Ordre Equestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem-Lieutenance de Belgique
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      Université de Bethléem

Université de Bethléem


De grand matin, trop tôt sans doute pour certains d’entre-nous qui ont passé la nuit au Saint Sépulcre, nous suivons le Lieutenant vers l’Université de Bethléem, située à deux pas de notre hôtel.

Institution bien connue de l’Ordre, soutenue par la Lieutenance belge, cette école fondée initialement par les Frères des écoles chrétiennes, qui la dirigent toujours, est devenue université en 1973, dix ans après le vœu formé en Terre Sainte par Paul VI.
Nous sommes accueillis par une délégation constituée de deux étudiantes musulmanes et un étudiant catholique, encadrés de très près par Amjaad, du service communication, qui veille au grain...

Un échantillon qui reflète bien la population étudiante, majoritairement féminine et musulmane. La séance académique qui débute cette matinée permet aux étudiants de débiter un discours fort bien fait il faut le dire, très formaté, et corrigé si nécessaire par notre charmante et efficace cerbère du service « com ». Presque 30% de chrétiens ; c’est énorme par rapport à leur poids dans la société. Pour de nombreux musulmans, ce passage à l’université sera la première occasion de réellement rencontrer leurs compatriotes palestiniens chrétiens, dont l’hémorragie se confirme dans toute la Palestine. Durant la visite du site, les étudiants se détendent et se confient en aparté sur les sujets plus sensibles, comme leur avenir personnel, ou celui des relations israélo-palestinienne. Dans les murs de cette institution il n’y a pas de problème de vie en commun, mais dans un univers de plus en plus resserré en ce qui concerne la diversité géographique étudiante, le mur de séparation rendant très difficile les déplacements.

Le frère Denis Loft, vice-recteur, venant de Nouvelle-Zélande, nous confirme que pour le corps enseignant également, même étranger, venir travailler en Palestine est un parcours du combattant, parsemé de tracasseries administratives dès qu’on souhaite passer le mur pour aider la population, de ce côté-ci… Situation tout à fait similaire à l’hôpital voisin de la Sainte Famille, qui fut longtemps dirigé par notre compatriote Jacques Keutgen.
L’Université reflète finalement bien la société Palestinienne, les tensions qui la traversent, celles auxquelles elle doit faire front face au grand « voisin » ; mais elle reste un oasis de paix, un pôle de développement et de dialogue indispensable pour structurer la société, quelle que soit la direction que cet Etat en devenir prendra dans le futur.

Pour une université dont 64% du budget provient de dons privés, le soutien de l’Ordre est une bénédiction, et doit rester une priorité pour garantir, dans la tradition d’excellence Lassalienne, la formation des cadres qui seront demain responsables de créer les conditions de la paix.

Philippe Levêque

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