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L’Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem

Nouvelles de la Terre Sainte

La mission de Jérusalem : une maison de prière pour tous les peuples

Alors qu’une brise légère caressait les visages des participants réunis en prière au pied des murailles illuminées de Jérusalem, près de la porte de Jaffa, la voix commune des juifs, des chrétiens et des musulmans — sur la terre des prophètes et du Christ — semblait s’élever vers le ciel et parvenir plus près de Dieu. La rencontre du 13 mai a été organisée par plusieurs organisations de la société civile, en collaboration avec la Communauté de Sion, afin de réaffirmer l’importance du respect mutuel et de la défense de la dignité humaine. Rabbin NERIA RAFAEL KNAFO Directeur général de la Communauté de Sion à Jérusalem « Notre objectif, ce soir, est d’affirmer que Jérusalem est une ville qui appartient à nous tous : une ville à célébrer et à vivre dans la joie. Grâce aux liens créés entre musulmans, chrétiens, juifs, laïcs et les différents peuples venus ici, nous devons apprendre à partager Jérusalem plutôt qu’à la diviser. » Il a également été décidé que, cette année, les prises de parole durant la rencontre seraient réservées exclusivement aux femmes. Le rabbin Neria, directeur général de la Communauté de Sion, en a expliqué les raisons : Rabbin NERIA RAFAEL KNAFO Directeur général de la Communauté de Sion à Jérusalem « Il y a quelques jours, malheureusement, un grave incident s’est produit dans la Vieille Ville : un homme juif a poussé à terre une religieuse chrétienne. C’est pourquoi les femmes des différentes communautés religieuses ont affirmé qu’il était temps de faire entendre leur voix et de s’engager pour la protection des femmes croyantes à Jérusalem, quelle que soit leur religion.» La modératrice de la rencontre, la rabbine Tamar Elad-Appelbaum, a affirmé que Jérusalem n’est pas seulement un nom, mais un engagement concret. Elle a rappelé que « lorsque, il y a deux mille ans, le respect mutuel a disparu et que la haine gratuite s’est propagée jusque dans le Temple du Seigneur, le Temple a été détruit ». Elle a également rapporté les paroles prononcées par la religieuse agressée : « Priez pour celui qui m’a agressée, afin que nous soyons tous dignes d’habiter dans la maison du Seigneur. » Elle a enfin souligné que les blessures de la religieuse ne sont pas visibles uniquement sur son visage, mais aussi sur les visages de chacun d’entre nous. HAJJEH IBTISAM MAHAMID Fureidis « La religion est avant tout un comportement, qu’il s’agisse d’une personne juive, chrétienne ou musulmane. » Sœur Marie Madeleine, de la congrégation bénédictine, a déclaré dans son intervention que Jérusalem est une mère. Évoquant l’expression « Là, celui-ci est né », tirée du Psaume 87, elle a expliqué que même les peuples considérés comme ennemis y sont présentés comme des enfants de Jérusalem, comme si la ville disait à chacun : « Ici, il y a une place pour toi, je veux que tu vives. » Selon elle, c’est précisément cet esprit qui s’est manifesté à Jérusalem il y a quelques jours lors de l’agression de la religieuse : un homme est intervenu pour la défendre, animé par le désir de protéger la vie et la dignité d’autrui. Les participants à la rencontre brandissaient des drapeaux représentant l’ancienne carte du monde en forme de trèfle, datant de l’époque où l’on pensait que seuls trois continents existaient, avec Jérusalem en son centre. Prières et chants se sont élevés en plusieurs langues, portant des messages d’amour, d’espérance et de paix dans une ville qui demeure un symbole spirituel et humain pour le monde entier. Fr. FRANCESCO RAVAIOLI, ofm. «Cette rencontre est très importante, surtout ici à Jérusalem, car elle crée une opportunité pour tous les croyants chrétiens, juifs et musulmans de dialoguer et d’être des témoins de paix.» Parmi les chants des fidèles et les prières échangées sous les murailles de la Ville Sainte, l’espérance s’est élevé que la paix ne soit pas un rêve inaccessible, mais un choix concret, pouvant commencer par une parole de respect, un geste courageux et une prière sincère. Une prière capable d’unir les croyants de toutes les religions autour de la dignité humaine, de l’amour et de la coexistence. Rabbin NERIA RAFAEL KNAFO Directeur général de la Communauté de Sion à Jérusalem «Le concept de paix et de coexistence dans la Bible est clair dès le Livre de la Genèse : Dieu, béni soit Son nom, a créé l’être humain à son image. Dieu nous a donc rappelé que nous venons tous de Lui et que nous avons tous été créés à son image. Je crois que la paix régnera à Jérusalem et que ce que nous voyons ici ce soir est un exemple de ce qu’elle pourra être. Nous nous sommes réunis ici ce soir, personnes de toutes les religions, pour prier ensemble et témoigner que, lorsque la paix véritable viendra avec l’aide de Dieu, elle aura précisément ce visage.» Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video:  © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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Protéger le caractère sacré de la vie. Marche interreligieuse à Jérusalem

Le 18 mai, des centaines de personnes venues de différentes régions d’Israël et de la Palestine ont participé à la Marche Interreligieuse organisée par le Forum pour les Droits Humains. Une initiative qui réaffirme avant tout le caractère sacré de la vie, au-delà des convictions religieuses de chacun. ADAM RABI « Cette marche est très importante. Nous l’organisons depuis plus de cinq ans. Au début, nous n’étions que quelques-uns, maintenant nous sommes plus nombreux. Nous espérons être encore plus nombreux à l’avenir ! C’est essentiel, car Jérusalem est un lieu pour toutes les religions. » Rabbin AMICHAI LAOLAVI Président du Conseil de l’organisation « Rabbins pour les Droits Humains ». « Notre objectif est d’affirmer qu’au nom des valeurs juives, au nom du Divin, nous ne faisons qu’un et nous devons partager ensemble notre maison et cette terre. Nous croyons sincèrement qu’il existe beaucoup d’autres personnes comme nous, qui désirent la paix, la coexistence, le respect mutuel et la volonté de surmonter le traumatisme que nous traversons afin d’ouvrir une autre voie. » Avec une énergie toute particulière, ce groupe de Jérusalem illustre la joie et la capacité de chacun à entrer en relation avec l’autre. Azulay parle ainsi d’une ouverture du cœur et de la volonté d’écrire un nouveau récit fondé sur l’amour. AZULAY « Jérusalem devrait être une ville d’amour, de lien et sacrée pour l’humanité. Nous voulons guérir le cœur pour que le corps puisse lui aussi être en bonne santé. C’est ce qui nous pousse à continuer à essayer de raconter une histoire d’amour, même lorsque la réalité est bien différente. » Mor Sela, directeur du Mouvement pour la Paix, travaille au sein de cette organisation qui rassemble Israéliens et Palestiniens, avec pour objectif de démontrer que les êtres humains sont capables de se mettre à la place de l’autre et de comprendre sa douleur et ses difficultés. Si les problèmes politiques et sociaux restent nombreux, le travail d’écoute et de soutien envers les personnes les plus touchées par la violence et les restrictions se poursuit. MOR SELA Directeur du Mouvement pour la Paix Sulh « Nous ne pouvons pas faire grand-chose, mais au moins nous allons vers eux, nous leur parlons et nous les écoutons. C’est très important. Pour montrer qu’en face, il y a aussi un être humain qui se soucie d’eux et qui veut construire la paix. » DAVID MOATTY Participant « Je pense que c’est une excellente initiative de réunir des personnes de religions et d’opinions différentes qui, ensemble, ont l’énergie nécessaire pour rendre le monde meilleur. » DANIELLE MAMAM Communauté catholique de langue hébraïque – Jérusalem « C’est la troisième fois que je participe à cette initiative, car je pense qu’il est essentiel, aujourd’hui, de parler de paix, de justice et de cette humanité qui semble tant manquer en ces temps difficiles. Voir ce type de rassemblement nous fait du bien et nourrit l’espoir qu’un changement reste possible. » P. LOUIS MARIE Abou Gosh – Abbé « Nous sommes tous ici, et c’est très important, parce que la vie humaine est aussi en jeu. Chacun de nous est un être humain, créé à l’image de Dieu, et c’est ce qui compte le plus. C’est pourquoi nous devons respecter les autres et accueillir leur histoire et leur religion, car nous sommes tous enfants de Dieu. » Un signe discret dans les rues de Jérusalem, qui ne fait pas abstraction de la douleur, mais rappelle qu’il est encore possible de choisir la vie, l’humanité et la paix. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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Projet « Afaq » : de nouveaux parcours d’espérance pour les jeunes

Les jeunes de Terre Sainte vivent une réalité qui se durcit de jour en jour : restrictions de circulation, barrières métalliques séparant les villages des villes, le tout sur fond de guerre permanente et d’une situation politique sans perspective claire. JOHNNY AL-HATHWA Beit Jala « Le permis de travail a été suspendu et le travail s’est arrêté. Tout s’est arrêté, tout a été fermé. Le tourisme a été complètement ravagé. La première chose qui m’est venue à l’esprit, c’est l’émigration, parce que je ne voyais pas d’autre solution. » FOUAD AL-BANDAK Bethléem « J’ai terminé mes études en gestion touristique pendant la guerre et je savais déjà à ce moment-là que ce ne serait pas facile de trouver du travail à cause de la situation que nous vivons. Mon père aussi est guide touristique et il ne travaille plus depuis deux ans. Aujourd’hui, ma mère est la seule à faire vivre la famille, parce qu’elle travaille comme infirmière à l’hôpital de la Caritas. » Face à cette réalité difficile, le Patriarcat Latin de Jérusalem a réagi en lançant la deuxième édition du projet « Afaq », en collaboration avec l’Institut pour le Partenariat Communautaire de l’Université de Bethléem, afin d’ouvrir de nouvelles perspectives aux jeunes et de renforcer leurs capacités de résilience ainsi que leurs possibilités de rester sur leur terre. SAMI EL-YOUSEF Directeur général du Patriarcat Latin de Jérusalem « Dès le début de la guerre, il est apparu clairement que le chômage avait augmenté de manière significative, surtout dans les régions de Bethléem et de Jérusalem, directement touchées par la situation politique et par l’arrêt du tourisme, dont dépendent de nombreuses familles, en particulier dans ces zones. À cela s’ajoutent la suspension et le retrait des permis de travail à Jérusalem, ainsi que l’incapacité de l’Autorité Nationale Palestinienne à verser les salaires et à honorer ses engagements. Si l’on prend tous ces facteurs en compte, on constate que le chômage a explosé, atteignant dans certaines régions jusqu’à 70 % .» Le projet prévoit un soutien aux petites activités économiques à travers des aides financières sous forme d’achat d’équipements et de matériel, ainsi que la création d’emplois temporaires destinés à de jeunes diplômés sans travail. Il offre également des emplois journaliers aux personnes ayant perdu leur activité dans le secteur du tourisme et dans d’autres secteurs touchés par la crise. Le projet propose en outre des bourses de formation professionnelle pour ceux qui souhaitent apprendre des métiers et acquérir des compétences susceptibles de les aider à intégrer le marché du travail ou à lancer leur propre activité. NISREEN MANSOUR Coordinatrice du projet Afaq « Toutes ces actions du projet « Afaq » ont pour objectif d’aider les personnes les plus en difficulté et les plus durement touchées par la situation actuelle, afin qu’elles puissent améliorer leurs conditions de vie et vivre dignement. L’objectif est aussi de décourager l’idée de l’émigration, qui commence à se répandre dans une grande partie de la société comme si c’était la seule solution possible face aux conditions difficiles que nous traversons .» JOHNNY AL-HATHWA Beit Jala « Grâce à Dieu, aujourd’hui j’ai réussi à passer d’un petit kiosque à un véritable restaurant. Je remercie d’abord le Seigneur, puis le projet « Afaq », qui a soutenu les jeunes. Ils m’ont aidé à acheter du matériel de cuisine, comme des installations au gaz, un grill et un réfrigérateur — des équipements dont le restaurant avait vraiment besoin. Si j’avais dû les acheter moi-même, honnêtement, je n’y serais jamais arrivé. Cela a été un immense pas en avant, passant de quelque chose de petit à quelque chose de grand. » Dans une terre épuisée par les crises et les guerres, les petites histoires de réussite demeurent un puissant signe d’espérance. À travers les perspectives qu’il offre pour une vie digne, le projet « Afaq » peut constituer une première étape pour préserver la présence chrétienne et renforcer l’attachement à la terre du Christ. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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Écouter, dialoguer, prier” : entrée officielle du Délégué apostolique à Jérusalem

“ Allez, écoutez tout le monde, dialoguez avec tout le monde et priez pour tout le monde .” C’est par ces paroles que le pape Léon XIV a confié à Monseigneur Giorgio Lingua sa nouvelle mission comme représentant du Saint-Siège en Terre Sainte, une terre qui continue de porter les blessures de la guerre, de l’incertitude et des tensions. Le jeudi 28 mai, Monseigneur Giorgio Lingua a fait son entrée solennelle à Jérusalem en tant que Délégué apostolique à Jérusalem et en Palestine et Nonce apostolique en Israël, succédant à Monseigneur Adolfo Tito Yllana. Selon la tradition, l’entrée solennelle au Saint Sépulcre marque l’accueil officiel du nouveau Délégué apostolique dans la Ville Sainte. À la porte de Jaffa, l’une des principales entrées de la Vieille Ville de Jérusalem et porte historique des pèlerins, les mélodies festives des Terra Sancta Scouts ont résonné dans les rues tandis que chefs d’Églises, diplomates, religieux et religieuses ainsi que fidèles se rassemblaient pour accueillir le représentant du Pape. De là, la procession s’est dirigée vers la basilique du Saint Sépulcre, où Monseigneur Lingua a été accueilli par le Père Francesco Ielpo, Custode de Terre Sainte, en présence de représentants des Églises grecque orthodoxe et arménienne. “ L’Église locale, dans toute la diversité de ses expressions, de ses rites et de ses traditions, souhaite vous accueillir avec un cœur ouvert et sincère ”, a déclaré Sa Béatitude le Cardinal Pierbattista Pizzaballa, Patriarche Latin de Jérusalem, dans son discours de bienvenue. Il a décrit la mission confiée au Délégué apostolique comme “ un signe de la sollicitude paternelle du Saint Père ”, “ un promoteur de la communion ecclésiale ” et “u ne voix discrète mais persévérante pour la paix ”. " Dans cette ville, aimée et disputée, marquée par une vocation unique à la paix, exigeante certes, mais jamais impossible, votre mission prend une signification profonde ”, a poursuivi le Cardinal Pizzaballa, soulignant la vocation de Jérusalem à demeurer un lieu de rencontre, de dialogue et de prière au milieu de la diversité des peuples et des religions. S’adressant directement à Monseigneur Lingua, il lui a assuré le soutien, les prières et la collaboration de l’Église locale : “ Ici, où la présence chrétienne a traversé des épreuves et des défis sans perdre la foi, nous vous assurons de notre collaboration, de nos prières et de notre soutien. ” Confiant la nouvelle mission du Délégué apostolique au Seigneur ressuscité, le Patriarche a prié afin qu’il soit soutenu par la sagesse et le discernement, devenant “ un instrument de paix, de consolation et d’espérance vivante pour toutes les communautés de cette terre ”. Le Père Marcello Gallardo, Secrétaire Général de l’AOCTS, a ensuite lu la lettre officielle de nomination du Saint Siège. Devant le tombeau vide du Christ ressuscité, Monseigneur Lingua a prononcé son premier discours public, articulant sa réflexion autour des trois mots que lui avait confiés le Pape Léon XIV : l’écoute, le dialogue et la prière. “ Et me voici”, a déclaré l’archevêque, “totalement désarmé. Je n’apporte avec moi que le cœur et l’esprit du Successeur de Pierre, avec son désir de paix et d’unité .” Méditant sur le silence du tombeau vide, Monseigneur Lingua a évoqué la nécessité d’écouter à la fois le cri de la souffrance et le cri de l’espérance qui monte de cette terre. Il a exprimé son engagement à écouter les chefs des Églises, les autorités politiques et diplomatiques, les fidèles des communautés locales, les pèlerins et tous ceux qui cherchent sincèrement Dieu. Parlant du dialogue, il l’a décrit non seulement comme une nécessité diplomatique, mais aussi comme “un acte de foi”, particulièrement dans une terre marquée par les blessures et les divisions. “ Il n’existe aucun obstacle qui ne puisse être surmonté, aucune séparation qui ne puisse conduire à la réconciliation, aucune guerre qui ne puisse être transformée en paix ”, a-t-il déclaré. Monseigneur Lingua a également réfléchi à la vocation chrétienne à l’unité et à la responsabilité délicate de préserver le statu quo qui régit les Lieux Saints. Il a souligné que l’unité tant désirée entre les chrétiens n’est pas un rêve utopique, mais une possibilité réelle enracinée dans la foi au Christ ressuscité. “ Chaque fois que des chrétiens de traditions différentes se parlent avec charité, ils professent leur foi” , a-t-il affirmé, ajoutant que si la pierre du tombeau a été roulée, alors “ toutes les pierres qui nous divisent ” peuvent elles aussi être enlevées grâce à un dialogue respectueux, à la charité mutuelle et à une collaboration patiente dans la garde commune des Lieux Saints. La dernière partie de sa réflexion a été consacrée à la prière, en particulier pour les victimes de la violence, de l’oppression et de la guerre. Évoquant tous ceux qui sont en deuil et tous ceux qui continuent de souffrir dans toute la région, il a affirmé que le Saint Père lui avait demandé de penser d’abord à eux. L’entrée solennelle de Monseigneur Giorgio Lingua à Jérusalem a ainsi marqué non seulement le début d’une nouvelle mission diplomatique, mais aussi le renouvellement de la proximité du Saint Siège avec les peuples et les Églises de Terre Sainte. Chargé d’un ministère fondé sur l’écoute, le dialogue et la prière, le nouveau Délégué Apostolique commence son service en ce temps de profonde souffrance et d’incertitude, portant avec lui l’appel du pape Léon XIV à être une présence de communion, de paix et d’espérance sur la terre même de la mort et de la résurrection du Christ. Source: Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org Photo : © Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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Aides et colis alimentaires pour soutenir les personnes dans la bande de Gaza

Depuis le premier jour de la guerre dans la bande de Gaza, la Mission Pontificale a maintenu sa présence humanitaire malgré les nombreuses difficultés et les défis rencontrés. Aujourd’hui encore, elle poursuit cet engagement aux côtés du Conseil des Églises de Gaza en distribuant des vêtements, des produits de première nécessité et des colis alimentaires durant la période des fêtes, afin de soulager les souffrances des familles et d’apporter une lueur d’espoir dans le cœur des enfants et de toutes les personnes durement touchées par le conflit. JOSEPH HAZBOUN Directeur régional de la Mission Pontificale à Jérusalem « Nous avons apporté notre soutien en raison de l’ampleur des dégâts et du très grand nombre de personnes déplacées et de familles qui ont tout perdu : leurs maisons ont été détruites, leurs écoles ont été détruites, leurs activités ont été détruites. Depuis plus de deux ans et demi, elles vivent sous des tentes. C’est pourquoi nous avons dû intervenir et mettre en place des initiatives avec nos partenaires à Gaza. » TAWFIQ AL-DEEB Gaza « Nous avons besoin d’assurer une vie digne à nos enfants. La situation est extrêmement difficile : il n’y a ni travail ni aucune source de revenus. Vivre sous une tente, en outre, n’est pas ce que l’on pourrait imaginer : c’est une situation de souffrance et d’humiliation. Un jour nous avons faim, le lendemain nous parvenons à trouver quelque chose à manger ; parfois nous trouvons de la nourriture, parfois nous ne trouvons rien. Nous avons besoin de ces colis alimentaires pour pouvoir garantir une vie digne à nos enfants. » YASMIN AL-AL SADOUDI Gaza « Ces vêtements nous ont vraiment aidés. Ils ont apporté de la joie à nos enfants, mais aussi à nous-mêmes. Nous n’étions tout simplement pas en mesure de leur acheter ces choses, mais grâce à Dieu et grâce à vous, cela a été possible. Ils ont apporté beaucoup de bonheur dans notre foyer, à mon mari et à mes enfants, car, pour être honnête, mon mari est blessé et immobilisé ; il ne peut pas acheter de vêtements pour ses enfants. » WISAM AL-ASHA Gaza « Nous vivons dans des conditions très difficiles parce que notre maison a été détruite. J’ai une famille de quatre personnes et je ne suis pas en mesure de leur assurer une vie digne ni d’acheter ce dont elles ont besoin .» IMAD AL-SAYEGH Directeur exécutif du Conseil des Églises « Au nom du Conseil des Églises de Gaza, nous remercions la Mission Pontificale pour son soutien constant aux familles les plus vulnérables de la ville de Gaza. Ce projet prévoit la distribution de bons alimentaires destinés aux familles les plus démunies. La Mission pontificale, avec une grande générosité, continue de mettre en œuvre de nombreux projets de soutien en faveur de notre peuple palestinien. » JOSEPH HAZBOUN Directeur régional de la Mission Pontificale à Jérusalem « Nous avons aidé des milliers de personnes : des enfants, des mères, des jeunes, des personnes âgées, ainsi que plus de 2 000 familles, à travers différentes interventions qui, à certains moments, ont littéralement permis aux gens de survivre, lorsqu’ils n’avaient rien à manger, pas d’eau potable et qu’ils n’étaient pas en mesure de répondre à leurs besoins d’hygiène quotidiens .» Depuis sa fondation à Jérusalem, en réponse du Saint-Siège pour soutenir les populations de Terre Sainte, la Mission Pontificale mène fidèlement sa mission humanitaire et continue de l’exercer aujourd’hui encore, grâce à sa présence active dans la plupart des villes palestiniennes et à son engagement constant en faveur de la dignité humaine, en apportant son soutien là où les besoins sont les plus urgents. Entre des tentes qui ont perdu toute sécurité et une enfance en quête de simples instants de joie, la Mission Pontificale poursuit son action humanitaire, maintenant vivante une flamme d’espérance capable d’éclairer l’obscurité de la guerre. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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Lac de Tibériade, de la vue à la foi

> Sur les rives du Lac de Tibériade, près de Capharnaüm, se dresse le Sanctuaire de la Primauté de Pierre. C’est dans ce cadre biblique que, le samedi 23 mai 2026, a été célébrée solennellement la mémoire évangélique de la manifestation de Jésus Ressuscité à ses disciples. La célébration a été présidée par le Custode de Terre Sainte, le frère Francesco Ielpo, et a réuni des centaines de fidèles. Fr. FRANCESCO IELPO, OFM Custode van het Heilig Land « Saint François l’avait profondément compris lorsqu’il disait que nous aussi, comme les apôtres, sommes appelés à passer du simple « voir » au « voir et croire ». Car le Seigneur continue d’être présent dans la vie de l’Église à travers l’Eucharistie. Nous voyons le pain, mais nous croyons qu’il est le Corps du Christ. » À l’issue de la célébration, le Custode a solennellement vénéré le rocher sacré de la Mensa Christi — la Table du Christ — où sont conservés les vestiges archéologiques d’une église datant des IVe et Ve siècles. La forte présence de fidèles locaux témoigne de la profonde dévotion du peuple de Dieu. Depuis le temps de Jésus, les chrétiens de cette région gardent vivante la mémoire de son passage en ces lieux, théâtre de la pêche miraculeuse et de la proclamation de la Primauté de Saint Pierre. Au-delà d’être des pèlerins, nous sommes appelés à témoigner de ce que Jésus a fait et accompli. Selon le Custode, savoir reconnaître Jésus peut transformer les situations les plus dramatiques de nos vies. Fr. FRANCESCO IELPO, OFM Custode de Terre Sainte « Lorsque nous parvenons à reconnaître que Jésus est présent, qu’Il a un visage et qu’Il est vivant, alors les larmes de Marie Madeleine se transforment en joie — et l’effort vain des disciples, qui ont peiné toute la nuit sans rien prendre, se transforme en abondance .» Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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Patriarcat Latin de Jérusalem : une charité à l’œuvre au cœur des crises

Quelques semaines après le déclenchement de la guerre à Gaza, le 7 octobre 2023, le Patriarcat Latin de Jérusalem a lancé un appel fort pour apporter une aide humanitaire d’urgence en Terre Sainte. Une initiative destinée à faire face à une crise humanitaire croissante, qui a laissé des milliers de familles sans abri, privées de soins médicaux et de biens de première nécessité. Dès le début, le Patriarcat a pris la mesure de l’ampleur du conflit, conscient qu’il ne serait pas de courte durée et que les besoins en aide dépasseraient toutes les prévisions. Ses actions ont donc été orientées vers des interventions de secours direct, afin de préserver autant que possible la vie et la dignité des personnes. Il a également mobilisé le soutien de l’Église universelle et de donateurs du monde entier, parvenant à recueillir plus de vingt millions de dollars. SAMI AL-YOUSEF Directeur général du Patriarcat Latin de Jérusalem « Cinquante pour cent des fonds collectés jusqu’à présent ont été destinés à la population de la bande de Gaza, dans divers domaines, principalement sous forme d’aide humanitaire. Cette aide ne s’est pas limitée à la communauté chrétienne. Le Patriarche a été très clair, notamment après chacune de ses visites à Gaza et après avoir constaté les conditions de vie d’une grande partie de la population : pratiquement tous les habitants de Gaza souffrent profondément, quelle que soit leur religion. À certains moments, le Patriarcat Latin a été le seul à pouvoir coordonner l’entrée de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza — eau, nourriture, médicaments et biens essentiels — parvenant ainsi à atteindre au moins un demi-million de personnes .» SAMI AL-YOUSEF Directeur général du Patriarcat Latin de Jérusalem « À certaines périodes, les coûts ont été extrêmement élevés, lorsque le marché noir représentait le seul moyen de se procurer les biens nécessaires pour la population de Gaza. Un kilo de sucre, qui coûte normalement environ 3 shekels, est monté à 100, puis 150 et même 200. Malgré ces conditions, nous n’avons pas ménagé les moyens financiers pour garantir les biens essentiels, quels que soient les coûts et la rareté des ressources ». La Cisjordanie a également subi les conséquences de la guerre. La situation politique s’est rapidement répercutée de manière dramatique sur la vie quotidienne et l’économie. Les restrictions sévères à la circulation, la fermeture des checkpoints et la diminution des opportunités de travail à l’intérieur de la Ligne verte ont paralysé la vie quotidienne. Dans certaines zones, le taux de chômage a atteint des niveaux alarmants, proches de 70 %, laissant des milliers de familles sans source de revenu stable. SAMI AL-YOUSEF Directeur général du Patriarcat Latin de Jérusalem « Les cinquante pour cent restants des fonds ont été destinés à la Cisjordanie, sous forme d’aide d’urgence. Nous avons distribué, à différentes périodes, des bons d’achat aux familles qui n’étaient plus en mesure de subvenir à leurs besoins essentiels. Dans certaines régions, des aides financières directes ont été versé aux familles dans le besoin, ainsi qu’un soutien pour le paiement des loyers et des factures d’eau et d’électricité. Une assistance a également été apportée pour les frais de scolarité et l’achat de médicaments pour les personnes sans couverture médicale. » Le Patriarcat Latin de Jérusalem a développé des centaines d’opportunités d’emploi dans différents secteurs et continue de soutenir ces initiatives afin de préserver la dignité et la stabilité des familles. Il a également apporté son soutien à ses institutions partenaires pour garantir la continuité de leur mission auprès des populations les plus vulnérables de la société. SAMI AL-YOUSEF Directeur général du Patriarcat Latin de Jérusalem « Nous continuons sans aucun doute à collecter des fonds, si nécessaire, et à fournir, à l’avenir, le plus grand nombre possible d’aides humanitaires à différentes catégories de personnes. » Le Patriarcat Latin de Jérusalem n’a pas attendu que les images de destruction fassent le tour du monde. Il a agi avec un sens de responsabilité pastorale et humanitaire, fidèle à sa mission : voir en chaque être humain l’image de Dieu. Une action concrète, enracinée dans le message de Jésus-Christ. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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Nazareth inaugure le Jubilé du 800ième anniversaire du Transitus de Saint François d’Assise

La Custodie de Terre Sainte, en union avec l’ensemble de la Famille Franciscaine, a célébré le VIIIᵉ centenaire de la mort de Saint François d’Assise dans différents lieux saints. À Nazareth, l’inauguration officielle a eu lieu le dimanche 19 avril à la Basilique de l’Annonciation, avec la célébration de la messe présidée par le frère Francesco Ielpo, Custode de Terre Sainte. Parmi les nombreux concélébrants venus de la région figuraient Mgr Rafic Nahra, évêque auxiliaire du Patriarcat latin de Jérusalem pour la Galilée, le frère Wojciech Bołoz, gardien de la Basilique de l’Annonciation, ainsi que le curé de la paroisse latine, le frère Amjad Sabbara. La participation des membres des communautés religieuses et civiles locales a été importante. Compte tenu de l’importance de la célébration, le groupe scout officiel a guidé la procession depuis l’église supérieure jusqu’à l’autel dédié à Saint François. Fr. FRANCESCO IELPO, ofm Custode de Terre Sainte « Aujourd’hui, plus que jamais, ici sur cette terre, François nous laisse un héritage important : celui d’une présence, une présence au milieu d’autres peuples, d’autres cultures, d’autres religions, avec une caractéristique particulière : celle d’être minoritaires, d’être petits, d’être simples, d’être pacifiques, de chercher sans relâche le dialogue et la rencontre, en évitant l’affrontement. Sa force est la paix, sa force est l’amitié, sa force est l’humilité, sa force est l’amour : c’est le désir que tous les hommes soient sauvés, que tous les hommes trouvent le Seigneur Jésus, que tous les hommes aient une vie pleine et heureuse. Et seul le Seigneur Jésus peut leur donner une telle vie. Ainsi, Saint François, par sa vie, continue de nous parler en ces temps complexes et difficiles, indiquant le chemin de l’amour, du pardon et de la réconciliation. » Fr. FRANCESCO IELPO, ofm Custode de Terre Sainte « Saint François nous dit aujourd’hui que le chemin vers la joie parfaite reste possible si nous gardons dans nos cœurs cette paix, si essentielle pour vivre nos relations avec tous les hommes, même dans les difficultés, même lorsque nous sommes rejetés et persécutés. Ainsi, cette année n’est pas seulement là pour dire : « comme Saint François était admirable », mais pour devenir comme lui, devenir saints comme lui, pour vivre l’Évangile comme lui, chaque jour dans notre vie quotidienne .» Pour le frère Wojciech, commencer cette Année Sainte dans la Basilique de l’Annonciation est une invitation à la conversion et à embrasser concrètement les valeurs que Saint François a vécues dans sa vie, des valeurs qui conduisent à la paix intérieure et à la paix entre les hommes. Fr. WOJCIECH BOŁOZ, ofm Gardien et Recteur de la Basilique de l’Annonciation « Ici à Nazareth, nous souhaitons présenter Saint François comme un homme de réconciliation et de paix : le présenter aux fidèles locaux et aux pèlerins qui viennent et viendront ici, car nous sommes convaincus que son idéal, sa vie et sa spiritualité peuvent contribuer au salut de nombreuses âmes en Terre Sainte, la terre de notre Seigneur Jésus-Christ, où Il a vécu et, surtout, ici, en ce lieu où Il s’est incarné. Avec la Sainte Famille, avec toutes les familles et toutes les communautés de Nazareth, nous voulons demander à Dieu, par l’intercession de Saint François, la paix et que sa grâce descende sur nous. » Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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