800 ans de Saint François : les Frères Mineurs Capucins en Terre Sainte
27 Janvier 2026
Depuis plusieurs années, la Basilique du Saint-Sépulcre fait l’objet d’importants travaux archéologiques, conduits par l’Université La Sapienza de Rome. Un chantier exigeant, qui a demandé de la patience, mais qui est aujourd’hui vécu comme un temps de grâce. Pour le frère Gaffurini, la lettre du Pape Léon, publiée à l’occasion du centenaire de l’Institut Pontifical d’Archéologie, confirme combien le travail de fouilles et la documentation archéologique sont essentiels à la connaissance et à l’approfondissement de la Révélation.
Fr. GIUSEPPE GAFFURINI, ofm
Président de la Communauté du Saint-Sépulcre
Ce qui nous a particulièrement marqués et surpris, c’est qu’au cœur de cette lettre apostolique soit justement évoqué le tombeau vide de Jésus. Léon XIV affirme que la première communauté chrétienne n’a pas seulement conservé les paroles de Jésus et les écrits des Évangiles, mais aussi la mémoire d’un tombeau vide. Et cela fait également partie de l’évangélisation. L’archéologie apparaît ainsi comme une mémoire au service de l’annonce de l’Évangile.
Ce temps de grâce s’inscrit dans une année toute particulière : le Jubilé marquant les 800 ans de la mort de Saint François. Dans le cœur du Saint d’Assise brûlait un amour profond pour la Terre Sainte. À une époque marquée par les conflits, François arriva sur cette terre en homme de paix et voulut que ses frères demeurent, pour garder les lieux de Jésus. Dans ce contexte, frère Gaffurini nous conduit à la rencontre de ses confrères — les Frères Mineurs Capucins — pour connaître leur histoire et les visages de ceux qui édifient la Sainte Église par la parole et par les œuvres.
Fr. GIUSEPPE GAFFURINI, ofm
Président de la Communauté du Saint-Sépulcre
Avant tout, nous souhaitons remercier ensemble le Pape Léon XIV pour ce Jubilé, de nouveau proclamé pour commémorer les 800 ans de Saint François. Depuis près de cent ans, vous aussi, Frères Mineurs Capucins, vous êtes inscrits dans le sillage du cœur de François, fait d’amour pour la Parole et pour les Lieux Saints : c’est bien cela ?
Fr. ENRICO MAIORANO, ofmCap
Gardien du couvent
Nos premiers frères sont arrivés en 1929 : c’étaient des frères français venant du Liban, appelés par le patriarche de l’époque, Barlassina. Ils ont répondu à cet appel avec pour objectif de construire ici une maison de formation, dédiée à l’étude biblique et au service de l’Église locale. Arrivés en 1929, ils furent d’abord accueillis par les frères dominicains, découvrant dès le début l’importance de l’hospitalité.
Leur histoire a été marquée par les difficultés et l’attente : le terrain acquis a d’abord été réquisitionné par les autorités britanniques, puis transformé en hôpital par l’État d’Israël. Malgré tout, la présence des frères n’a jamais faibli. Frère Enrico rappelle que frère Pasquale a joué un rôle déterminant : en 1986, il arrive avec pour objectif de récupérer la propriété et de mener à bien la mission initiale des frères.
Fr. ENRICO MAIORANO, ofmCap
Gardien du couvent
À ce stade, les objectifs de la maison sont multiples : la formation, avec l’étude, la recherche biblique et archéologique ; offrir un lieu, une maison à ceux qui ont le rêve de venir en Terre Sainte pour participer à cette mission et servir l’Église locale, en particulier les communautés de migrants indiens. C’est dans cette perspective que nous avançons.
Deux frères de la grande famille franciscaine avancent ensemble avec pour objectif de réconcilier les peuples, de prier dans les Lieux Saints et d’étudier la Sainte Écriture. Au fil de l’histoire, les frères ont été accueillis par d’autres ordres religieux, comme les Dominicains ou les Frères mineurs. L’amour qu’ils ont cultivé, malgré les difficultés, se lit sur les murs de la chapelle Christ Lumière du Monde, où les tentures rappellent ceux qui ont contribué à répandre le bien.
Fr. ENRICO MAIORANO, ofmCap
Gardien du couvent
Tout d’abord, je pense que la plus grande lumière vient du témoignage des personnes. D’un côté, le père Pierre-Marie Benoît, qui a sauvé plus de 4 500 Juifs entre Marseille et Nice pendant la Shoah ; de l’autre, notre père, le bienheureux Giacomo de Ghazir, frère libanais, l’un des premiers frères arrivés en 1929, dont la fécondité spirituelle a été si grande qu’il a fondé plusieurs congrégations religieuses, ainsi que des œuvres au service des malades et des enfants.
La sainteté de Saint François continue de se manifester encore
Source: Site Web Christian Media Center
Photo: © Christian Media Center
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