Ordre Equestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem-Lieutenance de Belgique
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      Veillée d’armes et de prières - 10 juin 2016

Veillée d’armes et de prières - 10 juin 2016

BRUXELLES - Ce vendredi 10 juin 2016, la veille des fastes de l’investiture, se conformant à l’antique tradition, les impétrants ont participé à une très longue et très priante veillée d’armes et de prières. Elle était présidée et animée par S.E. Mgr Jean-Pierre DELVILLE, évêque de Liège et membre éminent de notre ordre. Nous nous proposons le texte de son homélie.


Chers Frères et Sœurs,
Beste Broers en Zussen,
Liebe Brüder und Schwester,

Dans la conclusion de l’évangile de Marc, que nous venons d’entendre, deux volets sont confiés à notre méditation : la mort de Jésus et l’annonce de sa résurrection (Mc 15,33-47 - 16,1-8). Suivons pas à pas le récit de l’évangéliste.

La mort injuste

D’abord, nous voyons comment Jésus meurt sur le Calvaire, après avoir été injurié sans pitié par les passants. Nous découvrons l’abîme de la mort, spécialement la mort injuste de Jésus. Et nous pensons à tous ceux qui sont proches de la mort. Au cœur de ces souffrances et face à cette mort implacable, Jésus a une parole étrange : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Serait-ce la fin de la foi en Dieu ? Serait-ce le désespoir total ? En fait Jésus récite le psaume 21, qui commence par ces mots de désespoir, mais qui se termine pas des mots d’espérance et de foi : « Le Seigneur n’a pas rejeté, il n’a pas réprouvé le malheureux dans sa misère (…). On annoncera le Seigneur aux générations à venir. On proclamera sa justice au peuple qui va naître » (Ps 21[22],25.31-32).

Tegenover de dood van Jezus, denken we aan de zovelen die sterven in het Midden-Oosten, en in het Heilig land. Zovelen zijn het slachtoffer van oorlog en onrechtvaardigheid, net zoals Jezus. Voor al deze mensen willen wij bidden. Face à la mort de Jésus, nous pensons à tous ceux qui sont victimes de la mort au Moyen Orient et spécialement en Terre Sainte. Beaucoup sont des victimes de la guerre et de l’injustice, comme Jésus. Nous voulons prier pour toutes ces personnes. Comme chevaliers et dames du Saint-Sépulcre, nous voulons que nos vies soient consacrées au service de ces personnes jusqu’à notre mort. Ainsi la mort ne sera plus le dernier mot de l’existence, mais la porte d’un amour en plénitude, déjà commencé et développé sur cette Terre. Als Ritter und Damen des Heiligen Grabes, wollen wir unser Leben dem Dienst am Menschen widmen bis zu unserem Tod. So wird der Tod nicht mehr das letzte Wort der Existenz sein, sondern das Tor zu einer Liebe in Fülle, die bereits auf dieser Erde begonnen und entwickelt wurde.

La communauté présente à la croix

Marie était au pied de la croix. On y découvre également trois autres femmes : Marie Madeleine ; Marie, mère de Jacques le Petit et de José ; et Salomé. Elles avaient suivi Jésus sur ce chemin de souffrance, comme nous aujourd’hui réunis dans cette église du Sablon. Elles avaient aussi suivi Jésus depuis la Galilée, durant sa vie publique. Nous aussi, nous suivons Jésus dans notre vie quotidienne. Elles ont de l’audace et de l’affection. C’est aussi le cas d’un homme, Joseph d’Arimathie, membre du Conseil, qui attendait le règne de Dieu, venu à travers Jésus. Il eut l’audace d’aller chez Pilate pour demander le corps de Jésus. Il est dès lors considéré comme le premier chevalier du Saint-Sépulcre. Al deze mensen waren moedig, en trouw. Zij hebben de moed niet laten zakken, en wilden niet opgeven. Zij hebben het lichaam van Jezus opgebaard en hem in een graf gelegd. Daarna bleven ze dicht bij Jezus, ze keken toe en waakten. Toutes ces personnes sont audacieuses et fidèles. Elles n’ont pas voulu baisser les bras, elles n’ont pas abandonné la partie. Elles ensevelissent le corps de Jésus et le posent dans un tombeau.

La communauté visionnaire au sépulcre

Elles continuent à regarder, à observer, à être à l’affût. C’est pourquoi l’évangéliste Marc nous dit : « Marie Madeleine et Marie, mère de José, observaient l’endroit où on l’avait mis » (Mc 15,47). Le regard va déboucher sur la vision. Celles qui ont accompagné Jésus jusqu’au bout seront les premières qui le verront remis debout, c’est-à-dire ressuscité. Le regard est le prélude à la foi. En regardant, on ouvre son cœur à l’inattendu et à la grâce.
Ces femmes et ces hommes nous sont connus par leur nom. Zij zijn de eerste christenen, de eersten die geloofden dat Jezus verrezen was, dat hij leefde. Zij belichamen het medelijden, het « mee lijden met… ». Zij belichamen de sympathie, en zij belichamen de barmhartigheid, dit grote hart, dit begrip waar de paus zoveel belang aan hecht. Maria gaat ons voor, als eerste van de christelijke gemeenschap. Ce sont les premiers chrétiens, les premiers à croire en Jésus ressuscité et vivant. Ils incarnent la compassion, c’est-à-dire le « souffrir avec ». Ils incarnent la sympathie, ce qui veut dire aussi « souffrir avec » ; ils incarnent la miséricorde, c’est-à-dire le grand cœur, cette vertu dont le pape François ne cesse de dire la valeur. Marie nous précède donc comme première de la Communauté chrétienne.

Le Saint-Sépulcre : de la croix au tombeau de la résurrection

Als Orden des Heiligen Grabes sind wir wie Maria und die Frauen, die unter dem Kreuz Jesu verharrten. Sie haben diesen Posten nicht verlassen. Sie blieben treu, trotz der Bedrohung durch die Soldaten, trotz der Angst und trotz des offensichtlichen Scheiterns der Mission Jesu. In dieser Loyalität und Treue hat sich die Hoffnung auf die Auferstehung entwickelt. Durch den Besuch am Grab hat sich eine neue Sichtweise der Dinge entwickelt. Jesus wartet an anderer Stelle auf uns. Er erwartet uns in Galiläa, das heißt im Herzen unserer normalen Leben, damit wir zu seinen Zeugen in der Welt werden. Wagen wir also an seine Botschaft zu glauben, die an die ganze Menschheit gerichtet ist. Comme Ordre du Saint-Sépulcre nous sommes pareils à Marie et aux femmes restées présentes sous la croix de Jésus. Elles n’ont pas abandonné le poste. Elles sont restées fidèles malgré la menace des soldats, malgré la peur et malgré l’échec apparent de la mission de Jésus. Dans cette fidélité s’est développée l’espérance de la résurrection. Dans la visite à la tombe s’est développée une nouvelle vision des choses. Jésus nous attend ailleurs. Il nous attend en Galilée, c’est-à-dire au cœur de nos vies habituelles, pour que nous devenions ses témoins dans le monde. Osons croire en son message destiné à toute l’humanité.

Amen Alleluia

+ Jean-Pierre DELVILLE

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