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      Smakieh, un poisson dans le désert jordanien

Smakieh, un poisson dans le désert jordanien

SMAKIEH – Au sud de la Jordanie, dans une zone semi-désertique, se dresse la croix triomphante de l’église Saint-Michel Archange de Smakieh. Ce petit village qui empreinte sa forme au poisson, symbole des premiers chrétiens, est avec Fuheis, le seul village exclusivement chrétien de Jordanie.


Un village entièrement chrétien

Si la forme et le nom de Smakieh (inspiré de Samac, le poisson en arabe) révèle étrangement ses origines, c’est que le village a été créé de toute pièce pour la minorité chrétienne. Au XVIIème siècle, la famille Majali qui entretient historiquement d’excellentes relations avec la communauté chrétienne du pays facilite la vente de terres à l’Eglise : c’est la naissance de Smakieh. Deux grandes familles migrent de Petra pour s’y installer : les Hijazin, originaire du Wadi Musa, ainsi que les Akasheh, originairement de Nazareth. La construction de l’église latine Saint-Michel Archange s’effectue beaucoup plus tard, en 1912. Aujourd’hui, le village compte environ 2000 personnes, latins et melkites confondus avec un total d’environ 230 familles latines.

Une paroisse dynamique

Arrivé depuis six mois, le père Ibrahim Naffa reprend la charge d’une paroisse très active. L’école primaire compte à elle seule 330 étudiants dont 65% de chrétiens, un taux particulièrement élevé par rapport à la moyenne des écoles du Patriarcat latin. Les élèves musulmans inscrits à l’école se pressent des bourgs voisins. Smakieh restant assez isolé géographiquement, le père Naffa et les sœurs du Rosaire qui l’épaulent alimentent une palette variée d’activités spirituelles et sociales afin que petits et grands s’y retrouvent. La semaine des chrétiens de Smakieh est donc rythmée par les réunions de jeunes (JEC, trois tranches d’âge), l’adoration, la formation des servants de messe, le tournoi de football, ou encore la formation des chrétiens : des soirées théologiques sur de grands thèmes comme le mariage, l’eucharistie, etc. « Le but est, à travers tout cela, d’apporter de la profondeur spirituelle à tout ce que nous faisons dans la journée » explique le père Naffa. « Même les plus petits apprennent à mettre le spirituel dans leur journée avec la messe hebdomadaire à l’école. » En plus de toutes ces activités, le père se rend régulièrement dans les familles. Ces visites toutes simples lui permettent de connaitre les paroissiens. Pour faire tourner toutes ces activités, le père et les sœurs du Rosaire peuvent compter sur trente responsables laïcs ayant chacun un rôle bien défini. Un dynamisme qui ne saurait tarir le flux de vocations qui caractérise ce petit village : depuis sa création, Smakieh a donné 18 prêtres et 21 sœurs à l’Eglise !

Claire Guigou pour www.lpj.org
Photos : (c) LPJ

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