Ordre Equestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem-Lieutenance de Belgique
http://ordredusaintsepulcre.be/Mgr-Pizzaballa-au-synode-des-jeunes
      Mgr Pizzaballa au synode des jeunes

Mgr Pizzaballa au synode des jeunes

ROME - Mgr Pierbattista a été nommé par le pape pour participer au Synode des évêques sur les jeunes, la foi et le discernement qui se déroule à Rome depuis le 3 octobre et jusqu’au 28 octobre. Dans un entretien accordé à l’agence S.I.R (Servizio Informazione Religiosa), l’Administrateur Apostolique de Jérusalem revient sur les attentes des jeunes et sur la nécessité pour l’Eglise d’opérer un changement de comportement pour mieux correspondre à ces attentes.


Un synode qui encourage à avoir une vision globale sur l’Eglise

Le Synode « est l’occasion de faire le point sur la condition de la jeunesse, sur la transmission de la foi, sur la pastorale des jeunes, mais dans une vision unitaire, intégrale et non plus séparée. Les jeunes ne sont pas une église en eux-mêmes. Par conséquent, il est essentiel d’avoir une vision globale et de tenter d’intégrer le monde des adultes et des jeunes générations. Le but est de devenir des adultes. Ceci est pour moi un élément de nouveauté de ce synode. Il est clair que la vie de l’Église et ses fondements sont toujours les mêmes ».

C’est ainsi que Mgr Pierbattista Pizzaballa, Administrateur Apostolique du Patriarcat latin de Jérusalem des Latins, père synodal de nomination pontificale, commente dans une interview avec Sir, le Synode sur la jeunesse qui touche à sa fin.

Le tempo de l’Eglise différent de celui des jeunes

Dressant un bilan prévisionnel des travaux, Mgr Pizzaballa a déclaré que « ces jours-ci ont émergé les différents points de vue sur les questions qui interpellent les jeunes et tous semblent avoir les mêmes désirs. J’ai remarqué que tous les jeunes auditeurs sont intervenus avec une forte attente, liée également à une certaine impatience face à la lenteur de nos systèmes ecclésiaux, à la distance qui sépare l’Église de leurs problèmes et à la nécessité de nouer de plus grandes relations. Certains ont souligné le besoin d’utiliser une langue différente, d’autres ont parlé de problèmes avec les communautés paroissiales qui souvent ne sont pas des lieux d’accueil et une communauté de croyants mais des lieux institutionnels. Nous sommes conscients qu’il n’est pas toujours facile pour nous de parler aux jeunes ».

Dépasser le cléricalisme pour mieux transmettre la foi

L’un des thèmes récurrents de cette phase du travail, explique l’Administrateur Apostolique de Jérusalem, « est celui de la transmission d’une foi qui n’existe pas depuis au moins deux générations. Avant, la transmission était faite par les familles, ce n’est plus le cas aujourd’hui. D’où la nécessité pour l’Église de redevenir le lieu originel d’éducation dans la foi. Une mission qui passe par le témoignage, ce qui demande cohérence et authenticité, des mots qui ont souvent résonné pendant les assemblées ».

L’archevêque Pizzaballa met en garde contre le cléricalisme qu’il définit comme « une sorte de barrière entre les pasteurs, l’Eglise en général, et les jeunes. C’est un mur qui empêche les nouvelles générations de comprendre notre langue et d’aller vers elles. Il faut renverser le cléricalisme qui défend une certaine logique du pouvoir ». Les abus sexuels et les abus de pouvoir font partie des maux découlant du cléricalisme et « nuisent aux relations de confiance des pasteurs et de la communauté ».

Et le Moyen-Orient ?

Soulignant enfin la présence au Synode de participants du Moyen-Orient, Mgr Pizzaballa a rappelé pour cette région souffrant des conflits la nécessité de ne pas s’arrêter aux seuls besoins de mettre en place des structure mais de s’ouvrir aux autres communautés et de dialoguer : « Il est vrai que nous avons besoin de pain, de justice, de perspectives sociales, mais nous avons aussi besoin de réconciliation dans nos communautés, de dialogue, a affirmé le prélat. En tant qu’Église – il est bon de le dire – nous ne résoudrons pas les problèmes politiques et sociaux du Moyen-Orient. Pour combien de maisons et combien de projets nous pouvons faire, l’avenir de nos communautés ne dépend pas de nos capacités d’investissement. Il est évident que nous devons partir d’autre chose, comme les jeunes ».

Source : SIR

Réagir à cet articleRéagir à cet article

Votre réaction

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.



Actualités

Agenda
novembre 2018 :

Rien pour ce mois

octobre 2018 | décembre 2018

newsletter