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En dialogue avec le Frère Francesco Patton, Custode de Terre Sainte : « Le 800e anniversaire de Noël à Greccio »

Cette année, le monde entier célèbre le 800e anniversaire de la crèche. Une crèche née du cœur et du grand amour de saint François, qui voulait voir de ses propres yeux les difficultés rencontrées par Marie et Joseph lors de la naissance de l'enfant Jésus. C'est pourquoi, en 1223, il a voulu représenter la scène du texte biblique dans une grotte de la ville de Greccio, en Italie. Ce «  merveilleux signe de la crèche, si chère au peuple chrétien, suscite toujours stupeur et émerveillement  ». Tels sont les mots que le pape François a écrits au sujet de la signification et de la valeur de la crèche dans sa lettre apostolique Admirabile signum de 2019, à l'occasion de sa visite à Greccio, dans la vallée de Rieti. En cette période de Noël, le Christian Media Centre et le site de la Custodie de Terre Sainte proposent à ce sujet un dialogue avec le frère Francesco Patton. Fr. FRANCESCO PATTON, ofm Custode de Terre Sainte «  Noël à Greccio est une célébration très spéciale, parce qu’il s’agit d’une célébration à travers laquelle François, en les faisant figurer ensemble, nous aide à comprendre d’une part la valeur de l'Eucharistie, et d’autre part la valeur de l'Incarnation. Car ce que François célèbre à Greccio, c'est précisément l'Eucharistie ; célébrée dans un contexte représentant la scène de la Nativité. Il a ainsi contacté un ami de Greccio, Giovanni, et lui a dit : "Si tu veux que nous venions fêter Noël, fais tous les préparatifs". Il a ensuite demandé une autorisation spéciale au pape pour pouvoir célébrer non pas dans une église, mais dans une étable, dans une grotte, dans un cadre non liturgique, et a recréé la scène de Bethléem. » «  Ici, à Bethléem, nous avons la grotte de la Nativité, nous avons la crèche et nous avons devant la crèche l'autel sur lequel l'Eucharistie est célébrée.  » Pourquoi Noël à Greccio est-il important ? Fr. FRANCESCO PATTON, ofm Custode di Terra Santa «  Parce que François, qui avait été pèlerin en Terre Sainte entre 1219 et 1220, avait probablement eu l'occasion de voir la grotte de la Nativité et peut-être même de participer à la célébration de Noël. Et il a eu cette intuition : le Fils de Dieu, qui s'est incarné à Bethléem en naissant de Marie, est le même qui se fait petit et s'offre à nous chaque jour à travers l'Eucharistie et nourrit ainsi notre vie.  » «  Ainsi, cette scène, cette façon de célébrer l'Eucharistie par saint François est devenue dans l'imaginaire collectif la célébration de la crèche de Greccio. Mais "crèche" est un mot qui signifie simplement "mangeoire". Et ce que François célèbre, ce n'est pas la crèche. Ce que François célèbre, c'est l'Eucharistie à la crèche, pour nous faire comprendre ce lien entre incarnation et Eucharistie. Bien sûr, la scène de la Nativité était déjà présente depuis des siècles dans des images, des bas-reliefs, des sculptures, et ce depuis le IVe siècle. À Greccio, toutefois, un élément particulier est introduit, pourrait-on dire, qui donne vie à la scène. » Pourquoi choisir Greccio ? Fr. FRANCESCO PATTON, ofm Custode di Terra Santa «  Parce que Greccio est un village de bergers qui sont venus participer à cette célébration. Ils sont devenus en quelque sorte la version moderne des bergers qui ont marché depuis le champ des bergers jusqu’à la grotte de la Nativité. L'élément de l'âne et du bœuf, que l'on retrouve dans des représentations dès le IVe siècle, y est introduit. Cet élément est mentionné par le prophète Isaïe ; le bœuf représente le peuple d'Israël parce qu'il porte le joug – le joug étant l'image de la loi – et l'âne représente tous ceux d'entre nous qui appartiennent aux peuples des païens, des nations.  » Chaque foyer possède une crèche : qu'est-ce que cela signifie, surtout cette année ? Fr. FRANCESCO PATTON, ofm Custode di Terra Santa «  Il ne s'agit pas tant de la création de la crèche telle que nous la concevons, mais de faire comprendre aux gens le lien entre le mystère de l'incarnation du Fils de Dieu et le mystère de l'Eucharistie. Faire comprendre que, de même que Dieu s'est fait petit et proche à Bethléem, Il continue à se faire petit et proche et à se faire aussi notre nourriture dans l'Eucharistie.  » Source: Site Web Christian Media Center Photo: © shutterstock.com photo Video: © Christian Media Cente © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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« Je continuerai à être la voix des chrétiens de Terre Sainte dans le monde »

Jeudi 21 septembre, au Patriarcat latin de Jérusalem, Sa Béatitude Pierbattista Pizzaballa, Patriarche de Jérusalem des Latins, a reçu des journalistes pour une conférence de presse, quelques jours avant d'être créé cardinal. Le Patriarcat, dont le siège est à Jérusalem, a des paroisses en Israël, en Palestine, en Jordanie et à Chypre. Le dimanche 9 juillet 2023, lors de l'Angélus sur la place Saint-Pierre à Rome, le pape François a annoncé, à la surprise générale (comme à l'accoutumée), la création de 21 nouveaux cardinaux lors d’un Consistoire convoqué pour le 30 septembre. Parmi ces 21 cardinaux figurait Mgr Pizzaballa, Patriarche de Jérusalem des Latins. La provenance de ces nouveaux cardinaux exprime l'universalité de l'Église, « qui continue à proclamer l'amour miséricordieux de Dieu à tous les peuples de la terre », a déclaré le pape François. « Je pense que le pape François, en me nommant cardinal, n’a pas seulement choisi une personne, mais également un lieu : Jérusalem  », a déclaré Mgr Pizzaballa. «  Ce choix est une manière de souligner à quel point Jérusalem est au cœur de la vie de l'Église, parce qu’il s’agit de l'Église mère. Centre de l'Église, elle est aussi au cœur de nombreux conflits  », a également souligné le patriarche. S.B. PIERBATTISTA PIZZABALLA Patriarche de Jérusalem des Latins «  L'Église de Jérusalem est le cœur du monde, oui. Mais, soyons honnêtes, elle est aussi un peu en périphérie. Et le Pape est toujours attentif aux périphéries. Périphéries au sens de lieux de conflits, de douleurs, de divisions, de difficultés. Jérusalem, c’est un peu de tout cela. Le choix du pape est donc un signe d'attention pour cette petite communauté qui souffre, mais qui résiste aussi. » Comme le rappelle également Mgr Pizzaballa, ce nouveau titre ne change en rien le fond de sa responsabilité première : il est et reste le pasteur de cette Église de Jérusalem, en Terre Sainte et dans tout le diocèse. « Je continuerai », a-t-il déclaré, «  à être la voix des chrétiens de Terre Sainte dans le monde ». Source: Site Web Christian Media Center Photo : © Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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Entretien téléphonique entre le Pape et le curé de Gaza

P. GABRIEL ROMANELLI Curé de la paroisse latine de Gaza «  Au milieu de tous les évènements dramatiques que nous vivons ces jours-ci, nous avons reçu hier une consolation ; un appel de la part du Saint-Père. Il m'a contacté hier au téléphone, et également avant-hier, pour que je l’informe de la situation et que je lui donne des nouvelles de la communauté paroissiale de Gaza. Il m'a fait part de sa préoccupation, et a voulu montrer sa proximité. Je l'ai remercié d’avoir appelé à mettre fin à toutes les guerres et d’avoir lancé un appel à la paix... En attendant que la paix arrive. Hier, après m’avoir transmis ses salutations et sa prière, il a également appelé le père Youssef, les sœurs et la communauté de Gaza, actuellement réfugiés dans la paroisse, afin de leur donner sa bénédiction. Un vrai réconfort ! Nous savons que la prière du Saint Père représente la prière de toute l'Eglise. Puisse sa bénédiction guérir toutes les blessures de cette terre.  » Le P. Gabriel Romanelli, membre de l'Institut du Verbe Incarné, est curé de l'église latine de Gaza depuis environ quatre ans. La communauté chrétienne située dans la bande de Gaza est toute petite. Dans cette région exclusivement musulmane, les chrétiens ne représentent que 0,05 % de la population. P. GABRIEL ROMANELLI Curé de la paroisse latine de Gaza «  La communauté chrétienne de Gaza va bien. Elle souffre comme tout le monde, mais elle va bien. Dieu merci, nous n'avons pas à déplorer de victimes ; en revanche, les maisons de certains ont été détruites ou endommagées. Actuellement, il y a plus de 135 personnes de la communauté à l'intérieur de la paroisse. Sachant que nous sommes environ 1 000 en tout, 135 est un chiffre très élevé ! Dans l'église, nous leur offrons tout ce dont ils ont besoin : un endroit pour dormir, quelque chose à manger et à boire... Nous poursuivons également notre programme spirituel et de soutien pour les enfants et les adultes. Face à tant de besoins, nous sommes, comme le dirait Mère Teresa, une goutte d'eau dans l'océan ; mais sans nous, cette goutte d'eau manquerait. C'est ce qui nous pousse à faire le bien depuis toutes ces années.  » Lorsque la guerre s’est déclenchée, le père Gabriel était en voyage et n'a pas pu retourner à Gaza. Il se trouve actuellement dans la ville de Bethléem, en Palestine. P. GABRIEL ROMANELLI Curé de la paroisse latine de Gaza «  J'aimerais tant y retourner ! J'ai demandé à entrer. Je sais que si je suis ici, c'est par la volonté de Dieu... Mais mon troupeau est là-bas ! Mon peuple est là-bas ! Heureusement, les âmes qui veulent aider ne manquent pas. Et c’est pourquoi des ouvertures humanitaires sont nécessaires ; elles sont nécessaires pour combattre la pauvreté, les besoins en matière de santé, d’eau, et d’électricité. » Source: Site Web Christian Media Center Photo : © Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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Pierbattista Pizzaballa, cardinal de Jérusalem : "Ensemble, avec le Christ, nous sommes pour tous"

VILLE DU VATICAN – Le 30 septembre 2023, sur la place Saint Pierre, Sa Sainteté le pape François nommait le Patriarche latin de Jérusalem, Mgr Pierbattista Pizzaballa, cardinal de la Sainte Eglise romaine, parmi 20 nouveaux cardinaux, au cours d’un Consistoire ordinaire public auquel assistaient des milliers de fidèles de diverses nations. Des personnes de toutes nationalités, unies par une même foi, se sont réjouies lorsque Sa Sainteté a présidé aux nominations, remettant la barrette écarlate et plaçant sur la main de chaque nouveau cardinal un anneau avec ces paroles : «  Recevez cet anneau de la main de Pierre et sachez qu’avec l’amour du Prince des Apôtres, votre amour pour l’Eglise est renforcé. » Dans son homélie, le pape François a réfléchi sur l’unité et la diversité dans l’Eglise, soulignant l’importance de la synodalité sous l’égide de l’Esprit Saint, le « Maître de la marche ensemble ». C’est pourquoi il a choisi l’histoire de la Pentecôte comme lecture biblique et a attiré notre attention sur la similitude entre tous ces juifs de nationalité et de langue différentes qui s’étaient rassemblés alors que les Apôtres prêchaient (Actes 2, 1-11) et les nouveaux cardinaux originaires « de toutes les régions du monde, de la plus grande diversité de nations ». Il a par conséquent souligné qu’avant d’être « apôtres  », avant d’être prêtres, évêques, cardinaux, les pasteurs devraient se souvenir qu’ils sont « Parthes, Medes, Elamites, … ». S’adressant au nouveau Collège des cardinaux, il les a appelés a travailler pour « une Eglise toujours plus symphonique et synodale » en se confiant à l’Esprit Saint qui « crée diversité et unité"  et  "est l’harmonie elle-même ». Le Pape utilise l’image de l’orchestre pour clarifier cette nouvelle mission qui incarne simultanément diversité et unité : «  La diversité est nécessaire, elle est indispensable » . Tout le diocèse s’est réjoui quand Sa Sainteté a remis à Sa Béatitude Pierbattista Pizzaballa la bulle pontificale. Elle est le décret formel annonçant sa création comme cardinal, en espérant que cet acte renforcera la voix de Jérusalem au sein de l’Eglise et dans le monde. Nombreux sont ceux qui ont exprimé leur gratitude pour l’intérêt que le Saint-Siège porte à la Terre Sainte et au Moyen Orient dans son ensemble, en particulier à la ville de Jérusalem, cœur de l’Eglise. M. Bader Rabie, habitant de Jérusalem venu à Rome pour assister à la cérémonie, a déclaré : «  C’est depuis cette Terre Sainte que la bonne nouvelle s’est répandue dans le monde. C’est la source de la foi chrétienne et c’est pourquoi les chrétiens de ce pays sont les descendants des premiers chrétiens qui, au fil des générations ont pris sur eux la responsabilité de répandre la foi dans tous les pays jusqu’à ce que la foi chrétienne devienne universelle. ». Aujourd’hui, les chrétiens de Terre Sainte sont confrontés à de nombreux défis qui entravent la continuité de leur présence dans la région en raison de leur minorité. Mais la création de Sa Béatitude comme cardinal montre le soutien affectueux de l’Eglise catholique à notre égard, et un rayon d’espoir pour de nouvelles collaborations entre le monde et nous. « La Ville Sainte rencontre la Ville Eternelle en la personne de S.B. le cardinal Pierbattista » affirme Demetrio Maltese, volontaire italien de la Casa Kerigma (dirigée par l’ONG italienne Attendiamoci et le prêtre Fidei donum P. Valerio Chiovaro) qui assistait à la célébration avec un groupe de 15 jeunes d'Attendiamoci encadré par le père Chiovaro. «  Nous sommes venus de toute l’Italie pour exprimer notre soutien à Sa Béatitude au moment où il entame sa nouvelle mission comme cardinal, une mission qui l’appelle à continuer de protéger la foi incarnée dans l’Eglise de Jérusalem, usque ad sanguis effusionem, comme le montre la couleur rouge écarlate. » Mr. Anton Asfar, secrétaire général de Caritas Jérusalem, a exprimé sa fierté à l’égard de la création de Sa Béatitude comme cardinal en disant : « cette nomination est venue comme une réponse au désir des chrétiens de Terre Sainte d’être embrassés par l’Eglise universelle. ». Il ajoutait que Caritas avait repris les mots du Patriarche pour décrire son travail dans la ville de Gaza : « N ous mettons l’amour en action ». Le Consistoire a été suivi d'une visite de courtoisie, au cours de laquelle S.B. le cardinal Pierbattista Pizzaballa, a accueilli tous ceux venus le féliciter au Palais Apostolique ; les évêques et les prêtres du Patriarcat, divers évêques et chefs d'Églises, ainsi que les délégations de Jordanie, de Palestine, d'Israël, de Chypre et des États-Unis d'Amérique, ses paroissiens de Bergame, le personnel du Patriarcat Latin, les Chevaliers et Dames du Saint Sépulcre. Il est à noter que Sa Béatitude a accordé un titre honorifique à l'église des Chevaliers du Saint-Sépulcre à Rome, l'église de Saint Onuphrius, l'ermite. Après sa création, le Patriarche s’est exprimé ainsi : «  La mission du Patriarcat latin de Jérusalem et ma mission en tant que Patriarche restent les mêmes. Le fait de m’accorder ce nouveau rang ne change pas ma mission mais en accroit l’importance et la signification. Je suis heureux d’être une voix pour les chrétiens de cette terre dans le monde et en même temps d'enraciner le travail de Sa Sainteté dans la promotion du dialogue œcuménique en Terre Sainte. Je reste un pasteur pour la communauté chrétienne afin de la guider à travers les différents bouleversements auxquels elle peut être confrontée sur le plan social et politique, en l'exhortant à vivre l'Évangile, qui est la seule vérité qui apportera la paix  ». Sa Béatitude le cardinal Pierbattista Pizzaballa a présidé sa première messe pontificale le dimanche 1er octobre 2023 en la Basilique Sainte-Marie-Majeure à Rome, avec la participation de plusieurs évêques et prêtres, en présence d'une grande foule de croyants. Sa Béatitude a exprimé sa gratitude pour le soutien, l'amour et la confiance qu'il a reçus récemment, remerciant tous ceux qui ont partagé avec lui la joie de son élévation, un cadeau fait au diocèse de Jérusalem. Dans son homélie, Sa Béatitude a réfléchi sur le caractère humble et le «   regard de Saint Pierre», un regard expert « qu'il a acquis en regardant d'abord le Christ . » Il a appelé le diocèse de Jérusalem à surmonter ses difficultés en revêtant le regard mûr de Pierre, à vivre l'amour que le Christ a appelé de ses vœux, en disant :   L'identité chrétienne n'est pas un rempart à défendre, mais une maison hospitalière et une porte ouverte sur le mystère de Dieu et de l'Homme où tous sont les bienvenus. Avec le Christ, nous sommes pour tous. Voilà, frères et sœurs, comment j'aimerais vivre et "agir" en tant que cardinal. C'est ainsi que j'aimerais que le Patriarcat latin, qui est étonnamment devenu une institution cardinalice, vive sa vocation et sa mission. « C'est ainsi que je voudrais que vous choisissiez tous chaque jour d'être des chrétiens, des disciples du Christ, soutenus par ma prière, tout comme je sais que je suis soutenu par la vôtre  ». Le diocèse se prépare maintenant à accueillir les célébrations de bienvenue au retour de Rome de S.B. le cardinal, en commençant par l'entrée solennelle à la Porte de Jaffa, et en présidant une messe pontificale à la basilique du Saint-Sépulcre, puis à Bethléem, Nazareth, en Jordanie et à Chypre. Chloe Courtois/lpj.org Source: Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org Photo : © Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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De Jérusalem à Rome avec le regard de Pierre : Consistoire 2023

Ce samedi 30 septembre 2023, à 10 heures, sur le parvis de la basilique Saint-Pierre, le pape François a célébré le Consistoire ordinaire public pour la création de 21 nouveaux cardinaux. « En pensant à cette célébration,  » a déclaré le Saint Père, «  ce texte des Actes des Apôtres m'est venu à l'esprit (cf. 2, 1-11). Il s'agit d'un texte fondamental : le récit de la Pentecôte, le baptême de l'Église... Mais en réalité, ma pensée a surtout été attirée par un détail particulier : par cette expression sortie de la bouche des juifs qui "habitaient alors à Jérusalem" (v. 5). Ils ont déclaré : "Nous sommes des Parthes, des Mèdes, des Élamites..." (v. 9). » «  Il s'agit ici d’appliquer à nous-mêmes – et je suis le premier à le faire – l'expérience de ces juifs qui, par un don de Dieu, se sont retrouvés protagonistes de l'événement de la Pentecôte, c'est-à-dire du "baptême" de l'Esprit Saint. C’est cela qui a donné naissance à l'Église une, sainte, catholique et apostolique. L'Église mère qui parle dans toutes les langues. » Après la remise de la bulle de création et l’assignation de la diaconie, le pape a échangé une accolade avec chacun des nouveaux cardinaux. Parmi ces derniers figuraient Sa Béatitude Pierbattista Pizzaballa, Patriarche de Jérusalem des Latins, et Son Éminence Claudio Gugerotti, Préfet du Dicastère pour les Eglises Orientales. Le Collège des cardinaux compte désormais 243 membres, dont 137 électeurs. Depuis le rétablissement du Patriarcat latin, c’est la deuxième fois qu’un patriarche de Jérusalem est créé cardinal, et la première fois qu’il s’agit d’un cardinal résident. Immédiatement après le Consistoire, dans la salle des Bénédictions, les nouveaux cardinaux ont salué les amis et les pèlerins venus du monde entier pour accompagner leurs pasteurs. Le jour suivant, un dimanche, les nouveaux cardinaux ont rencontré leur communauté. Dans la basilique papale de Sainte-Marie-Majeure, où est conservée la relique du berceau de l'Enfant Jésus, Sa Béatitude Cardinal Pizzaballa a célébré l'Eucharistie avec ceux venus à Rome de Terre Sainte, d'Amérique et d'Europe spécialement pour lui. « Qu'est-ce qui fait la spécificité d'un cardinal ?  » s'est demandé le Patriarche dans son homélie. «  C’est devenir Père de l'Église de Rome et donc de l'Église universelle – ce qui signifie regarder le Christ, et le monde, avec Pierre. Mais il y a un premier Pierre, avant le reniement, et un second Pierre, qui renaît du regard plein de pardon de Jésus. Un dirigeant qui n'a pas fait l'expérience du pardon, devient vite ingérable. » « Jérusalem  », a poursuivi Sa Béatitude, «  est une ville d'une richesse extraordinaire mais également une ville de nombreuses peines, tensions et lacérations. En tant qu'Église de Jérusalem et de Rome, nous avons toujours ce mandat : être ceux qui rappellent au monde de regarder vers le Christ avec Pierre – le deuxième Pierre. » À la fin de la messe, le cardinal a été accueilli par de chaleureux applaudissements de la part de ses confrères, amis et fidèles. S.B. Card. PIERBATTISTA PIZZABALLA Patriarche de Jérusalem des Latins «  Nous vivons un très beau moment d'Église, un moment d'Église universelle. Rome et Jérusalem sont unies, et toutes les réalités de Jérusalem sont présentes, ensemble avec l'Église de Rome. Il nous faut en profiter pour réfléchir plus profondément au ministère de Pierre, à son service, en gardant nos regards dirigés vers le Christ. » Mgr WILLIAM SHOMALI Vicaire patriarcal latin pour Jérusalem et la Palestine «  Le Saint-Père a eu l'idée d'attirer à nouveau l'attention, non seulement sur la personne bien-aimée de Mgr Pizzaballa, mais aussi sur la réalité que ce dernier gère : une église minoritaire qui se trouve en Terre Sainte, au milieu d'un long conflit qui n'a pas encore trouvé de solution. Il sera la voix de l'Église, la voix de ceux qui réclament paix et justice.  » MAY BATHISH Paroisse de Jérusalem «  C'est un grand honneur d'être ici, non seulement pour moi mais aussi pour toute notre communauté de Jérusalem. Le cardinal Pizzaballa nous est vraiment cher, nous le sentons très proche de nous. » Fr. FRANCESCO PATTON, ofm Custode de Terre Sainte «  Il s'agit d'une nomination qui est également pertinente au regard de la situation que connaissent les chrétiens, non seulement en Terre Sainte au sens strict, mais aussi dans l'ensemble du Moyen-Orient. Une situation de souffrance, de martyre, qui voit aussi une réduction progressive de la présence chrétienne. Pour nous, frères de la Custodie de Terre Sainte, c'est un aussi motif de joie bien particulier, car le cardinal Pizzaballa est l'un de nos confrères. Il a été Custode en Terre Sainte pendant douze ans et il sera donc en mesure de soutenir et d'encourager notre propre présence, celle de gardiens des lieux saints sur mandat du Saint-Siège. Nous lui souhaitons naturellement du fond du cœur que le rouge de la pourpre s'incarne dans sa passion et son amour ardent pour les chrétiens de Terre Sainte, et dans sa volonté de donner sa vie pour l'Église de Terre Sainte. » Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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« La paix intégrale » : conférence du Patriarche de Jérusalem à Bergame, en Italie

Quelques jours avant sa création en tant que cardinal, S.B. Pierbattista Pizzaballa, Patriarche de Jérusalem des Latins, est retourné dans sa région natale de Bergame, en Italie, pour participer à une conférence sur la paix. « La paix : entre prophétie et diplomatie ». Tel était le titre de la conférence organisée par la Fondation Jean XXIII de Bergame, l'Institut Paul VI et l’Opéra pour l'éducation chrétienne de Brèche ( Opera per l'Educazione Cristiana de Brescia ). L’évènement a vu la participation de deux voix, avec deux expériences différentes : celle du patriarche et celle de Staffan de Mistura, ambassadeur des Nations unies et envoyé de l'ONU dans les zones en guerre. Les deux hommes ont ainsi pu discuter de la vision intégrale de la paix, du dialogue interreligieux et de l'avenir de l'Organisation des Nations unies. S.B. PIERBATTISTA PIZZABALLA Patriarche de Jérusalem des Latins «  Le pape Jean nous rappelle dans son "Pacem in Terris" que la paix a besoin d'un développement intégral, d'une vision intégrale de la vie. La diplomatie est donc nécessaire, la politique l’est également, mais la religion aussi – et nous l’avons constaté ces dernières années. Nous ne pouvons parler de paix s'il n'y a pas de développement économique égalitaire, s'il n'y a pas de respect des droits humains, si le rôle des femmes n'est pas valorisé... La paix a aujourd'hui besoin d'une approche globale, intégrale. » ARMANDO SANTUS Président de la Fondation du Pape Jean XXIII de Bergame «  Dans son introduction, Mgr Francesco Beschi, évêque de Bergame, a déclaré qu’il nous fallait surmonter l'indifférence à l'égard de la paix. Pour ce faire, la leçon nous vient des grands pontifes lombards du XXe siècle, Roncalli et Montini, qui nous ont appris qu'avec la vertu du dialogue et de la patience, il est possible d'obtenir des résultats extraordinaires. » Lors de cette vaste réflexion sur la paix, le Patriarche n'a pu que citer Jérusalem en exemple. « La paix est un effort continu  », a-t-il souligné. «  C'est travailler à reconnaître l'existence de l'autre. Nous essayons donc d’agir sur le territoire, de créer des opportunités de rencontre partout où c'est possible. Dans nos écoles, avec les quelques acteurs présents, nous tentons de fournir des opportunités de vie et de développement : nous parlons de paix, mais ce n’est pas suffisant. Il est tout aussi important que toutes les familles puissent vivre dans la dignité, et nous devons veiller à ce qu’il s’agisse d’une dignité réelle, concrète. Le dialogue interreligieux le plus efficace est celui qui implique directement les personnes et les autorités religieuses locales, qui ont des relations directes avec le territoire : le dialogue doit être un lieu de rencontre. » S.B. PIERBATTISTA PIZZABALLA Patriarche de Jérusalem des Latins «  Jérusalem nous rappelle beaucoup de choses : tout d'abord, que nous ne sommes pas maîtres du temps. Nous voulons toujours trouver une solution tout de suite, immédiatement, alors que les solutions ont besoin de temps, elles doivent mûrir. Jérusalem nous rappelle aussi qu'il est important d'écouter les raisons de l'autre, et surtout elle nous rappelle que la paix n'est pas seulement des accords écrits, ou des compréhensions : la paix vient d'en bas, elle a besoin du soutien et de la prière de la population.  » Source: Site Web Christian Media Center Photo : © Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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Le Fils de Dieu a un cœur humain !

Le Sacré Cœur de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie sont deux solennités liturgiques relativement récentes, mais qui trouvent leur fondement dans les Écritures et la Tradition de l'Église. Avec le frère Claudio Bottini, nous vous invitons à tourner le regard vers le Calvaire afin d'approfondir, à travers les Écritures et l'enseignement du Magistère, les grâces qui jaillissent de ces deux cœurs. Fr. CLAUDIO BOTTINI, ofm Studium Biblicum Franciscanum «  Dans la Bible, le cœur désigne la personne et le siège de son être intérieur, de ses sentiments, de ses désirs, de sa volonté, de ses décisions. Ici, sur le Calvaire, le cœur du Christ nous a été donné, a été manifesté lorsque le soldat l’a blessé. De ce cœur, d'où ont jailli le sang et l'eau - symboles des sacrements de l'Église - est née l'Église. » «  Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. » (Mt. 11:28-30) Fr. CLAUDIO BOTTINI, ofm Studium Biblicum Franciscanum «  Le cœur de Jésus est déjà évoqué dans l'Évangile. Il en parle lui-même lorsqu'Il dit à ses disciples, dans un moment de fatigue, "venez et reposez-vous. Recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur". Jésus nous offre Son cœur : la douceur et l'humilité ne sont pas synonymes de faiblesse, de soumission. Devenir humble, devenir doux signifie prendre force et courage pour vaincre l'égoïsme, pour vaincre la froideur, pour s'approcher de bon cœur de ceux qui souffrent. » L'humilité et la douceur sont deux adjectifs que l'on doit apprendre à l'école de l'Évangile, à travers un long parcours de disciple. Fr. CLAUDIO BOTTINI, ofm Studium Biblicum Franciscanum «  Contempler le cœur du Christ, c'est mettre Son cœur à l'unisson du nôtre. Et donc le rendre doux, humble, capable d'aimer d'un amour fécond, fidèle, sans partage, d'aimer par l'Esprit Saint. C’est apprendre à aimer nos frères comme le Christ les a aimés. Fils de Dieu avec un cœur d'homme, Il a aimé tous les hommes d'un amour infini.  » Chaque jour, des milliers de pèlerins et de touristes du monde entier montent au Calvaire. En ce lieu, les frères commémorent la passion du Seigneur en parcourant le chemin de croix. Chaque jour, la messe est célébrée en différentes langues à l'endroit même où l'on commémore la mémoire du Seigneur, qui a donné Sa vie pour le salut de l'humanité. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © shutterstock.com photo

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Le président israélien s'engage à défendre la liberté religieuse

Le président israélien Isaac Herzog a rencontré les représentants de Églises chrétiennes mercredi 9 août à Haïfa. Il a redit, au nom de l’État d’Israël, son engagement à défendre « pleinement la liberté de religion et de culte en Israël », alors que les violences contre les chrétiens se multiplient. De nombreux membres de la communauté chrétienne de Haïfa sont descendus dans la rue ces dernières semaines pour protester contre les récentes incursions de groupes juifs radicaux dans les lieux saints chrétiens. À la suite de ces épisodes de violence, le président d'Israël, Isaac Herzog, a effectué une importante visite au monastère carmélitain de Stella Maris à Haïfa, lui-même concerné par ces tensions. La visite, mercredi 9 août, était de nature privée, le président Herzog étant accompagné de son épouse et d'une petite délégation de fonctionnaires. « Nous devons respecter les membres de toutes les religions, nous y sommes attachés depuis le début de notre existence. Aime ton prochain comme toi-même », a déclaré le président israélien. Isaac Herzog a souligné que « ces derniers mois, nous avons assisté à de graves phénomènes contre les confessions chrétiennes en Terre Sainte. Nos frères et sœurs, citoyens chrétiens, qui se sentent agressés dans leurs lieux de prière, dans leurs cimetières, dans les rues. Je considère ce phénomène extrémiste comme inacceptable à tous points de vue. Ce phénomène doit être éradiqué et je suis reconnaissant à la police et aux autres forces de l'ordre de prendre cette affaire au sérieux ». Personne ne devrait se sentir menacé, a-t-il estimé. « Mon message aux chrétiens résidant en Israël et aux fidèles du monde entier est que les communautés chrétiennes sont sûres, sécurisées et prospères en Terre Sainte », a conclu le président. La réunion a également été suivie par le chef de la police, Yaakov Shabtai. Une visite qui donne de l’espoir Le patriarche de Jérusalem, le cardinal désigné Pierbattista Pizzaballa, s'est exprimé au nom de toutes les communautés chrétiennes de Terre Sainte. Il a remercié le président israélien et les membres de sa délégation pour leur soutien. « Nous devons travailler ensemble pour renforcer le dialogue de solidarité et d'amour entre nous ,» a-t-il déclaré. « Nous vivons dans les mêmes lieux, côte à côte, et nous devons vivre en paix, construire notre avenir ensemble et nous soutenir les uns les autres », a-t-il ajouté, car « nous sommes tous enfants du même Dieu ». Don Piotr Żelazko, vicaire patriarcal des catholiques de langue hébraïque en Israël a commenté cette rencontre sur Radio Vatican-Vatican News. « La visite du président signifie un engagement à relever les défis et les préoccupations concernant la violence contre les chrétiens. En s'engageant avec des chefs spirituels et des représentants de diverses confessions, cette étape importante souligne le dévouement commun à cultiver une atmosphère de tolérance, de dialogue et d'unité ». À ses yeux, « la présence du commissaire Yaakov Shabtai, chef de la police d'Israël, porte un sentiment d'espoir, indiquant un pas positif vers la promotion d'un cadre plus étroit de paix, de compréhension mutuelle et de coexistence harmonieuse ». La visite présidentielle au monastère de Stella Maris représente « un symbole de la détermination collective à surmonter l'adversité et à ouvrir la voie vers un avenir plus compatissant et compréhensif », a insisté don Żelazko. Rencontre entre le président palestinien et le patriarche de Jérusalem Par ailleurs, informe le Patriarcat latin de Jérusalem, mercredi 9 août également, le président Mahmoud Abbas, président de l'État de Palestine, a accueilli dans le district de Ramallah le cardinal Pierbattista Pizzaballa et sa délégation. En présence du Dr. Ramzi Khoury, président du Haut Comité Présidentiel des Affaires des Églises en Palestine, et de quelques membres, Mahmoud Abbas a félicité Mgr Pizzaballa pour sa nomination en tant que cardinal de la Ville Sainte, déclarant qu’il s’agissait une source de fierté pour «tous, chrétiens et musulmans». «Il nous incombe de travailler à la justice et à la paix dans la région», a-t-il ajouté. Mahmoud Abbas a affirmé qu'il poursuivait ses efforts pour parvenir à la paix pour le peuple palestinien. Il a terminé en envoyant un message de paix au Pape François, lui souhaitant une bonne santé et des bénédictions. Père Paweł Rytel-Andrianik – Cité du Vatican Source: Site Web Vatican News Photo : © archives photographiques personnelles lds

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