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L’Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem

Nouvelles de la Terre Sainte

« La Terre Sainte n'est pas seulement un lieu à soutenir, ni un problème à résoudre : c'est une source »

Entretien avec le cardinal Pierbattista Pizzaballa Éminence, la situation de conflit en Terre Sainte semble presque perpétuelle. Dans ce contexte, comment continuer à croire que la paix puisse advenir un jour sans paraître idéaliste ou naïf ? Comment la parabole de Jésus, « le bon grain et l'ivraie poussent ensemble » (Matthieu 13, 24-30), peut-elle nous aider à œuvrer pour la paix, sachant que le conflit est quasi intrinsèque, inhérent aux interactions humaines, en Terre Sainte ? La présence du mal, la zizanie, ne prendra fin qu'avec la seconde venue du Christ. Nous aimerions tous que le mal soit vaincu au plus vite, qu'il disparaisse de notre vie. Il n'en est rien. Nous le savons, mais nous devons sans cesse réapprendre à vivre avec la douloureuse conscience que le pouvoir du mal continuera d'être présent dans la vie du monde et dans la nôtre. C'est un mystère, aussi dur et difficile soit-il, qui fait partie de notre réalité terrestre. Ce n'est pas de la résignation. Au contraire, c'est une prise de conscience des dynamiques de la vie dans le monde, sans fuite d'aucune sorte, mais sans peur non plus, sans les partager mais sans les cacher non plus. Il ne faut donc pas confondre la paix avec la disparition du mal, la fin des guerres et de tout ce que le mal, Satan, instille dans le cœur des hommes. Nous voulons tous que cette situation de guerre et ses conséquences sur la vie de nos communautés prennent fin au plus vite, et nous devons faire tout notre possible pour y parvenir, mais nous ne devons pas nous faire d'illusions. La fin de la guerre ne marquerait toutefois pas la fin des hostilités et de la douleur qu'elles causeraient. Le désir de vengeance et la colère continueraient d’animer le cœur de nombreuses personnes. Le mal qui semble régner dans le cœur de bien des gens ne s’arrêtera pas, il sera toujours à l'œuvre, je dirais même, créatif. Nous devrons faire face encore longtemps aux conséquences de cette guerre sur la vie des gens. Mais dans ce contexte précisément, croire en la paix signifie ne pas servir le pouvoir du mal, mais continuer de faire croître la semence du Royaume de Dieu, c'est-à-dire semer une graine de vie dans le monde. Dans ce contexte de mort et de destruction, nous voulons rester confiants, nous unir aux nombreuses personnes qui ont encore le courage de désirer le bien, et créer avec elles des conditions de guérison et de vie. Le mal continuera de s'exprimer, mais nous serons le lieu, la présence que le mal ne peut vaincre : la semence de vie, justement. Parmi tous les noms bibliques attribués à Jérusalem, quels sont ceux qui vous inspirent le plus au regard de la situation actuelle ? Pouvez-vous les commenter pour nous dans la perspective d’une invincible espérance ? Deux noms me touchent particulièrement dans le contexte actuel : « Ville de la Paix » (c'est l'une des significations étymologiques de Yerushalayim) et « Épouse » (ou « Fiancée »), surtout telle qu'elle est décrite dans  l'Apocalypse , comme l'Épouse de l'Agneau. «  Ville de la paix  » : aujourd'hui, ce nom semble être un oxymore douloureux, une contradictio in terminis. Cependant, ce nom reste une prophétie, une vocation qui n'est pas encore accomplie. Il nous rappelle que la paix n'est pas seulement l'absence de guerre, mais aussi la plénitude de la vie, la réconciliation, la justice. Malgré les déchirures, ce nom fait vivre l'espérance que Dieu n'a pas renoncé à son projet pour cette ville. « Épouse » : dans l'Apocalypse , Jérusalem est également présentée comme une épouse «  parée pour son mari » (Ap 21,2). Cette image évoque l'intimité, l'alliance et la beauté voulues par Dieu. Aujourd'hui, Jérusalem est déchirée, divisée, blessée, mais l'image de l'épouse rappelle que sa véritable identité lui vient d'en haut, qu'elle est aimée et attendue. Cette vision permet de ne pas réduire Jérusalem à ses conflits actuels, mais de la voir avec les yeux de la foi, comme une réalité en devenir, appelée à la communion. Ces noms insufflent une espérance invincible, car ils dépassent la réalité visible pour tendre vers la promesse de Dieu. Ils invitent à œuvrer, même dans les ténèbres, afin que ces noms deviennent peu à peu une réalité vivante. La Jérusalem nouvelle dont parle le livre de l’Apocalypse est présentée comme l’Épouse de l’Agneau (Ap 21,9). Peut-on déjà discerner des signes de la Jérusalem nouvelle qui descend du Ciel dans la Jérusalem déchirée d’aujourd’hui, où les communautés ne communiquent presque plus les unes avec les autres ? Quels sont ces signes eschatologiques et, plus largement, comment peut-on par nos actions hâter la venue de la Jérusalem nouvelle au cœur de ce monde aux prises avec le mal et la violence ? Même modestement, on peut en effet discerner des signes de la Jérusalem nouvelle, l'Épouse de l'Agneau, dans la Jérusalem déchirée d'aujourd'hui, avec : la présence de « guérisseurs blessés » : il y a des personnes – croyants de différentes communautés, travailleurs humanitaires, artisans du dialogue – qui, bien que blessées par le conflit, continuent de tisser des liens, de soigner, d’écouter. Ces personnes vivent déjà un type de relation inspiré par la Jérusalem nouvelle, un type de relation dans lequel on ne se laisse pas façonner par la haine, mais par un amour et une espérance tenaces ; des lieux de «  rencontre fragile » : malgré la méfiance, il existe encore des espaces (églises, initiatives locales, universités) où se tiennent des rencontres interreligieuses ou intercommunautaires. Ces lieux sont comme les murmures de la ville ouverte décrite dans l'Apocalypse, où les portes ne sont pas fermées ; le courage prophétique de certains chefs religieux : lorsque des voix – même isolées – rejettent le langage de la haine, appellent à la compassion pour toutes les victimes, à la justice pour tous, elles témoignent de cette lumière de l'Agneau qui éclaire la ville. Comment pouvons-nous, par nos actions, accélérer l'avènement de la Jérusalem nouvelle au cœur de ce monde affligé par le mal et la violence ? En étant des « artisans de paix » dans la vie quotidienne, dans nos paroles et dans nos gestes. En pratiquant l'écoute prophétique : en écoutant non seulement notre propre communauté, mais aussi la souffrance et les aspirations de l'autre. En investissant dans l'éducation à la paix dès le plus jeune âge afin de briser les cycles de violence. L’apprentissage d’un nouveau langage pour parler de la paix en Terre Sainte pourrait passer par quels moyens, selon vous ?  Il faudrait passer d'un langage exclusif à un langage inclusif : au lieu d'utiliser uniquement les mots issus de son propre récit, rechercher un vocabulaire qui reconnaisse les réalités et les blessures des deux parties, sans les nier. Refuser un langage déshumanisant et œuvrer pour un langage qui soit inclusif, qui reconnaisse la souffrance de l'autre. Purifier la mémoire : cela signifie reconnaître les souffrances infligées et subies, les nommer avec vérité, mais sans laisser le dernier mot à la rancœur. Un langage de paix doit intégrer la vérité, la justice et le pardon – non pas comme des alternatives, mais comme des dimensions complémentaires. Former les chefs religieux et les médias : ils ont un rôle crucial à jouer pour orienter le discours public vers l'espérance, et non vers la peur ou la haine. Pratiquer un langage incarné : au-delà des discours, il s'agit de mots qui créeraient de la proximité, qui réconforteraient, qui ouvriraient des horizons. Face aux images de souffrance, il faut répondre par des mots et des images d'espérance. Favoriser les espaces de dialogue narratif, où Israéliens et Palestiniens puissent partager leurs récits, non pas pour convaincre, mais pour se faire entendre. Cela permettra de dépasser les stéréotypes et de recréer de l'empathie. Quel est votre secret pour tenir bon au milieu des drames que vit votre peuple à Gaza et en Cisjordanie occupée ? Je ne parlerais pas de secret, mais plutôt d'enracinement. Ce qui permet de résister, c'est avant tout la fidélité quotidienne : rester là, physiquement et spirituellement, sans fuir la réalité, mais sans se laisser submerger par elle non plus. La Terre Sainte oblige à une foi dépouillée. On ne peut pas se réfugier dans l'abstraction : chaque jour, on est confronté à la souffrance concrète, face à des visages, des noms, des histoires. Cela demande une prière sobre, parfois silencieuse, qui ne cherche pas à expliquer Dieu, mais à se tenir devant Lui. Il y a aussi la certitude que l'Église n'est pas appelée à « réussir » selon les critères du monde, mais à rester. Résister, c'est accepter de ne pas avoir de solution immédiate, mais c'est aussi refuser le désespoir. En fin de compte, c'est le peuple lui-même – sa dignité, sa capacité de résistance, sa foi humble – qui soutient le pasteur, et non l'inverse. Des agences qui aident ponctuellement la Terre Sainte profitent parfois de cela pour se faire de la publicité. L’Ordre du Saint-Sépulcre, dont vous êtes le Grand Prieur, agit de façon très discrète à travers le soutien régulier apporté au Patriarcat latin par ses 30 000 membres, répartis sur tous les continents. Diriez-vous que l’Ordre du Saint-Sépulcre et le Patriarcat latin forment une même famille ? Comment ce lien profond, j’oserais dire « viscéral », se manifeste-t-il dans la vie du diocèse de Jérusalem dont vous avez la charge ? Oui, on peut vraiment parler d'une famille, voire d'un lien organique. L'Ordre du Saint-Sépulcre ne se place pas aux côtés du Patriarcat comme un bienfaiteur extérieur ; il partage sa vie, ses fragilités et sa mission. Ce lien se manifeste surtout à travers la fidélité dans le temps. Le soutien de l'Ordre n'est ni occasionnel ni conditionné par l'urgence médiatique : il est régulier, discret, enraciné dans une profonde communion ecclésiale. Concrètement, cela signifie soutenir l'essentiel : les écoles, les paroisses, la formation des séminaristes, la présence pastorale là où cela serait humainement impossible. Mais plus encore, l'Ordre offre au Patriarcat quelque chose de précieux : le sentiment de ne pas être seul, d'avoir une mission universelle. Cette solidarité silencieuse est une forme de charité qui s'inspire beaucoup de l'Évangile. Tout le monde veut « aider » la Terre Sainte, mais ne faudrait-il pas changer de regard, une fois pour toutes, et comprendre que nous avons d’abord et avant tout à accueillir, à recevoir humblement, un trésor de la part de l’Église Mère de Jérusalem ? Comment peut-on favoriser ce changement de regard à votre avis et quel est ce trésor, où est-il ? Ce changement de perspective est en effet fondamental. La Terre Sainte n'est pas seulement un lieu à soutenir, ni un problème à résoudre : c'est une source. L'Église de Jérusalem n'est pas seulement une Église « pauvre » en moyens, c'est une Église riche d'une mémoire vivante de l'Évangile. Le trésor se trouve dans une foi incarnée, marquée par la patience, la coexistence, la croix acceptée sans idéologie. C'est une Église qui vit l'Évangile sans protection, souvent sans reconnaissance, mais avec une grande authenticité. Favoriser ce changement de perspective suppose avant tout d'écouter : écouter les communautés locales, leurs récits, leurs blessures, leur espérance. Il faut passer d'une logique de projet à une logique de communion. Recevoir de Jérusalem signifie accepter que la foi chrétienne naisse dans la fragilité, qu'elle ne se confonde jamais avec le pouvoir, et qu'elle se transmette surtout à travers la fidélité dans l'épreuve. C'est là, au fond, le véritable trésor. Propos recueillis par François Vayne Source: Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org Photo : © Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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« La lumière qui n’élimine pas la nuit, mais qui vainc les ténèbres »

Depuis deux ans, Bethléem attendait de pouvoir célébrer la Nuit Sainte. Aujourd’hui, la ville le vit avec un cœur plus léger, libérée des inquiétudes liées à la guerre et à ses conséquences. AMAL ET NORMA TUSHYEH Chrétiens locaux Nous sommes des chrétiens de Bethléem et nous attendons cette nuit où naît le Roi de la Paix, Jésus-Christ. Que ce soit une année bénie pour nous tous. EDUARD MICHEL Chrétien local Nous sommes très heureux de voir toutes ces personnes venues du monde entier. Je suis ici parmi des personnes venues d’Inde. Bienvenue à vous. Prions pour la paix. Nous voulons la paix, la paix dans le monde entier. RAMYA Étudiante Aujourd’hui je suis ici pour célébrer Noël et c’est un grand privilège pour moi. Depuis mon arrivée ici… Bethléem a toujours été dans mon cœur. Le Patriarche Latin, Sa Béatitude le Cardinal Pierbattista Pizzaballa, a présidé la messe solennelle de la nuit de Noël, précédée de l’Office des lectures dans l’église Sainte-Catherine. Dans son homélie, le Patriarche a évoqué l’Évangile de saint Luc qui raconte la naissance de Jésus au cœur de la grande histoire du monde. Noël – a poursuivi le Cardinal Pizzaballa – est une invitation à dépasser la logique de la domination, pour redécouvrir la force de l’amour, de la solidarité et de la justice. S.B. le Cardinal PIERBATTISTA PIZZABALLA Patriarche Latin de Jérusalem Dans le récit de Luc se dessine un contraste décisif : d’un côté, l’empereur qui gouverne les peuples ; de l’autre, un enfant qui naît sans aucun pouvoir. L’empire promulgue des décrets, Dieu donne un Fils. Tandis que l’histoire obéit à la logique de la force, Dieu agit avec discrétion et accomplit ses promesses à travers des événements ordinaires. Ce contraste ne sert pas seulement à nous émouvoir ; il sert à nous convertir. En cette Nuit Sainte, les fidèles veillent avec les bergers pour célébrer la naissance du Christ. Dans la grotte, chrétiens locaux et pèlerins venus de différents pays prennent part aux célébrations en plusieurs langues MARIA Philippines C’est notre premier Noël ici ; c’est une expérience vraiment très belle ! Les Palestiniens sont très accueillants et amicaux. Nous sommes heureux de les rencontrer. JESSI Philippines L’atmosphère est très agréable. J’étais déjà venue il y a deux ans et cette année je suis revenue pour profiter de l’atmosphère de Noël avec les habitants, et je me sens vraiment bien. Pèlerin Joyeux Noël à tous les chrétiens dispersés dans le monde. Au Champ des Bergers également, les frères ont accueilli des groupes catholiques et évangéliques qui célèbrent dans les différentes chapelles. Vers deux heures du matin, accompagnée par le chant de la chorale, le Patriarche a porté l’Enfant Jésus dans ses bras en procession vers la Grotte de la Nativité. Un moment très significatif et émouvant qui a rempli de joie le cœur de toutes les personnes présentes. Dans la grotte, le diacre a lu les passages évangéliques relatant les événements survenus ici : «  Marie mit au monde un fils, l’emmaillota et le déposa dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune ». Le cardinal lance un message clair : «  La naissance de Jésus se produit dans la nuit. Pas seulement la nuit qui marque le temps, mais aussi la nuit de l’humanité : un temps de limites, d’incertitudes et de peur. Pourtant, c’est précisément dans cette nuit que la lumière apparaît. Une lumière qui ne fait pas disparaître la nuit, mais qui triomphe des ténèbres qui l’accompagnent. La lumière de Dieu n’éblouit pas et n’impose rien : elle éclaire le chemin et permet de continuer à avancer. » Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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Entre douleur et espérance : la visite pastorale du Patriarche à Gaza

« Ce qui semble aujourd’hui impossible, nous pouvons le réaliser », a affirmé le Cardinal Pierbattista Pizzaballa, Patriarche Latin de Jérusalem, lors de sa quatrième visite dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre. Une affirmation claire qui témoigne de la volonté de maintenir vivante l’espérance dans un contexte humanitaire extrêmement éprouvant et qui réaffirme l’engagement du Patriarcat Latin à accompagner, sur les plans spirituel et humain, les fidèles de Gaza, en renforçant la présence de l’Église à leurs côtés dans l’une des périodes les plus difficiles qu’ait connues le territoire. S.B. Card. PIERBATTISTA PIZZABALLA Patriarche Latin de Jérusalem Célébrer Noël à Gaza est toujours une expérience très intense. Il est essentiel d’être ici, surtout en un moment aussi difficile : c’est un devoir, mais en même temps une grâce. À Noël, nous rappelons que Dieu entre dans l’histoire telle qu’elle est, une histoire souvent difficile et tragique, dans laquelle nous sommes contraints de supporter des choix que nous n’avons pas faits. Et pourtant, dans cette histoire, Dieu entre, la traverse et nous apporte sa lumière, la transformant selon des modalités et des temps que Lui seul connaît. À Gaza, j’ai fait l’expérience concrète de tout cela : voir comment Dieu est présent malgré le drame que l’histoire nous a livré ces dernières années. Le Patriarche, accompagné de S.E. Mgr William Shomali, a effectué une vaste reconnaissance du territoire, visitant les principaux centres médicaux et d’assistance, parmi lesquels le bureau de Caritas Jérusalem à Gaza, la « Churches Union Clinic », le centre d’aide de Caritas dans le quartier d’Al-Zaytoun, le centre Touma et l’hôpital Baptiste, ainsi que l’Université Al-Azhar et les tentes des réfugiés sur la plage de la ville. Dans chaque lieu, il s’est informé directement des conditions des services humanitaires et sanitaires offerts à la population et aux réfugiés. S.B. Card. PIERBATTISTA PIZZABALLA Patriarche Latin de Jérusalem Malgré tout, ils ont su célébrer la vie sous toutes ses formes, de manière totalement paradoxale dans des lieux où la vie était prise pour cible, où il semblait que la mort dominait. Pour moi, c’est cela le sens de Noël. Même dans les conditions les plus dures et les plus difficiles, j’ai vu beaucoup de lumière et de nombreux signes d’espérance. L’espérance n’est pas seulement un slogan, mais quelque chose que l’on peut réellement expérimenter là où les personnes décident d’écouter la voix de Dieu, d’être sa lumière et d’être dans le monde des signes d’amour et de partage. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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« Bethléem ». Le chant qui garde le Mystère

Dans l’église Sainte-Catherine, cœur battant de Bethléem, résonne chaque jour un chant ancien, gardien d’un mystère éternel. Ce ne sont pas seulement les lumières des fêtes qui illuminent ces pierres, mais la voix vivante des frères qui, par leur chant, font naître dans le silence l’attente d’un Enfant à venir. Ici, le chant n’est pas une simple mélodie, mais une prière. C’est à travers ces voix que le mystère de l’Incarnation se renouvelle, se vit et se donne : un don qui se fait présence dans chaque cœur, à chaque pas du chemin. Fr. CORRADO SICA, ofm Organiste titulaire – Basilique du Saint-Sépulcre Nous pouvons diviser le répertoire musical liturgique de cette procession en trois grandes catégories. La première, celle de l’Église, avec le Graduale Romanum, qui rassemble les chants que l’Église a offerts aux communautés chrétiennes. Ensuite, il y a celle de l’Ordre, qui a fait naître des chants spécifiques pour ces événements. Enfin, il y a les chants de la Custodie, composés et proposés par les frères dans les lieux où se vivait cet évènement. Parmi eux, le chant « Bethléem » s’élève devant la grotte, expression d’attente et de mystère. Fr. CORRADO SICA, ofm Organiste titulaire – Basilique du Saint-Sépulcre Ce chant est né vers 1400 et a été remanié, soigné et enrichi jusqu’aux XVIIe et XVIIIe siècles. Que nous propose ce chant ? Une antienne accompagnée d’une réponse des chanteurs, à laquelle les autres frères répondent à leur tour. L’antienne dit ceci : «  Bethléem. Voici, dans ce petit recoin de la terre, est né le Créateur de l’univers.  » Fr. CORRADO SICA, ofm Organiste titulaire – Basilique du Saint-Sépulcre Au fil du temps, de petites strophes ont été ajoutées, comme par exemple : « ici il a été emmailloté, ici il a été posé dans une crèche, puis visité par les bergers, et ainsi de suite. » Ce mot « ici », répété sans cesse par les chanteurs, permet à ceux qui assistent à cet événement de ressentir pleinement le mystère et de comprendre que c’est exactement en ce lieu que tout cela s’est produit, et nulle part ailleurs. C’est là que la rencontre de Dieu avec l’homme a eu lieu. Cette splendide antienne, qui résonne encore aujourd’hui, résume le mystère de l’Incarnation, le rendant proche et accessible à tous les pèlerins. Chaque jour, on parcourt ce chemin vers le lieu d’un événement extraordinaire, pour ensuite revenir et le partager avec tout le monde. Fr. CORRADO SICA, ofm Organiste titulaire – Basilique du Saint-Sépulcre Ici, Jésus est né, ici Jésus a voulu entrer dans notre humanité, dans notre monde, pour nous offrir le salut, afin que nous puissions le remercier pour le don de la vie et, plus particulièrement, chanter chaque jour la beauté que nous pouvons vivre à travers notre existence, notre foi, et surtout en croyant que Lui seul est notre Sauveur. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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Déclaration de soutien au travail de l'hôpital Augusta Victoria dans le traitement des enfants atteints de cancer à Gaza

17 décembre 2025 Nous, les patriarches et chefs des Églises de Jérusalem, demandons respectueusement aux autorités israéliennes compétentes d'autoriser les enfants de Gaza atteints de leucémie à se rendre à l'hôpital Augusta Victoria sur le Mont des Oliviers afin d'y recevoir un traitement spécialisé qui n'est disponible que dans cet établissement. L'hôpital Augusta Victoria est prêt à prendre en charge non seulement le transport, mais aussi l'ensemble des soins et du traitement de ces jeunes patients vulnérables, qui seront ensuite ramenés par l'hôpital à leur domicile à Gaza à la fin de leur traitement. Nous lançons cet appel pour des raisons humanitaires. Le traitement de cette maladie n'est pas disponible à Gaza, et il a le potentiel de transformer la vie des personnes qui en sont atteintes. Il n'y aura aucun coût pour le gouvernement, car tous les frais seront pris en charge par l'hôpital. Nous demandons instamment que l'autorisation de traiter ces jeunes patients soit accordée dès que possible. Comme pour toute maladie, la rapidité du traitement est essentielle pour obtenir de bons résultats. Nous espérons donc vivement que les autorités compétentes jugeront opportun que ces patients reçoivent les soins médicaux nécessaires que peuvent leur prodiguer les excellentes installations de l'hôpital Augusta Victoria, afin que ces enfants puissent entamer leur chemin vers la guérison et la santé. Les patriarches et chefs des Églises de Jérusalem Source: Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org Photo : © Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org Traduction en français: par le Bureau Media du LPJ © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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Ambassadeurs et Églises : la réalité des chrétiens

Face aux défis croissants auxquels est confrontée la présence chrétienne en Terre Sainte, une rencontre s’est tenue le 9 décembre dans la salle de la paroisse Saint-Antoine à Jaffa–Tel-Aviv. Elle a réuni des représentants des Églises locales et plusieurs ambassadeurs étrangers. L’objectif était de présenter la réalité vécue par les chrétiens, de mettre en lumière leurs souffrances et d’examiner les moyens de soutenir leur résilience historique dans ce lieu sacré pour le monde entier. La rencontre a été organisée par le Forum des Chrétiens de Terre Sainte. WADIE ABU-NASSAR Coordinateur du Forum des Chrétiens de Terre Sainte Nous ne cherchons pas à faire du chrétien quelqu’un de meilleur que les autres, mais nous refusons qu’il soit considéré comme inférieur. La rencontre a débuté par une prière guidée par Mgr Youssef Matta, archevêque d’Acre, de Haïfa, de Nazareth et de toute la Galilée. Il a ensuite prononcé un discours de bienvenue, présentant aux ambassadeurs le thème de la rencontre : «  Écoutez-nous, et non ce que l’on dit de nous ». Mgr Rafic Nahra, vicaire patriarcal latin de Galilée, a prononcé un discours dans lequel il a souligné les défis auxquels les chrétiens sont confrontés. S. Exc. Mgr RAFIC NAHRA Vicaire patriarcal latin de Galilée Beaucoup de nos jeunes ne voient pas d’avenir clair pour leur vie et leur travail dans ce pays. Un autre défi majeur est la violence au sein de la société arabe, un phénomène très préoccupant qui pousse de nombreuses familles, notamment dans la ville de Nazareth, à s’installer à Nof HaGalil, à Haïfa ou même à émigrer à Chypre, en Grèce ou ailleurs. J’ai demandé le soutien des ambassadeurs sur cette question. Il est essentiel que nos familles se sentent en sécurité ; sinon, elles ne resteront pas sur cette terre. Il a également abordé la question de la crise identitaire des jeunes chrétiens en tant que citoyens arabes en Israël, soulignant que le meilleur soutient consiste à leur rappeler qu’ils appartiennent à cette terre et que leur présence ici fait partie de leur vocation chrétienne. Il a ensuite mis en lumière un autre défi : l’injustice dans le soutien de l’État aux institutions chrétiennes. Par la suite, Abu-Nassar a présenté des données statistiques à ce sujet. WADIE ABU-NASSAR Coordinateur du Forum des Chrétiens de Terre Sainte Les chrétiens du pays contribuent bien au-delà de leur poids démographique : ainsi, bien qu’ils ne représentent que 1,2 % de la population totale, nos écoles éduquent environ 4 % des citoyens. Il en va de même pour les hôpitaux chrétiens. Il a également donné un exemple de discrimination dans les financements gouvernementaux : les écoles chrétiennes ne reçoivent que 40 % du soutien de l’État, tandis que les écoles religieuses juives ultra-orthodoxes bénéficient d’un financement complet. Il a aussi souligné la diminution de la présence chrétienne en Israël : alors qu’en 1948 les chrétiens représentaient environ 4,2 % de la population, cette proportion est tombée à environ 1,5 % en 2023. Les questions relatives aux villages déplacés d’Iqrit (إقرت) et de Baram (وبرعم) ont également été abordées. La rencontre s’est déroulée dans une atmosphère de Noël, avec le souhait que des jours meilleurs arrivent, porteurs d’espérance et de joie pour tous. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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La Palestine ouvre ses portes au monde
Bethléem Terre sainte Avent 2025

Le 4 décembre, le Ministère palestinien du Tourisme et des Antiquités a organisé une vaste visite pour les membres du corps diplomatique accrédité auprès de l’État de Palestine dans la ville de Bethléem, lançant un message clair : après deux ans de guerre et l’absence totale de pèlerins, la Palestine est prête à accueillir des touristes du monde entier. Le Ministre Hani Al-Hayek affirme que la coopération avec les représentants des pays étrangers constitue un pilier essentiel pour renforcer la présence touristique et faire connaître au monde la valeur du secteur touristique palestinien, qui a retrouvé son dynamisme malgré les difficultés. HANI AL-HAYEK Ministre du Tourisme et des Antiquités – Palestine Le Ministère du Tourisme et des Antiquités a invité les ambassadeurs et consuls accrédités auprès de l’État de Palestine à se rendre à Bethléem afin de constater les préparatifs en cours, menés en collaboration avec la municipalité et les institutions, en vue des célébrations de Noël. L’importance de cette visite réside dans le message qu’elle entend adresser au monde : la Palestine, et Bethléem en particulier, est prête à accueillir visiteurs et pèlerins. Elle est ouverte, sûre et souhaite la bienvenue à tous. IHAB SULEIMAN Ambassadeur d’Égypte auprès de l’État de Palestine La visite d’aujourd’hui, comme les précédentes, nous confirme que Bethléem est une ville extraordinaire, dont l’histoire est connue dans le monde entier, et qu’elle est prête à accueillir les pèlerins dans la période à venir. Nous espérons que la reprise débutera en décembre 2025 et que cette période apportera prospérité et dynamisme touristique à Bethléem, et à ses prestigieuses institutions. JASON MORRIS Consul politique – Consulat général britannique à Jérusalem Les deux dernières années ont été difficiles pour la population de Cisjordanie et en particulier pour les habitants de Bethléem, qui dépendent fortement du tourisme. La visite d’aujourd’hui a été très positive pour constater l’avancement des préparatifs en vue de Noël. J’espère que cela apportera un peu de confiance et d’optimisme aux résidents de Bethléem. J’encourage vivement les citoyens britanniques qui envisagent de visiter Bethléem à le faire, et j’espère que les prochaines semaines, les mois et les années apporteront une nouvelle dynamique positive à cette ville. Le message que Bethléem adresse au monde se renouvelle : le retour du tourisme est le retour du cœur et de l’âme de la ville. C’est une opportunité pour des milliers de familles de se relever et de retrouver leur source de subsistance. Venez, regardez et parlez de nous. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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Réflexions depuis la Terre Sainte : un Noël différent

Dans son message de fin d'année, Sami El-Yousef, administrateur général du Patriarcat latin de Jérusalem, partage ses réflexions sur Noël en Terre Sainte. Après les ténèbres du conflit, Noël est désormais un signe d'espérance renouvelée pour une renaissance de la justice et de la paix pour tous. Sami El-Yousef écrit :« I l y a eu un grand espoir lorsque le cessez-le-feu a été déclaré à Gaza il y a environ deux mois, laissant présager la fin de la guerre et l'ouverture d'une voie vers une résolution pacifique (…)  ». Sami poursuit en expliquant comment la communauté locale s'engage activement à continuer à vivre, nourrie par l'espoir : «  Malgré la situation relativement sombre sur le terrain, il y a lieu d'espérer si l'on considère le travail dans lequel nous sommes engagés. Nos frères et sœurs religieux n'ont jamais été aussi occupés à répandre la foi, que ce soit à travers une vie paroissiale active et des activités impliquant des fidèles de tous âges, à travers des programmes plus structurés proposés par le Centre de formation spirituelle et le centre de conseil Bailasan, ou encore à travers le Bureau de la Catéchèse et le Bureau liturgique. Seule la formation à la foi, qu'elle soit formelle ou informelle, permettra à notre peuple de faire grandir l'espérance nécessaire pour continuer à vivre dans notre région déchirée par les conflits. Citons les visites dans différentes écoles où les valeurs chrétiennes sont transmises à nos 19 000 élèves dans toute la région desservie par 44 écoles, avec une expérience interconfessionnelle vécue là où le dialogue, la tolérance, la coexistence et le pardon sont les valeurs clés mises en pratique (…) ». Le patriarche Pizzaballa a apporté une aide pratique et significative : « Il convient également de mentionner tout particulièrement la décision de Sa Béatitude le cardinal Pizzaballa de renoncer à des millions de dollars de dettes accumulées par tous les élèves de nos écoles au titre des frais de scolarité, dans l'esprit de l'Année jubilaire, apportant ainsi un soulagement à des milliers de familles en difficulté. Vous pouvez être sûrs que, collectivement, nous faisons vraiment la différence grâce à notre pilier éducatif afin que la Terre Sainte soit un lieu meilleur pour tous ses habitants (…)  ». Enfin, Sami témoigne de la joie du peuple à la naissance de Jésus, le Prince de la Paix : «  Ce Noël est vraiment différent ! Pour la première fois depuis 2022, les sapins de Noël sont à nouveau illuminés sur les places principales de la plupart des villes et villages. Les marchés de Noël fleurissent un peu partout, tout comme les concerts et les spectacles. Il y a même un sapin de Noël décoré dans la paroisse de la Sainte-Famille à Gaza ! L'esprit est bel et bien de retour. Nous voyons de petits groupes de pèlerins revenir pour manifester leur solidarité, découvrir le charme des Lieux saints et renforcer leur foi. La roue économique de la Cisjordanie recommence à tourner. Même si tout le monde sait que le chemin sera long et difficile, nous espérons que la période de Noël apportera un peu de magie à notre peuple qui souffre. Nous continuons à prier pour que la roue qui s'est mise en mouvement mène à une paix véritable, dont ont tant besoin tous ceux qui vivent en Terre Sainte et qui la considèrent sincèrement comme leur patrie, qu'ils soient musulmans, juifs ou chrétiens ». En conclusion, Sami El-Yousef formule ses meilleurs vœux : «  Je vous souhaite de tout cœur un joyeux Noël et une bonne année. Que 2026 soit l'année qui transformera véritablement la magie de cette fête en une justice et une paix durables ! » Livia Passalacqua Source: Site Web Grand Magistère – l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem Photo : © Grand Magistère © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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1150 Bruxelles
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