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      Le Roi de Jordanie reçoit le Nobel catholique

Le Roi de Jordanie reçoit le Nobel catholique

ASSISE - Le Roi de Jordanie a reçu ce 29 mars 2019 la « Lampe de saint François », un prix qui récompense son action en faveur des droits de l’homme et la concorde entre les religions.


Accompagné de son épouse Rania, le roi Abdullah II de Jordanie a reçu ce vendredi à la basilique Saint-François d’Assise, en Italie, la « Lampe de saint François », un prix considéré comme le Nobel catholique de la paix.

Décerné depuis 1981 par le couvent des franciscains d’Assise, ce prix est attribué à une personnalité mondiale ayant œuvré, aux yeux des franciscains, à la paix. En 2018, ce prix avait récompensé la chancelière allemande, Angela Merkel, en raison de « son œuvre de conciliation en faveur de la cohabitation pacifique des peuples ».

Cette année, les franciscains décernent ce prix au roi de Jordanie « pour son action et son engagement visant à promouvoir les droits de l’homme, l’harmonie entre des religions différentes et l’accueil des réfugiés », explique-t-on chez les franciscains.

Depuis des décennies, la fragile monarchie hachémite coincée entre Israël, la Syrie et l’Irak, abrite des millions de réfugiés. Ils ont d’abord été Palestiniens, après la conquête de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est par Israël en 1967 ; puis Irakiens après la guerre américaine qui renversa Saddam Hussein en 2003 ; et enfin Syriens, depuis le conflit qui ensanglante leur pays, à partir de 2011. À chaque fois, le « royaume des sables » a su déjouer les pronostics des Cassandre qui s’inquiétaient pour sa stabilité.

Il fallut d’abord toute la virtuosité du père d’Abdullah II, le roi Hussein, qui accéda au trône à 17 ans en 1953, pour que son royaume, convoité en 1970 les armes à la main par les Palestiniens de Yasser Arafat, survive. À sa mort, en 1999, Abdallah II, inexpérimenté et parfois maladroit, lui succéda. Et, lui aussi, parvint à surmonter les crises régionales, y compris un « Printemps arabe » qui aurait pu lui être fatal dans un pays où les islamistes constituent une frange importante de la population.

Des descendants des disciples du Christ sur la terre jordanienne
La Jordanie est en outre l’un des rares pays du Moyen-Orient où coexistent en assez bonne intelligence une large majorité de musulmans et une petite minorité de chrétiens. Car il y a en effet encore, entre Madaba, qui surplombe la vallée du Jourdain, Kérak, dans le sud désertique, Fouheiss près d’Amman, et jusque dans des villages reculés du nord, des chrétiens jordaniens qui perpétuent la présence des disciples du Christ sur cette terre sainte. Certes, comme leurs frères palestiniens irakiens ou syriens, nombreux sont ceux qui ont émigré au Canada, en Amérique du Sud ou en Australie. Mais grâce notamment à leurs réseaux d’écoles parmi les meilleures du royaume, d’autres s’accrochent à leur terre. Ils peuvent compter sur un pouvoir hachémite qui a toujours pris soin de veiller à leur survivance.

Si certains chrétiens jordaniens déplorent la montée du fondamentalisme islamiste, des postes au sommet de la pyramide du pouvoir qui leur sont inaccessibles, la plupart reconnaissent qu’un chrétien vivra mieux sa foi à Amman qu’à Jérusalem ou Bagdad.

Ce n’est pas la première fois qu’Abdullah II est récompensé pour son rôle en faveur du dialogue et de la paix. En 2005, il avait reçu le prix du centre Simon Wiesenthal pour la tolérance. La Jordanie - où plus de la moitié de la population est d’origine palestinienne - est avec l’Égypte le seul pays arabe à avoir officiellement conclu en 1994 un traité de paix avec Israël, pays avec lequel la monarchie hachémite entretient depuis des décennies des liens secrets, mais intenses, sur le plan sécuritaire notamment.

En cette année 2019, qui marque le 800e anniversaire de la visite de saint François d’Assise au sultan Al-Malik en 1219, le fait que ce prix des franciscains est remis à un souverain musulman revêt donc une signification toute particulière.

Sources : http://jordanembassyus.org / lefigaro.fr /vaticannews.va

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