Ordre Equestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem-Lieutenance de Belgique
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      Saint-Sépulcre : début de la restauration du Tombeau du Christ

Saint-Sépulcre : début de la restauration du Tombeau du Christ

JERUSALEM – Annoncés par l’Eglise grecque-orthodoxe après la fête de Pâques selon le calendrier Julien, les travaux de restauration de l’Edicule avaient commencé très discrètement le 8 mai 2016. Les travaux sont désormais visibles de tous depuis quelques jours.


https://youtu.be/ATBAqixQ2qI
L’intérieur de la basilique du Saint-Sépulcre est méconnaissable depuis le début de la semaine : des échafaudages et du matériel de chantier sont entreposés un peu partout depuis le parvis jusqu’autour du Tombeau du Christ. Les travaux de restauration de l’Edicule, annoncés il y a deux mois par le Patriarcat orthodoxe de Jérusalem et la Custodie de Terre Sainte ont commencé.

Un chantier d’au moins huit mois, 24h sur 24

Dans une interview accordée à Terre Sainte Magazine, de la Custodie, Antonia Maropoulou ingénieur et coordinatrice scientifique du chantier reste réservée sur la durée du chantier : « Nous devons d’abord passer par une « phase pilote » qui vise à comprendre la globalité des problèmes du site. L’objectif est de renforcer la structure de l’édicule, cela passera par le démantèlement des dalles de marbre qui le couvrent, le nettoyage des matériaux, la consolidation de la structure de l’époque croisée et sa réparation avec des matériaux compatibles avec les anciens. Les dalles de marbre qui recouvrent l’édicule ont beaucoup souffert notamment des pèlerins, à cause notamment de la suie des bougies qui ont été allumées pendant des siècles ; elles seront restaurées et remontées et fixées avec des vis en titane ».

Un travail minutieux qui veut ne pas gêner la dévotion des pèlerins qui auront toujours accès au Tombeau, en passant sous un sas de sécurité. Les travaux plus importants, nécessitant la fermeture de l’Edicule, seront effectués la nuit : « Les équipes engagées dans la rénovation et la reconstruction fonctionneront toujours et seulement la nuit. Concernant l’atelier de restauration, il sera installé dans la galerie supérieure des Latins, nous pourrons y travailler pendant la journée parce qu’en ce lieu nous ne serons pas au contact avec les pèlerins. Nous allons donc travailler 24 heures sur 24 ».

La restauration, confiée à l’École polytechnique d’Athènes, est aussi supervisée par les architectes des trois grandes communautés qui gardent le Saint Sépulcre.

« Le sanctuaire doit rester tel qu’il est, juste être consolidé »

La restauration du Tombeau, financée par les trois principales confessions chrétiennes du Saint-Sépulcre (Latins, représentés par les Franciscains, Grecs-Orthodoxes et Arméniens) et par des contributions publiques et privées (comme le don du Roi Abdallah de Jordanie), a pour objectif de maintenir la conservation de l’édifice comme l’explique le P. Athanasius Macora, ofm : « Il s’agit d’une restauration à caractère très conservateur : le sanctuaire doit rester tel qu’il est, juste être consolidé. Les poutres d’acier qui entourent l’édicule seront retirées et l’édicule s’en trouvera plus beau, mais la restauration sera très conservatrice, il n’y aura pas de nouveaux ajouts ».

La restauration a nécessité l’accord préalable des trois communautés. Un accord obtenu face à l’urgence des travaux, souligné par S.B. Theophilos III, Patriarche grec-orthodoxe : « La restauration est très importante, tout d’abord du point de vue technique. Le sanctuaire se trouve dans cet état depuis plus de 200 ans. L’Eglise de la Résurrection a été détruite, y compris l’Edicule. À l’époque, elle avait été restaurée rapidement, en tout deux ans de restauration pour l’Eglise du Saint-Sépulcre et le tombeau du Christ. Et depuis lors, il n’y a plus eu aucune restauration, rien n’a été fait. »

L’Edicule, construit au début du XIXème siècle après un incendie, avait été consolidé par une armature métallique en 1947 sous le mandat britannique. Une étude récente avait démontré que le lieu souffrait, entre autres, de graves problèmes d’humidité liés à la condensation du souffle des visiteurs mais également de l’oxydation due à la fumée des cierges déposés autour et dans le Saint Tombeau.

Thomas Charrière
Photos : Basilique du Saint Sépulcre 2 juin 2016 © LPJ / Thomas Charrière

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