Ordre Equestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem-Lieutenance de Belgique
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        Sur les chemins des Evangiles !

Sur les chemins des Evangiles !

JERUSALEM - Surfant sur l’engouement pour les marches spirituelles et culturelles, le ministère israélien du tourisme a balisé un itinéraire qui permet d’aller à pied, à vélo ou en voiture de Nazareth jusqu’au lac de Tibériade.


Les randonneurs ont laissé derrière eux la jolie église en rotonde perchée sur le mont des Béatitudes, là où Jésus a annoncé que le Royaume appartient aux pauvres, aux humbles et aux persécutés (Matthieu 5, 1-10). À leurs yeux s’offre l’une des plus belles vues sur le lac de Tibériade, enchâssé dans un écrin de collines ocres et mauves : 21 km de long et 12 de large. Situé à 210 mètres au-dessous du niveau de la Méditerranée, il est traversé du nord au sud par le Jourdain qui file vers la mer Morte. De l’autre côté du lac, les hauteurs abruptes du Golan courent vers la Syrie. Maintenant, le petit groupe de marcheurs descend au milieu des manguiers et des bananiers. En bas, à gauche, au débouché du Jourdain, la petite ville de Bethsaïde dont les habitants furent les premiers à adhérer au message de Jésus, puis Capharnaüm, Tabgha où Jésus multiplia les pains et les poissons, Migdal, le Magdala de Marie-Madeleine.

MARCHES SPIRITUELLES ET CULTURELLES

Avec ses champs soigneusement cultivés, la vallée glisse doucement vers le lac appelé mer de Galilée ou de Génésareth dans le Nouveau Testament. Ce jardin luxuriant, ponctué de nombreux villages, est obtenu grâce à un puissant réseau d’arrosage qui épuise l’eau du Jourdain. Jésus, lui, évoluait au milieu de bergers, troupeaux et oliveraies.

Ce jour de décembre, les randonneurs foulent le même sol où il a réalisé l’essentiel de sa prédication et de ses miracles. Le plus souvent, Jésus habitait chez Pierre à Capharnaüm. On peut y voir les vestiges de plusieurs synagogues, dont la première où il a prêché. Sur le lac où quatre Apôtres étaient pêcheurs, des hommes lancent, aujourd’hui encore, leurs filets pour capturer ces succulents saint-pierre dont sont friands les clients des restaurants voisins. Les voyageurs, eux, apprécieront une traversée en bateau. Où marcheront sur les rives, tôt le matin.

Deux mille ans après la venue du Messie, le lac de Tibériade est un lieu prisé de villégiature. Pourtant, malgré les bouleversements économiques et géopolitiques, malgré la disparition de la plupart des villages d’autrefois, le souvenir de Jésus reste omniprésent dans les chemins et les paysages, dans l’église des Béatitudes, dans celle construite à Capharnaüm sur la maison de Pierre.

Lieu de pèlerinage pour les chrétiens, l’endroit se prête aussi aux marches spirituelles et culturelles. Des agences l’ont compris, qui en proposent, accompagnées ou pas. Sans doute pour attirer les chrétiens, le ministère du tourisme d’Israël a balisé un itinéraire (« The Gospel trail »). Les étapes sont courtes, et on peut combiner les déplacements à pied, en vélo, en voiture, en bateau, mais l’absence d’un vrai service de portage des bagages est un handicap.

VILLE TROIS FOIS SAINTES

On ira ainsi de Nazareth, où Jésus passa son enfance, au mont Thabor, avant de se diriger vers le lac de Tibériade, puis de longer de Jourdain. Là, malgré les impressionnantes protections frontalières gardées par des soldats israéliens et jordaniens, on accède au lieu où Jésus aurait été baptisé par Jean Baptiste. On reprend ensuite la route à travers un désert de Judée sec et pierreux, ponctué de camps de Bédouins misérables, pour remonter, en contournant Jéricho, vers Jérusalem.

Tout a été dit sur l’éblouissement du voyageur qui aperçoit cette ville trois fois sainte depuis une des collines. Ou lorsque, du haut des remparts de Soliman le Magnifique, il contemple ses toits. Cet éblouissement demeure, même si, désormais, clochers, minarets, synagogues voisinent avec une forêt de paraboles et de chauffe-eau solaires.

Cependant, nul ne peut oublier le conflit israélo-palestinien : le mur de huit mètres de haut construit par les Israéliens barre l’horizon. Et, en cette mi-décembre, l’accès à l’esplanade des Mosquées est momentanément interdit aux non-musulmans par la municipalité de Jérusalem évoquant des raisons de sécurité. Malgré l’ambiance souvent électrique, les quartiers des musulmans, des juifs, des chrétiens et de la communauté arménienne voisinent dans la Vieille Ville aux ruelles étroites.

Selon Frère Olivier, du monastère bénédictin d’Abou Ghosh installé dans un village arabe, « malgré les souffrances, les violences et les divisions, il y a des points de rencontre, des gestes de bonne volonté que la presse n’évoque pas assez ». À Jérusalem, tout parle de Dieu. Le mont des Oliviers, la Via Dolorosa (chemin de croix), le Saint-Sépulcre et les innombrables églises. Et aussi les mosquées et le mur des Lamentations, vestige du Mur occidental du Temple du roi Salomon.

Si l’on a un peu de temps, on verra, au Musée d’Israël, une superbe maquette de la ville au temps d’Hérode, donc de Jésus, et aussi une partie des manuscrits de la mer Morte. Puis, on déambulera pour boire un jus de grenade, manger un pain pita fourré de houmous (purée de pois chiches) et s’imprégner de l’atmosphère de cette ville extraordinaire.

Un article de Paula Boyer publié dans La Croix
Les modalités pratiques sont ici.

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