Ordre Equestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem-Lieutenance de Belgique
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      P. Yacoub Rafidi, recteur du Séminaire patriarcal latin de Beit (...)

P. Yacoub Rafidi, recteur du Séminaire patriarcal latin de Beit Jala

INTERVIEW – En août 2017, Mgr Pierbattista Pizzaballa, Administrateur Apostolique du Patriarcat latin de Jérusalem, a nommé le P. Yacoub Rafidi recteur du Séminaire patriarcal latin de Beit Jala. Dans une interview qu’il a accordé à notre rédaction, le père Rafidi revient sur cette nouvelle expérience et les défis auxquels il est confronté dans cette mission. Il nous parle également de la thèse de doctorat intitulée « Pèlerinage catholique en Terre Sainte (1799 – 1914) », qu’il a soutenue à l’Université pontificale grégorienne de Rome en novembre 2017.


Dans quel état d’esprit avez-vous reçu cette nouvelle mission ?

Au début, j’étais impressionné par l’immense responsabilité, mais en même temps j’étais plein d’obéissance et de confiance. L’obéissance a toujours été une source de joie et de réconfort absolus pendant les années de mon sacerdoce. Et la confiance, elle vient de Dieu : il n’y a pas de raison pour qu’Il m’abandonne dans cette mission. Il travaille avec et à travers moi et à travers d’autres qui portent cette responsabilité. Dieu nous montre toujours de grands chemins : pour réussir, il n’y a qu’à suivre ces chemins.

Que signifie être recteur du Séminaire patriarcal latin de Beit Jala ?

Cela signifie beaucoup pour moi ! Être recteur est une grande responsabilité, car le séminaire est le cœur du diocèse. La confiance qui m’a été accordée est immense et mon espoir est en Celui qui me fortifiera : « Ma grâce te suffit » (2 Cor 12,9).

Il est important de souligner que le séminaire ne dépend pas uniquement des individus, mais dépend de la collaboration et de la coopération de la communauté et en particulier du conseil des prêtres du séminaire. Ainsi, la mission du recteur est de créer un environnement où tout le monde se sent comme en famille, et d’assurer l’harmonie afin de garantir un environnement adéquat pour la vocation sacerdotale.

Quels sont les défis que vous rencontrez depuis votre arrivée au séminaire ?

Il y a beaucoup de défis. Le premier d’entre eux est mon éloignement de cet environnement pendant vingt-et-une années pendant lesquelles j’ai servi dans différentes paroisses du Patriarcat et fait mes études à Rome. J’ai été impressionné par les changements majeurs au séminaire depuis mon ordination, et j’ai à cœur de continuer la mission de mes prédécesseurs. Il y a d’autre part cette grande question : quelles qualités un prêtre doit-il avoir ? Répondre à cette question est en soi un éternel défi et relève d’une grande responsabilité. Il nous faut à la fois profiter du riche héritage et utiliser les nouveaux outils qui vont permettre de nourrir les vocations à aimer Dieu et les autres, à être des témoins de la Bible en paroles et en actes pour assurer une présence forte du Christ dans Son église aujourd’hui.

Pouvez-vous parler du nombre d’étudiants et de la vocation au séminaire ?

Il y a actuellement trente-six étudiants au Petit Séminaire Patriarcal Latin et vingt-deux au Grand Séminaire. Parmi ces derniers, onze étudiants ont rejoint le Grand Séminaire après avoir étudié dans le Mineur, tandis que les onze autres étudiants l’ont rejoint après avoir terminé leurs études ou être entré dans le monde du travail.

Nous remercions toujours Dieu pour la grâce des vocations dans le diocèse. Elles exigent de notre part une constante attention. Cette année, nous sommes ravis d’avoir cinq ordinations sacerdotales venant de toutes les parties du diocèse. Actuellement, deux prêtres sont en charge des vocations : le P. Johny Bahbah en Jordanie et le P. Bashar Fawadleh en Palestine et en Israël.

Vous avez soutenu votre thèse de doctorat à l’Université pontificale grégorienne de Rome en novembre 2017. Pouvez-vous nous parler de votre sujet de thèse ?

J’ai étudié à l’Université Pontificale Grégorienne de Rome pendant cinq ans, où j’ai obtenu un baccalauréat, un master puis un doctorat en Histoire de l’Église. Le 15 novembre 2017, j’ai soutenu ma thèse de doctorat intitulée « Pèlerinage catholique en Terre Sainte (1799 – 1914). Une analyse historique de la renaissance à son développement dans le cœur de l’Église à Jérusalem ».

L’étude est composée de deux parties. Tout d’abord, elle suit l’Histoire du pèlerinage catholique en Terre Sainte entre 1799 et 1914. C’est une époque charnière dans l’Histoire religieuse et politique de la Palestine qui s’est alors ouvert sur le monde. À cette époque, l’Église locale a joué un rôle remarquable dans la revitalisation du pèlerinage, surtout après le rétablissement du Patriarcat latin en 1847. Elle a également aidé les différentes communautés religieuses à venir à Jérusalem et en Terre Sainte, et elle a construit des hôtels de pèlerins. Cela a attiré des milliers de personnes qui étaient heureux de visiter les Lieux Saints et de marcher sur les traces du Christ.

Dans la deuxième partie de la thèse, j’ai essayé de mettre en évidence la relation réciproque et l’influence mutuelle entre le Pèlerinage Catholique et l’Église mère, et entre les pèlerins et les chrétiens locaux. Mon idée était de faire un focus sur l’expérience du pèlerin et sa rencontre en Terre Sainte avec les Lieux Saints, la géographie du Salut, l’Eglise locale, les Eglises orientales et les fidèles d’autres religions.

Dans cette étude, j’ai parlé du rôle crucial que l’Eglise de Jérusalem a joué dans l’accueil des pèlerins, l’hospitalité gratuite et l’accompagnement spirituel dans les Lieux Saints. Pendant le pèlerinage, l’Eglise Mère accueille et écoute les pèlerins qui sont ses invités, exprimant son Esprit catholique, tandis que les pèlerins expriment leur reconnaissance envers l’Eglise Mère par un soutien moral et financier.

Propos recueillis par Saher Kawas pour www.lpj.org

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