soit avec vous ! C’est la paix du Christ ressuscité, une paix désarmée et désarmante, humble et persévérante. Elle vient de Dieu, Dieu qui nous aime tous inconditionnellement ». Voici comment, visiblement ému, celui que nous venions juste de découvrir comme le Pape Léon XIV, Robert Francis Prevost, a commencé son discours depuis la Loggia des bénédictions de Saint-Pierre le jour de son élection, le 8 mai 2025. La paix, depuis ces premiers mots, est un thème clairement central pour le nouveau Pontife. La paix est ce que nous offre le Christ ressuscité qui a traversé la violence, l’agression, la mort et, de sa victoire sur elles, porte avec lui ce don. La paix qu’il souhaite voir entrer avant tout dans nos coeurs, car de là elle pourra changer la vision que chacun a de la réalité, l’espérance qui l’anime en voyant le présent, l’avenir mais aussi le passé parce que la paix est un petit germe que nous pouvons décider de faire fructifier ou, malheureusement, pas. Nous voyons – et nous devons justement le faire, en particulier comme Ordre du Saint-Sépulcre qui a particulièrement à coeur la Terre de Jésus, où évidemment il y a une soif de paix vue presque comme un mirage – le monde entier, « tous les peuples, toute la terre » dans ce regard de paix auquel nous a conviés le Saint-Père et qui se répand du Tombeau vide. « Dés-armée » et « dés-armante » : c’est ainsi que se présente la paix du Ressuscité. Sans armes pour la défendre – parce qu’elle vient de Dieu qui n’a pas besoin d’armes – et incapable d’en fabriquer. « Le chemin vers la paix exige des coeurs et des esprits formés à l’attention envers l’autre et capables de reconnaître le bien commun dans le contexte actuel. La voie qui mène à la paix est communautaire, passe par le soin des relations de justice entre tous les êtres vivants. La paix, a affirmé saint Jean-Paul II, est un bien indivisible, soit elle appartient à tous soit elle n’appartient à personne », a continué le Pontife lors de l’audience concédée le 30 mai aux mouvements et aux associations qui ont donné naissance aux « Arênes de la Paix » de Vérone de mai 2024 où le Pape François, déjà, avait salué Maoz Inon et Aziz Sarah, deux militants pour la paix et entrepreneurs qui, bien que la guerre ait emporté une partie de leur famille, se battent pour la paix. Maoz et Aziz assistaient à la rencontre avec le Pape Léon XIV qui a parlé de leur expérience en ces termes : « Nous ne pouvons pas oublier l’étreinte courageuse entre l’Israélien Maoz Inon, dont les parents ont été tués par le Hamas, et le Palestinien Aziz Sarah, dont l’armée israélienne a tué le frère, et qui sont maintenant amis et collaborateurs : ce geste reste comme témoignage et signe d’espérance. Et nous les remercions d’avoir voulu être présents aujourd’hui aussi ». Paix et espérance. Voici un binôme difficile, parfois presque impossible. Dans l’Évangile selon saint Matthieu, Jésus rappelle que « elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie » (Mt 7,14) et ses paroles résonnent, très proches, lorsqu’on regarde la Terre Sainte. En ces semaines de début de pontificat, le Pape Léon XIV n’a pas manqué de faire preuve de proximité envers les populations impliquées dans le conflit et il ne cesse d’inviter à la paix. « La situation dans la bande de Gaza est de plus en plus préoccupante et douloureuse. Je renouvelle mon appel du fond du coeur à permettre l’entrée d’une aide humanitaire décente et à mettre fin aux hostilités, dont le prix déchirant est payé par les enfants, les personnes âgées, les personnes malades ». disait-il en conclusion de sa première audience générale du mercredi sur la place Saint-Pierre (21 mai 2025), message répété le mercredi suivant : « Aux responsables, je renouvelle mon appel : cessez le feu ; libérez tous les otages et respectez intégralement le droit humanitaire ». Le 8 juin, dans la Solennité de la Pentecôte, le Pape a demandé à nouveau le don de la paix au Saint-Esprit par l’intercession de la Vierge Marie, en rappelant que « seul un coeur pacifique peut répandre la paix, dans la famille, dans la société, dans les relations internationales ». « Que l’Esprit du Christ ressuscité » – a-t-il conclu – ouvre des voies de réconciliation partout où il y a la guerre ; qu’il éclaire les gouvernants et leur donne le courage d’accomplir des gestes de détente et de dialogue ». Elena Dini Source: Site Web Grand Magistère – l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem Photo : © Grand Magistère © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Ce 22 juin, vingt-cinq chrétiens ont été martyrisés à l’intérieur de l’église Saint-Élie, dans le quartier de Dweila’a à Damas – en Syrie –, lors d’une messe qui s’est transformée en massacre. Un kamikaze affilié à l’État Islamique (EI) s’est fait exploser parmi les fidèles, dans l’un des attentats les plus atroces de ces dernières années envers les chrétiens de Syrie. S.B. JEAN X YAZIGI Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient pour les Grecs-Orthodoxes « Quel genre d’attaque est-ce donc ? Dans une église, alors que les fidèles prient et répètent : “En paix, prions le Seigneur. Seigneur, prends pitié.” Nous sommes une composante essentielle de ce pays, et nous le resterons. Vous vous souvenez quand les deux évêques d’Alep, Paul et Jean, ont été enlevés ? Et quand les religieuses de Maaloula ont été kidnappées ? Et pourtant, nous sommes toujours là. Ce crime odieux a été commis avant-hier. Et nous continuerons d’exister. Nous lançons un appel à notre Président, pour un gouvernement qui ne se laisse pas distraire par des décisions inutiles à mentionner ici. Nous demandons un gouvernement qui prenne ses responsabilités et ressente la douleur de son peuple. » De Jérusalem à Beyrouth, du Caire à Bagdad, les mêmes prières se sont élevées : « Les explosions ne nous terroriseront pas et elles ne viendront pas éteindre une présence enracinée depuis deux mille ans. Les chrétiens ne sont pas des hôtes de passage sur cette terre : ils en sont les racines profondes. Comme l’a écrit saint Paul dans sa deuxième lettre aux Corinthiens : “ Nous sommes affligés de toute manière, mais non écrasés ; dans la détresse, mais non désespérés ; persécutés, mais non abandonnés ; abattus, mais non anéantis. ” Fr. IBRAHIM FALTAS, ofm Vicaire de la Custodie de Terre Sainte « Quand finira cet extrémisme ? Quand pourrons-nous vivre en frères ? Quand y aura-t-il de la tolérance entre nous ? Quand chacun verra-t-il en l’autre un frère ? Ce qui s’est passé dépasse l’entendement, cela n’a rien de naturel ni d’humain. Aucun esprit raisonnable ne peut atteindre un tel degré de haine, de rancune et de vengeance. Et pourquoi ? Contre qui ? Contre ses propres frères, contre son propre peuple ? » S.B. Card. PIERBATTISTA PIZZABALLA Patriarche Latin de Jérusalem Quand vous voyez toutes ces choses se produire, souvenez-vous de la croix de Jésus. Il est mort par amour, mais de cette croix, dès cet instant, a surgi une vie nouvelle pour le monde entier. C’est douloureux, c’est difficile, je le sais. Mais c’est notre foi.Nous ne devons pas céder à la peur ni à la haine, mais transformer tout cela en un nouveau départ. Nous devons tourner la page. Nous devons faire partie de ceux qui veulent écrire un nouveau récit, un nouveau langage, un nouveau style ici au Moyen-Orient. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Chaque acte de soutien envers la Terre Sainte est un geste de solidarité qui non seulement préserve la paix, mais aussi la spiritualité d’un lieu qui est au cœur de notre foi. Le Fr. Diego, responsable du couvent de Gethsémani, nous parle ainsi d'une initiative musicale en faveur de la Terre Sainte et des chrétiens qui y vivent. L'art y devient un pont entre les cultures, et enseigne comment chacun d'entre nous, par des gestes concrets, peut faire la différence. Fr. Diego Dalla Gassa, ofm Responsable du couvent du Gethsémani « Venir ici visiter les Lieux Saints représente, pour les chrétiens qui y vivent, un signe d’espoir, un retour à la normalité, même dans un contexte où les conflits persistent. De nombreux chrétiens du monde entier souhaitent revenir sur ces terres en pèlerinage, mais nous ne devons pas nous en contenter. Notre mission est aussi d’aller à l’étranger pour sensibiliser. Lorsque les gens réalisent que leur aide – même minime – sert à soutenir les chrétiens en difficulté et à préserver les lieux saints, leur geste prend une valeur encore plus profonde. » Le 21ᵉ Concert Pro Romitaggio – devenu ces dernières années Pro Terra Santa – se tient chaque année en janvier dans la région de Brescia, en Italie, généralement le deuxième dimanche du mois, lors de la Fête du Baptême du Seigneur. L'événement est organisé par la Communauté Shalom – Regina della Pace, dirigée par la Sr. Rosalina. Il rassemble de nombreux chanteurs et artistes, dont certains de renommée nationale, qui se produisent gratuitement. L’intégralité des fonds collectés est reversée aux chrétiens les plus démunis, en particulier ceux vivant dans des conditions difficiles, afin de leur apporter un soutien concret et tangible. Fr. Diego Dalla Gassa, ofm Responsable du couvent du Gethsémani « L’intégralité des fonds nous est remise, et nous en sommes profondément reconnaissants. Face aux immenses besoins de la Terre Sainte, meurtrie par les conflits, notre contribution peut sembler dérisoire. Pourtant, comme le disait Mère Teresa de Calcutta : "Même une petite goutte d'eau rend l’océan plus grand." » Dans un monde souvent marqué par les conflits et les divisions, la solidarité ne passe pas seulement par des actions concrètes. Comme on le rappelle souvent, un simple geste peut suffire à construire des ponts de compréhension plutôt que des murs de séparation. Fr. Diego Dalla Gassa, ofm Responsable du couvent du Gethsémani « C'est un message de solidarité. Nous avons évoqué la nécessité du dialogue et du changement. Nous devons être ceux qui annoncent la paix et le respect plutôt que le préjugé. » Source: Site Web Christian Media Center Photo : © archives photographiques personnelles lds Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
La Jordanie fait partie intégrante de la Terre sainte et, à ce titre, abrite des sites bibliques d'une extraordinaire beauté. Le royaume hachémite est à l'avant-garde du tourisme, mais aussi de la coexistence fraternelle entre chrétiens et musulmans. Le 8 janvier 2025, le pays s'ouvrira un peu plus au monde avec une exposition itinérante qui partira du Vatican, en cette année jubilaire, et touchera ensuite les cinq continents. Le titre de l'exposition : « Jordanie, à l'aube du christianisme ». Placée sous le patronage du roi Abdallah II, qualifié par le pape François d'« homme de paix », l'exposition dévoile les trésors artistiques et spirituels de cette incroyable terre où règne la paix, défendue par la famille royale avec des choix clairvoyants et visionnaires. Du Jourdain au Mont Nébo, tel un grand voyage initiatique, l'exposition aborde les lieux qui ont façonné l'histoire, et d'où rayonne l'avenir de la foi chrétienne. L'initiative est présentée par le Nonce apostolique, dont la présence est un signe de l'attention que le Saint-Siège réserve à ce pays - stratégique pour sa culture et sa position - avec la ministre jordanien du Tourisme, le Dr Lina Annab. Cette dernière, avec un sens politique et une grande profondeur humaine, inscrit le projet dans la grande ambition du pays, qui est de construire une société exemplaire ou, comme elle le dit elle-même en rappelant une expression chère au premier pape à avoir visité le pays en 64, Paul VI, « une civilisation de l'amour ». LINA ANNAB Ministre du tourisme du Royaume de Jordanie « Je pense qu'il n'y a rien de plus important que l'amour. Tel a toujours été le message de Sa Majesté le roi Abdallah II. Il insiste toujours sur le fait que ce qui nous unit est bien plus grand que ce qui nous divise. L'exposition que nous organisons actuellement au Vatican, nommée « La Jordanie, à l'aube du christianisme », veut faire passer ce message : la Jordanie est le berceau du christianisme. La Jordanie est un lieu où les chrétiens ont été et seront toujours présents, hier, aujourd'hui et demain. En Jordanie, nous sommes très fiers de la mosaïque dont notre société est constituée, et c'est ce qui fait notre spécificité. » S.E. Mgr GIOVANNI PIETRO DAL TOSO Nonce apostolique en Jordanie « Ce grand héritage historique et culturel est une raison de poursuivre dans cette voie... La population du Moyen-Orient compte de nombreuses communautés chrétiennes, de sorte que le christianisme n'est pas quelque chose d'étranger au monde arabe. Le monde arabe a toujours connu la présence du christianisme. C'est aussi très important pour les populations occidentales de pouvoir comprendre ça, de pouvoir le voir concrètement, et ces pièces historiques nous y aident. » C'est une grande opportunité pour toute l'Église que d'organiser des pèlerinages et des voyages dans ce pays sûr et libre de toute guerre. Un pays où l'on peut expérimenter la richesse de la Parole de Dieu en se rendant aux racines archéologiques, culturelles et spirituelles de la foi chrétienne. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © shutterstock.com photo Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Chers frères et sœurs en Christ, notre Espérance, que le Seigneur vous donne la paix ! Cette année, le dimanche que l'Église consacre à la Parole de Dieu, le 26 janvier, nous introduit dans le Jubilé que le Pape François a proclamé pour 2025. Au cœur de la prière de toute l'Église sera le don de l'espérance, que nous demanderons de toutes nos forces au Seigneur Jésus. La Parole de Dieu nous aide à trouver les raisons de notre espérance et à la raviver, en particulier sur cette terre qui est la nôtre et en cette période d'obscurité et de souffrance que l'humanité est obligée de vivre à cause des guerres et des injustices qui jettent la peur, le découragement et le doute dans nos cœurs. Pour cela, je vous propose de lire la première lettre de l'apôtre Pierre. Cette lettre est courte (elle est composée de cinq chapitres seulement), mais elle déborde de la grâce de l'Esprit Saint, qui seul peut animer notre vie chrétienne de foi, d'espérance et de charité. C'est Lui qui nous donne la force et fait rayonner la lumière de l'Espérance dans le cœur des croyants. C'est Lui qui garde vivante la flamme d'un feu qui ne s'éteint jamais dans nos cœurs. C'est Lui qui donne soutien et vigueur à notre vie, même dans les situations les plus difficiles. L'espérance chrétienne ne trompe pas. Au contraire, elle nous permet de voir la réalité telle qu'elle est. L'espérance chrétienne ne déçoit pas. Elle est un don de Dieu qui nous donne de la joie et crée un lien de communion entre tous ceux et celles qui cherchent la paix. L'espérance chrétienne est fondée sur la certitude que rien ni personne ne pourra jamais nous séparer de l'amour du Christ, notre paix. Le texte de la lettre de Pierre dit que la parole de l'Évangile, source de vie incorruptible, nous a régénérés pour une espérance vivante, même si nous souffrons d’afflictions plus grandes que nous et qui semblent sans fin (cf. 1 P 1, 23). Je le répète : la lettre est courte, mais très belle et pleine de force. Je vous exhorte donc à la lire et à la relire, ensemble ou seuls, et à prier avec les mots qu'elle met sur nos lèvres. Je vous propose de souligner dans votre lecture les mots qui vous ont le plus marqué et qui pourront vous accompagner tout au long de l'année jubilaire. Si nous le faisons tous ensemble, avec foi et confiance, nous trouverons une nouvelle joie et une nouvelle force pour nos consciences afin de vivre en vrais chrétiens en ce temps. De cette manière, nous recevrons aussi, comme un don, la lumière dont nous avons besoin pour contribuer à la solution des problèmes qui se posent à nous. Je vous salue et vous bénis avec les paroles mêmes de l'apôtre Pierre : « Après que vous aurez souffert un peu de temps, le Dieu de toute grâce, lui qui, dans le Christ Jésus, vous a appelés à sa gloire éternelle, vous rétablira lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables. À lui la souveraineté pour les siècles. Amen. » (1 P 5:10-11). Jérusalem, le 13 janvier 2025. † Pierbattista Card. Pizzaballa Patriarche de Jérusalem des Latins Source: Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org Photo : © Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique