Ordre Equestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem-Lieutenance de Belgique
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Mgr Shomali : « rien ne nous empêche de continuer à rêver de réconciliation »

ROME – Intervenant dans le cadre d’une conférence œcuménique internationale qui s’est tenue à Rome du 24 au 26 février 2016, Mgr Shomali, vicaire patriarcal à Jérusalem et en Palestine, est revenu sur l’impact de la religion sur le conflit israélo-palestinien et sur le rôle du dialogue interreligieux dans le processus de paix.


L’événement était organisé par la Conférence des Evêques d’Allemagne et par le Département de Politique Internationale et d’Etudes des Conflits de l’Université de Munich. Des représentants de premier plan des Eglises des pays arabes ainsi que des universitaires de la région spécialisés sur ces sujets, venus de Terre Sainte, du Liban, d’Egypte, des pays du Golfe, de Syrie et d’Irak, avaient été invités à cette occasion.

La conférence, en anglais et en arabe, intitulée « Chrétiens, Eglises Chrétiennes et Religions dans un Moyen Orient en mutation », s’est penchée sur les Chrétiens, minorité religieuse particulièrement importante et significative au sein des pays arabes musulmans.
Cinq ans après les soulèvements arabes du Moyen-Orient, la région est en proie à une grande détresse aussi bien sur le plan politique, que dans les domaines économique et culturel. Une situation difficile qui affecte de plein fouet les minorités ethno-nationales et religieuses. Les différents intervenants ont rappelé comment la religion chrétienne, née au Moyen-Orient, a contribué à tisser depuis deux mille ans, le tissu social, économique et culturel de la région.
La conférence a également fait le point sur les mutations endurées par les Eglises Chrétiennes de ces pays, confrontées au double défi de la mondialisation et des soulèvements arabes.

Dans son intervention, Mgr Shomali est revenu sur le caractère pluriconfessionnel du Moyen-Orient, et plus spécifiquement sur les relations entre Juifs, Chrétiens et Musulmans et sur leur coexistence dans la ville qui cristallise toutes les divergences politiques et religieuses : Jérusalem. « Ville Sainte pour les trois religions, Jérusalem fait l’objet de récits divergents, voire contradictoires, quant à sa géographie et à son histoire. Al Aksa ou le Mont du Temple, la ville elle-même, ou encore ses portes : ces lieux sont appelés et racontés différemment par les Juifs et par les Musulmans ». Ces divergences religieuses ont un impact direct sur la politique et sur le conflit qui déchire les deux peuples, israélien et palestinien, chacun ayant leur propre lecture des événements.

Mgr Shomali a réaffirmé l’importance du dialogue interreligieux pour promouvoir la paix. « Avec les Musulmans, nous avons une langue commune, nous partagerons la même histoire, la même culture, nous vivons et nous souffrons ensemble, et nous partageons des aspirations identiques » soulignait l’évêque de Jérusalem, inquiet néanmoins de « l’Islamisation du Moyen-Orient et (de) l’essor d’un Islam politique cherchant à étouffer les libertés religieuses ». L’évêque est également revenu sur les progrès du dialogue judéo-chrétien accomplis depuis Nostra Aetate, et sur les « racines bibliques communes » que partagent Chrétiens et Juifs.
« La religion fait partie du conflit et devra donc faire partie de sa solution » observait encore Mgr Shomali, revenant sur le rôle des chefs religieux dans le processus de paix.

« Qui aurait pu prédire, après deux guerres mondiales, que les pays européens s’uniraient pour créer la communauté européenne ? Qui aurait pu prédire la fin du communisme en Europe, et dans la plupart des cas sans effusion de sang ? Qui aurait pu prédire que Sadate se rendrait à Jérusalem et que Begin se retirerait du Sinaï ? – demandait l’évêque de Jérusalem dans la conclusion de son intervention – Ainsi, rien ne nous empêche de continuer à rêver d’une réconciliation entre Israéliens et Arabes et d’une paix qui règnerait sur Jérusalem, de rêver d’une Ville Sainte ouverte aux trois religions abrahamiques qui deviendrait la capitale politique des deux peuples de Terre Sainte ».

Myriam Ambroselli pour www.lpj.org

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