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      L’Eglise catholique de Belgique : Un dynamisme encourageant !

L’Eglise catholique de Belgique : Un dynamisme encourageant !

BRUXELLES - Pour la deuxième fois, l’Eglise catholique belge dresse un état des lieux. Parmi les constats, deux enseignements émergent : la présence grandissante des laïcs au sein des structures et la place des femmes.


Pour consulter le rapport intégral cliquez ICI : L’Eglise Catholique en Belgique – Rapport annuel 2019

L’an dernier, les chiffres avancés dans le rapport, le premier du genre, portaient sur l’année 2016. Cette fois, c’est l’année 2018 qui a été prise en considération, l’année 2017 passant dès lors à la trappe. Lors de la réalisation du premier rapport, il est, en effet, apparu qu’il était possible de se référer directement à l’année précédente. Par ailleurs, l’accueil réservé au premier rapport (et à la démarche sous-jacente) a été positif, tant dans l’institution que dans la presse, qui en a fait largement écho. « Le rapport rend l’information telle que reçue. L’angle est le même que l’an dernier, sans qu’il s’agisse pourtant d’une simple mise à jour. Simple et direct, le style évite le jargon pour s’adresser au grand public. Avant d’établir des comparaisons entre les données, il est nécessaire de prendre du recul, avec un minimum de cinq ans, et les méthodes de collecte doivent être confirmées. Il n’y a pas encore de maîtrise suffisante du processus. Toutefois, même s’il n’y a pas d’interprétation, ce que nous rapportons témoigne de la mutation de l’Eglise quant à la place des femmes, des laïcs, de la diversité et du changement de la pratique religieuse.

On observe le passage d’une Eglise sociologique à une Eglise de la décision à laquelle on adhère par choix personnel », commente Stéphane Nicolas, gestionnaire d’informations et collaborateur scientifique auprès du SIPI, le service interdiocésain de presse et d’information. « L’accent a été mis sur la pertinence de l’Eglise dans la société d’aujourd’hui », expose-t-il. L’examen minutieux des activités met en lumière l’aide apportée « aux personnes fragiles, malades, précarisées, réfugiées et vulnérables ». En effet, la liste des démarches menées auprès des publics fragilisées est longue et variée ; les volontaires nombreux et dévoués.

Les femmes et les laïcs, en force
Depuis les paroisses jusqu’au niveau interdiocésain, l’inventaire réalisé auprès des bénévoles, mais aussi des personnes nommées et des ministres du culte, met en exergue que 55% sont des femmes sur un panel de 7000 postes, soit plus de la moitié de l’ensemble. « Les chiffres sont remarquables quand on voit l’histoire de l’Eglise. Il y a une volonté délibérée des évêques de permettre aux femmes d’accéder à des postes de décision. Elles vont jouer un rôle déterminant dans l’avenir de l’Eglise », estime Stéphane Nicolas. Autre enseignement à souligner avec la présence accrue des laïcs, une proportion amenée à augmenter dans les années à venir. « Nous sommes à un point de bascule. Les chrétiens laïcs seront de plus en plus en position de décision, tandis que les prêtres deviendront minoritaires », observe Tommy Scholtès, porte-parole francophone de la Conférence épiscopale, complété par Stéphane Nicolas, qui voit émerger, dans le processus en cours, « une Eglise de laïcs, une Eglise qui se transforme et est en plein dynamisme ». Motivés et appelés à des responsabilités, ces laïcs ne craignent pas d’être formés. « Il ne s’agit pas d’un personnel de deuxième classe, mais de gens formés et nommés, qui vont avoir de réelles responsabilités. Dans les doyennés on retrouve, par exemple, des équipes compétentes. Certains certificats sont même homologués par l’UCLouvain », précise le porte-parole.

Une Eglise ancrée dans la réalité
A l’image du monde, la diversité se retrouve parmi les 155 communautés catholiques d’origine étrangère et les prêtres. Sur 2260 ministres du culte (pas uniquement les prêtres), un cinquième d’entre eux sont d’origine étrangère. Dans le trio de tête se retrouvent des Congolais, des Français suivis par des Polonais. « La situation est différente d’un diocèse à l’autre. Ils sont beaucoup moins demandeurs dans la partie nord du pays pour des raisons linguistiques », commente à cet égard Tommy Scholtès. L’évolution de la pratique religieuse apparaît indiscutable ces dernières années. « La manière d’adhérer à l’Eglise et de vivre la pratique religieuse a changé. Avant, c’était par tradition.

Aujourd’hui, il s’agit d’un choix individuel. Nous sommes à la transition entre deux modèles. Le critère de la fréquentation des sacrements n’est plus aussi déterminant. Le besoin de spiritualité s’exprime autrement », pointe Stéphane Nicolas. D’autant plus que de nombreuses initiatives ne sont pas prises en compte dans les statistiques comme la participation à un pèlerinage, à une messe en prison ou à l’hôpital, à une cérémonie dans un funérarium, précise Tommy Scholtès, qui ajoute : « Nous sommes beaucoup plus nombreux qu’il y a cinquante ans. La qualité de l’engagement n’est-il pas plus fructueux que ce qui était une manière sociologique et ne posait pas de question ? » Autre aspect méconnu dans le rapport, avec un volet économique rarement évoqué. Ainsi, les six abbayes trappistes fournissent pas moins de 400 emplois. C’est sûr, il y a encore beaucoup à découvrir en cette période cruciale dans l’histoire du christianisme.

Angélique Tasiaux pour cathobel.be

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