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        Un répit de quelques mois pour la vallée de Crémisan

Un répit de quelques mois pour la vallée de Crémisan

JERUSALEM – La Cour Suprême de Justice israélienne a reporté au 30 juillet 2014 l’audience relative à l’examen du recours déposé par les familles de la vallée de Crémisan qui risquent de voir leurs terres confisquées pour permettre la prolongation du Mur de séparation entre Israël et la Cisjordanie.


La salle d’audience de la Cour Suprême de Justice israélienne était comble le mercredi 29 janvier pour assister à ce qui constitue sans doute l’ultime recours devant la justice pour éviter la construction du Mur de séparation dans la Vallée de Crémisan. Cette vallée située à Beit Jala est une terre agricole qui fait vivre une cinquantaine de familles chrétiennes. Un projet de l’armée israélienne vise à y ériger le Mur, bien que cette vallée soit située en Cisjordanie et soit éloignée de la « Ligne Verte », frontière internationalement reconnue après la guerre des Six-Jours de 1967.

De nombreux diplomates se sont déplacés : des membres de différents consulats de Jérusalem, des diplomates de Ramallah, les maires de Beit Jala et de Bethléem, des représentants de l’Eglise catholique et surtout les familles qui risquent d’être touchées par la construction du Mur.

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Après en avoir rapidement délibéré, la Cour suprême israélienne a une fois encore reporté la validation du tracé du Mur de séparation qui mutilerait la vallée agricole de Crémisan, près de Bethléem, couperait en deux les propriétés des Salésiens et délogerait 58 familles chrétiennes. Le président de la Commission pour la justice internationale et la paix de la Conférence des évêques catholiques des Etats-Unis a interpellé le secrétaire d’Etat américain John Kerry au sujet de ce projet controversé lui demandant de faire pression sur le gouvernement d’Israël. L’évêque américain estime que la vallée de Crémisan est un microcosme éloquent qui prolonge et ajoute de sérieuses conséquences au conflit israélo-palestinien.

Pourquoi l’Etat israélien veut-il ce mur à cet emplacement ?

La Cour suprême israélienne demande à l’État israélien de développer son argumentaire. Les juges ont demandé au Procureur général d’expliquer avant le 10 avril 2014 pourquoi l’itinéraire de Crémisan ne pourrait pas être modifié et pourquoi les autorités israéliennes insistent tellement pour construire le mur à cet emplacement.

Jusqu’à la réponse de l’Etat, tout travail doit être stoppé. Une nouvelle audience est prévue le 30 juillet. En attendant, la Cour a demandé au ministère de la Défense et au commandant de la Cisjordanie occupée d’annuler les décisions de confiscations dans la vallée de Crémisan.

Le tracé de la barrière de séparation menace un autre site emblématique palestinien, le village de Battir. Les terrasses agricoles de Battir, datant de l’époque romaine, sont considérées comme un prétendant sérieux au classement par l’Unesco au Patrimoine mondial de l’humanité. La Haute Cour de Justice a demandé au ministère israélien de la Défense de justifier d’ici le 27 février sa décision de faire passer le mur sur les terres de Battir.

(avec AFP/Apic/Radio Vatican/www.lpj.org)

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