Nouvelles de la Terre Sainte
Dans le cadre du renforcement du partenariat avec les autorités locales, le Custode de Terre Sainte, le père Francesco Ielpo, accompagné du père Ibrahim Faltas, représentant de la Custodie de Terre Sainte auprès de l’État de Palestine, a rencontré le 30 juin les nouveaux maires de Bethléem, Beit Jala et Beit Sahour. Les échanges ont porté sur les principaux défis politiques et économiques qui pèsent sur le quotidien des habitants, avec la volonté commune d’unir les efforts pour lancer de futurs projets au service de la communauté locale. VLADIMIR KROUFA Maire de Beit Jala « Les aspirations des jeunes à émigrer sont de plus en plus fortes, car les gens sont à bout : ils ne peuvent aller nulle part, ils sont au chômage et ne gagnent pas suffisamment pour faire vivre leur famille. Que peuvent-ils faire ? Il n'y a ni possibilités d'emploi ni permis de travail. Quitter le pays, ou vivre dans n'importe quelle autre condition que celle d'aujourd'hui, devient la seule issue. » P. FRANCESCO IELPO, ofm Custode de Terre Sainte « Une fois encore, nous avons pris conscience des innombrables difficultés auxquelles est confrontée la communauté chrétienne qui vit autour du lieu de la naissance de Jésus. La ville de la paix doit faire face à une réalité toujours marquée par le conflit, la guerre et l'absence des pèlerins. » La Custodie renouvelle son engagement à rester aux côtés de la population, à partager ses difficultés, ses souffrances, mais aussi ses joies. « Nous poursuivons notre présence à travers nos paroisses, nos écoles et de nouveaux projets, notamment dans le domaine de la formation professionnelle des jeunes .» Le Custode de Terre Sainte a également rencontré le gouverneur de la province de Bethléem, Mohammed Taha Abu Alia, réaffirmant l'engagement de la Custodie à préserver et à renforcer la présence chrétienne en Terre Sainte grâce au soutien apporté aux institutions éducatives, sociales et humanitaires. Lors de son entretien avec le ministre du Tourisme et des Antiquités, Hani al-Hayek, les discussions ont porté sur les moyens de soutenir le secteur touristique et d'encourager le retour des pèlerins en Terre Sainte. Les deux parties ont également défini des orientations et des projets communs pour promouvoir le tourisme religieux. Il a été souligné que la relance de ce secteur constitue un pilier essentiel pour les communautés locales, en particulier dans la province de Bethléem, où de nombreuses familles dépendent du tourisme comme principale source de revenus. P. FRANCESCO IELPO, ofm Custode de Terre Sainte « Nous attendons avec espérance la reprise des pèlerinages, l'apaisement de la situation, la fin du conflit et la possibilité, une fois encore, de revenir comme pèlerins sur cette terre, en y apportant solidarité et espérance. » Ces rencontres confirment que le soutien aux communautés locales et la préservation de la présence chrétienne en Terre Sainte relèvent d'une responsabilité partagée, qui exige une action concertée et un véritable esprit de solidarité. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Avec le départ du deuxième groupe, du 3 au 14 juillet, s’est achevée l’édition 2026 du projet « Enfants sans frontières ». Au total, 50 enfants de Bethléem ont séjourné à Milan, accueillis par des communautés du diocèse : 26 lors du premier séjour et 24 lors du second. Intégré au programme « Éduquer à la paix », conçu par le père Ibrahim Faltas et soutenu par l’Association Oasi di Pace, dirigée par Adriana Sigilli, le projet a mobilisé quatre communautés d’accueil : Legnano, Primaluna, Seregno et Lonate Pozzolo. Le Custode de Terre Sainte, le frère Francesco Ielpo, a béni les jeunes voyageurs, les qualifiant de « ponts d’espérance vers un avenir de paix, d’amour et de fraternité ». Une initiative qui allie vacances et parcours éducatif, illustrant que la paix se construit à travers les rencontres, les relations et l’hospitalité. À l’issue de leur séjour, le 13 juillet, le groupe sera reçu par l’archevêque de Milan, Mgr Mario Delpini, pour un temps de rencontre, de prière et de salutations. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Dans le cadre du projet des Dix Chapelles du Champ des Bergers, porté par la Custodie de Terre Sainte à Beit Sahour, le cardinal Grzegorz Ryś, archevêque métropolitain de Cracovie, et le père Francesco Ielpo, Custode de Terre Sainte, ont posé le 14 juillet la première pierre de la chapelle polonaise dédiée à Saint Joseph — un geste qui témoigne de la profondeur des liens entre l'Église de Pologne et la Terre Sainte. S. Ém. le cardinal GRZEGORZ RYŚ Archevêque métropolitain de Cracovie « J'espère que cette chapelle deviendra bientôt l'un des lieux les plus importants de prière et de méditation pour tous les pèlerins venant de Pologne, mais aussi pour les personnes qui vivent ici et qui viendront y prier. La chapelle est dédiée à Saint Joseph, et j'en suis très heureux, car il est le patron de Cracovie, la ville dont je suis l'archevêque. C'est d'ailleurs l'archidiocèse de Cracovie qui participe à ce projet de construction de cette chapelle .» P. FRANCESCO IELPO, ofm Custode de Terre Sainte « C'est une étape très importante dans un projet beaucoup plus vaste, celui du Champ des Bergers, avec plusieurs chapelles représentant différentes nations et la générosité de nombreux chrétiens. Ces chapelles seront avant tout des lieux où la communauté locale pourra venir prier, se recueillir dans la prière et la méditation, et pratiquer ses dévotions. Elles seront également destinées aux pèlerins, que nous espérons voir revenir bientôt. Leur retour signifierait aussi la fin de la guerre, et c'est là le bien le plus précieux. » S. Ém. le cardinal GRZEGORZ RYŚ Archevêque métropolitain de Cracovie « Je suis convaincu que ce lieu sera important pour le peuple polonais et pour les nombreux pèlerins qui viennent en Terre Sainte pour prier. Nous sommes également très liés à cet endroit en raison de la Seconde Guerre Mondiale, lorsque l'armée polonaise est restée en Terre Sainte en prenant soin de tous les Lieux saints. Cette chapelle constitue donc une nouvelle étape dans notre relation avec cette terre .» La pose de la première pierre de la chapelle polonaise au Champ des Bergers, alors que la Terre Sainte traverse une période de profonde épreuve, invite les chrétiens du monde entier à s'unir dans la prière pour la paix et à soutenir concrètement la présence chrétienne sur cette terre. Car des églises vivantes, habitées par les fidèles, sont tout aussi essentielles que des édifices toujours debout. P. FRANCESCO IELPO, ofm Custode de Terre Sainte « En tant que Custode de Terre Sainte, j'exprime notre profonde gratitude à nos bienfaiteurs, à l'archidiocèse de Cracovie, ainsi qu'à tous ceux qui ont rendu ce projet possible : les frères franciscains, le Gardien de Bethléem, le père Marcello, les architectes et toutes les personnes qui ont contribué à faire du Champ des Bergers un lieu toujours plus grand de prière, d'accueil et d'espérance pour ce peuple. » Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Samedi 18 juillet, au monastère Sainte-Claire de Jérusalem, une messe solennelle a été célébrée pour la dédicace de l’église et la consécration de l’autel. L’église a été rénovée par l’architecte Vincenzo Zuppardo, qui a dirigé les travaux dans le respect des attentes et des souhaits de la communauté des Clarisses. VINCENZO ZUPPARDO Arcitecte « Aujourd’hui s’achève un travail commencé il y a plus d’un an, lorsque la communauté des Clarisses a décidé d’entreprendre la restauration du monastère, en commençant précisément par le cœur de la vie monastique, c’est-à-dire l’église. Prendre soin de cet espace, restaurer cette architecture, a également été une manière de soutenir la présence d’une communauté monastique contemplative ici à Jérusalem, sans imposer, autant que possible, de nouveaux schémas à ce que nous avons reçu du passé, une histoire qui a commencé il y a plus de cent ans avec la pose de la première pierre en 1912 .» Pour la communauté des Clarisses, la dédicace de l’église représente un moment d’une grande importance : elle renouvelle leur mission fondée sur la prière, le silence et l’accueil. Les portes du monastère s’ouvrent à nouveau pour accueillir amis et fidèles dans la prière. Sœur MARIA DI NAZARETH, osc Supérieure du couvent des Clarisses – Jérusalem « Le monastère est un lieu ouvert à tous. Ici viennent des musulmans, des juifs, des chrétiens pour demander la prière. Les trois religions croient toutes en la puissance de la prière. Le désir le plus profond est que cette Maison, ce lieu, continue sa mission d’être un lieu de rencontre avec le Seigneur et qu’il reste ouvert à toute la région, à toutes les personnes qui souhaitent passer ici et trouver le Seigneur .» La mère supérieure et le Cardinal Pizzaballa ont ouvert la porte aux fidèles lors du rite d’entrée. Le Patriarche a ensuite présidé la célébration, en présence de l’assemblée réunie dans la prière. Une succession de rites riches en symboles a rythmé la célébration, transformant l’église en un espace consacré à la prière, à la communion fraternelle et à l’Eucharistie. S.B. Cardinal PIERBATTISTA PIZZABALLA Patriarche Latin de Jérusalem « Nous venons de consacrer une église, nous avons consacré les pierres, mais comme le dit aussi saint Paul, c’est nous qui sommes l’Église. Nous sommes l’édifice vivant fait de pierres vivantes qui doivent construire la vie de l’Église et, par leur propre vie, rendre un culte à Dieu. Malgré la situation, notre souhait, notre prière, est que cet édifice vivant grandisse et s’élargisse, qu’il devienne un édifice aux portes ouvertes, accueillant tous ses fidèles venus du monde entier, afin de rendre cette église toujours plus vivante .» La nouvelle église est bien plus qu’un simple édifice : à partir d’aujourd’hui, avec le rite de la dédicace, elle devient le signe tangible d’une communauté vivante et de sa foi. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
La vie reprend son cours dans la paroisse de Gaza grâce à une école et à un jardin d’enfants Dans un paysage profondément marqué par les conflits et les pertes, un tournant majeur vers le renouveau commence à se dessiner à Gaza. Le Patriarcat latin de Jérusalem (PLJ) mène une initiative cruciale visant à relancer l’éducation de la petite enfance, offrant ainsi de l’espoir et un retour concret à la vie aux communautés les plus touchées de la région. En réouvrant progressivement le plus grand réseau d’écoles de Gaza sur deux sites voisins, ce projet témoigne de la résilience humaine et de la force inébranlable de l’amour et de la bienveillance. Depuis octobre 2023, l’escalade du conflit a entraîné un effondrement total des services éducatifs, privant plus de 60 % des enfants en âge scolaire de tout accès à la scolarité et exposant des centaines de milliers de jeunes esprits à un risque de graves retards de développement. Avant la guerre, le réseau scolaire catholique gérait trois établissements réputés ouverts aux familles de tous horizons : l’école de la Sainte-Famille dans le quartier de Rimal, l’école du Patriarcat latin dans le quartier de Zeitoun, et l’école des Soeurs du Rosaire. À mesure que la crise s’aggravait, ces lieux ont été réaménagés et ont servi pendant plus de deux ans de refuges indispensables aux personnes déplacées à l’intérieur du pays. Aujourd’hui, un profond changement s’opère, marquant le passage de la survie à la renaissance. Le pilier institutionnel de cette mission est l’École latine, située dans l’enceinte de la paroisse de la Sainte-Famille à Zeitoun, qui abandonne progressivement son rôle d’abri pour retrouver sa vocation éducative d’origine et se prépare à accueillir environ 850 élèves. Parallèlement, le projet s’étend à un deuxième site adjacent : le bâtiment récemment sécurisé et réhabilité, situé à près d’un kilomètre de là. Ce site satellite dédié fonctionnera comme un jardin d’enfants sécurisé et spécialisé, pouvant accueillir au moins 150 enfants âgés de 3 à 5 ans. Ancrée dans les valeurs universelles de paix, d’acceptation et de dignité humaine, cette initiative incarne l’essence même de la solidarité humanitaire. Cela va au-delà de l’aide d’urgence, pour investir dans les fondements intellectuels et émotionnels d’un avenir meilleur. S’appuyant sur un réseau bien établi d’enseignants spécialisés, l’école veille à ce que ces enfants ne soient pas simplement pris en charge, mais véritablement encouragés. De plus, conscient des graves répercussions psychologiques d’un conflit prolongé, le PLJ met en place un soutien psychosocial essentiel. Grâce à des routines structurées, à des jeux créatifs et à un accompagnement professionnel, cette initiative s’attaque directement aux traumatismes dévastateurs subis par les plus jeunes victimes, en les aidant à surmonter leur réalité et à renouer avec une enfance normale. La sécurité reste le fondement même de l’ensemble de l’opération. Dans une ville où les infrastructures sont fortement endommagées, le PLJ met en place un système de transport par bus, sécurisé et dédié. Ce réseau de transport permettra de faire le lien entre les camps de déplacés ou les lieux d’hébergement provisoires et l’environnement protecteur des salles de classe, garantissant ainsi que le chemin vers l’éducation ne se fasse pas au prix de la sécurité personnelle. En assurant un moyen de transport garanti, le projet lève un obstacle psychologique majeur pour les familles qui aspirent à un retour à la normale mais sont freinées par les risques liés à un territoire morcelé. Cette artère logistique ne se contente pas de relier des points sur une carte ; elle crée un corridor de soins indestructible où les enfants sont à l’abri de toute hostilité extérieure, dès l’instant où ils quittent leur famille jusqu’à leur retour en toute sécurité. Entre ces murs, l’éducation devient une forme active de construction de la paix, où le respect mutuel et la guérison prennent racine. Les retombées de cette réouverture se font déjà sentir au sein de la communauté, suscitant une joie profonde tant dans le coeur des enfants que dans celui de leurs parents. Pour les mères et les pères, voir leurs enfants monter dans un bus scolaire avec leur sac à dos plutôt que d’affronter une nouvelle journée d’incertitude et de désorganisation procure un immense sentiment de soulagement et de dignité. Pour les enfants, la salle de classe est un refuge de sourires, d’échanges entre camarades et de découvertes. En remplaçant les bruits de la destruction par le bourdonnement joyeux de l’apprentissage, le Patriarcat latin de Jérusalem démontre que, même après les ténèbres les plus profondes, la vie, la paix et l’espoir peuvent resurgir avec éclat. George Akroush Directeur du Bureau du développement Patriarcat latin de Jérusalem
La ville d’Hébron abrite l’un des plus importants lieux de pèlerinage et de spiritualité de la Terre Sainte : l’église du Chêne de Mambré, également connue sous le nom de Monastère de la Sainte-Trinité, qui dépend de la Mission Orthodoxe Russe. Selon la tradition, c’est ici que le prophète Abraham séjourna et accueillit les anges venus lui annoncer la naissance de sa descendance. Depuis l’édification de l’église et du monastère au XIXᵉ siècle, ce site constitue un témoignage vivant de l’ancienneté de la présence chrétienne et de la coexistence des chrétiens et des musulmans en Terre Sainte. VICTOR KUDJIMIAK Responsable politique de la Représentation Russe en Palestine « C’est ici que l’histoire a commencé, l’histoire de notre père Abraham. C’est ici qu’est née une figure sacrée pour toutes les religions monothéistes. Le site du Chêne de Mambré est un lieu saint pour nous ainsi que pour nos amis appartenant aux autres religions. C’est pourquoi nous venons ici prier pour toute l’humanité, depuis la Palestine, qui aspire à la paix, à la prospérité et au bien-être pour tous. » Dr RAFIQ AL-JAABAR Vice-gouverneur d’Hébron « L’église du Chêne de Mambré est l’un des principaux monuments historiques et religieux du Gouvernorat d’Hébron. Nous, en tant que ville musulmane, sommes honorés et heureux d’avoir cette église dans notre ville. Sa présence revêt une grande importance religieuse et reflète la coexistence entre chrétiens et musulmans dans une ville comme Hébron. Nous attachons une grande importance à la présence de nos frères chrétiens ainsi qu’à leur visite des lieux saints, en particulier de l’église du Chêne de Mambré. » Cinquante jours après Pâques, à l'occasion de la Pentecôte, l'église célèbre sa fête patronale. Les chrétiens de la région s'y retrouvent pour la messe, les prières et les célébrations liturgiques, réaffirmant leur attachement à ce lieu de foi et à leur héritage spirituel. YURI ALEXANDER Conseiller du Patriarcat Russe auprès de l’Autorité Nationale Palestinienne « Le Saint-Esprit est venu ici avec le Père et le Fils, et il a visité Abraham en ce lieu. Cette église a été construite en 1880 par l’archimandrite Antonin Kapoustine, qui était alors supérieur du monastère et chef de la Mission Spirituelle Russe en Palestine. Nous avons célébré cette fête avec une grande joie, et le chef de la mission a exprimé son bonheur de voir non seulement des pèlerins étrangers, mais aussi un grand nombre de pèlerins locaux. » Le patriarche Abraham demeure une figure de référence commune au christianisme, à l'islam et au judaïsme tant d’un point de vue historique que spirituel. Il incarne le dialogue entre les religions, les valeurs de paix et la recherche de ce qui unit les êtres humains sur les plans moral et spirituel dans le monde d’aujourd’hui. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Au Musée des Terres de la Bible, l’exposition « Judée et Rome » plonge les visiteurs dans les dernières années de la Judée avant la destruction du Second Temple. Parmi les objets exposés figurent des monnaies et des sarcophages datant de l’époque de la naissance du christianisme. Dr YIGAL BLOCH Commissaire de l’exposition « Les objets que nous présentons commencent en réalité avec les monnaies romaines de la fin de la période du Second Temple, y compris celles datant de l’époque de Jésus de Nazareth. Ces pièces portent d’un côté l’effigie de l’empereur ainsi que l’indication de l’année du règne de Tibère César ; je crois qu’il s’agit de la dix-septième année de son règne, période durant laquelle Ponce Pilate gouvernait la Judée. De l’autre côté figurent trois épis de blé ou un bâton sacerdotal romain appelé lituus. » L’exposition permet également d’observer l’influence de l’art romain sur l’art chrétien. Dr YIGAL BLOCH Commissaire de l’exposition « Nous avons ici une mosaïque représentant un paon, considéré dans le monde romain comme un symbole de la résurrection, puisqu’il perd ses plumes à chaque saison avant de les retrouver. C’est pour cette raison que l’on retrouve également le paon dans les mosaïques des églises et des synagogues de l’époque byzantine. » L’exposition présente également des sarcophages datant de l’époque où le christianisme est devenu la religion officielle de l’Empire Byzantin. Parmi eux, l’un se distingue par le monogramme du Christ (Chi-Rho) surmontant une croix inscrite dans une couronne triomphale romaine, ainsi que par ses représentations de scènes et de miracles tirés de l’Ancien et du Nouveau Testament. Dr YIGAL BLOCH Commissaire de l’exposition « De l’Ancien Testament, nous voyons l’expulsion d’Adam et Ève du Paradis, symbole du péché originel, ainsi que le sacrifice d’Isaac par Abraham, interprété dans la tradition chrétienne comme une préfiguration du sacrifice futur de Jésus, Fils de Dieu. » « Le Nouveau Testament est quant à lui illustré par plusieurs scènes, parmi lesquelles l’entrée de Jésus à Jérusalem, le chant du coq, le miracle de la multiplication des pains et des poissons, les noces de Cana avec la transformation de l’eau en vin, la guérison de la femme hémorroïsse et la résurrection du fils de la veuve de Naïn. » Un autre sarcophage est orné de scènes tirées du Livre de Jonas, représentant les marins jetant le prophète à la mer, où il est englouti par un grand poisson. Dr YIGAL BLOCH Commissaire de l’exposition «Le prophète Jonas est le prophète biblique envoyé pour annoncer le message de Dieu aux nations, c’est-à-dire aux peuples qui n’appartenaient pas à Israël. Selon l’une des interprétations les plus répandues, c’est précisément pour cette raison qu’il résista d’abord à sa mission. Finalement, il fut contraint de l’accomplir et d’appeler les habitants de Ninive à la conversion ; ceux-ci se repentirent et obtinrent le pardon de leurs péchés. Cet épisode annonce en réalité l’Évangile de Jésus, destiné non seulement aux Juifs, mais à tous les peuples.» Parmi les objets exposés figure également un calice de l’époque byzantine utilisé pour la célébration de la liturgie. Dr YIGAL BLOCH Commissaire de l’exposition « Sur ce calice figure une inscription en grec portant le mot Hagios (« Saint »), tiré d’un hymne liturgique inspiré du chapitre 6 du Livre d’Isaïe : « Saint, Saint, Saint est le Seigneur des armées ; toute la terre est remplie de sa gloire. » Dans la tradition chrétienne, ce texte est interprété comme une référence à la Très Sainte Trinité .» Au cœur du musée, les vestiges archéologiques de l’époque du Second Temple et des origines du christianisme deviennent les témoins silencieux d’une histoire où passé et présent se rencontrent, laissant à chacun le soin de s’interroger sur la foi et la coexistence. Source: Site Web Christian Media Center Photo: Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Chaque 13 juin, la Custodie de Terre Sainte célèbre avec une grande solennité la fête de Saint Antoine de Padoue, patron et protecteur de la Custodie depuis 1920. Les célébrations ont débuté à Jérusalem vendredi avec les vêpres, avant de se poursuivre samedi par une messe solennelle présidée par le Custode de Terre Sainte, le père Francesco Ielpo, en présence de nombreuses autorités religieuses et de fidèles locaux. Fr. FRANCESCO IELPO, ofm Custode de Terre Sainte « Antoine nous enseigne précisément cela. Lui aussi, à l’exemple du Christ, s’est toujours fait médiateur, pont entre les personnes, homme capable de parler un langage nouveau, celui de l’Évangile, un langage qui ne s’oppose à personne mais qui entre dans le conflit pour servir de médiateur entre les parties et favoriser la réconciliation. » La Terre Sainte traverse aujourd’hui une période de fermeture, de conflit et de méfiance, mais les paroles de Saint Antoine résonnent avec force et proximité : construire des ponts et diffuser la paix. Fr. FRANCESCO IELPO, ofm Custode de Terre Sainte « Aujourd’hui, c’est plus difficile que jamais, car le langage de l’Évangile est difficile, tout comme le langage de la réconciliation et de la paix ; il est même difficile aujourd’hui de parler simplement de dialogue. Nous invoquons Saint Antoine précisément pour cela : afin qu’il nous donne cette capacité, comme il l’a été pour la ville de Padoue, d’être nous aussi un signe de cette communion possible entre les personnes. » La fête s’est poursuivie dans l’après-midi à l’église Saint-Antoine de Jaffa. Les scouts ont ouvert la cérémonie par une procession jusqu’à la paroisse, suivie d’une célébration présidée par le Père Custode et animée par des chants venus des quatre coins du monde. Pour sa première visite à la paroisse, le Custode a souligné le rôle de la communauté dans le sillage de Saint Antoine. Il a béni les enfants portant son nom, puis a béni le pain, symbole de vie et de communion. Dans une église comble, les fidèles ont célébré cette fête entre musique, couleurs et recueillement, en mémoire de l’un des saints les plus populaires à travers le monde. Fr. MARIO HADCHITI, ofm Curé de la Paroisse Saint-Antoine – Jaffa «Les habitants, les enfants comme les adultes, sont vraiment dans la joie, et c’est cela le message de Saint Antoine. Il a souffert, il s’est sacrifié, il est tombé amoureux de Jésus pour transmettre cette joie à tous. Et puis, avec Saint Antoine et la tradition du pain des pauvres, il y a ce petit signe qui montre que Dieu se partage avec tous. Dieu est pour tous : pour le petit comme pour le grand, pour le pauvre comme pour le riche ; tous peuvent s’en réjouir. Depuis Jaffa, nous vous souhaitons paix et tout bien. Que Saint Antoine vive avec nous qui sommes présents ici et nous accompagne dans la foi, l’amour et l’humilité, au service du peuple de Dieu ." Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique