Ordre Equestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem-Lieutenance de Belgique
http://ordredusaintsepulcre.be/Le-scoutisme-insuffle-un-souffle-de-liberte-aux-jeunes-chretiens-de-Gaza
      Le scoutisme insuffle un souffle de liberté aux jeunes chrétiens de (...)

Le scoutisme insuffle un souffle de liberté aux jeunes chrétiens de Gaza

GAZA - La bande de Gaza abrite deux dynamique troupes scoutes chrétiennes, qui doivent faire face à de nombreux défis. Un article de Mélinée Le Priol pour le journal La Croix


Les chrétiens de Gaza constituent une minorité infime : un millier de personnes sur 1,8 million d’habitants. Les deux paroisses de l’enclave palestinienne – une grecque-orthodoxe et une catholique latine – n’en abritent pas moins une troupe scoute chacune, au sein desquelles les jeunes orthodoxes et catholiques sont mélangés. Et si la première existe depuis longtemps, la seconde, dite « Saint-Joseph », ne s’est formée qu’en 2009 à l’initiative du prêtre latin de l’époque.

La mixité du groupe fait la fierté de son fondateur

« Le P. Jorge Hernandez m’a demandé de fonder ce groupe pour pousser la jeunesse à revenir vers l’Église, explique Wassim Abou Daoud, Gazaoui de 32 ans à la carrure athlétique. Toutes nos activités commencent par une prière. » Cette soixantaine de jeunes âgés de 5 à 28 ans a choisi le scoutisme pour se retrouver entre amis, apprendre des techniques de survie ou encore, surtout, « respirer » dans un territoire paralysé à la fois par le blocus israélien et le régime islamiste du Hamas.

La mixité du groupe fait la fierté de son fondateur. Chez les scouts orthodoxes aussi, garçons et filles sont mélangés, ainsi que dans certaines troupes musulmanes. Mais le Hamas, qui contrôle l’enclave palestinienne depuis 2007, refuse que des groupes de jeunesse mixtes soient visibles dans l’espace public. Conséquence, les activités de la troupe Saint-Joseph se concentrent dans l’étroit périmètre de l’église paroissiale, la Sainte-Famille.

La troupe a perdu une dizaine de membres en 6 ans

Les représentations de la traditionnelle fanfare scoute n’ont donc pas lieu dans la rue, comme en Cisjordanie, mais sur le parvis de l’église. C’est aussi le cas de tous les autres rendez-vous de la troupe, qu’il s’agisse d’activités sportives et manuelles ou du camp qui a lieu chaque année en juillet et en décembre : le feu de camp est alors établi sur le bitume, de même que les tentes, plantées dans le béton à l’aide de perceuses. C’est le prix à payer pour que garçons et filles restent ensemble, même si les organisateurs dénoncent une « injustice ».

Si elle semble encore jeune et dynamique, la troupe Saint-Joseph n’en a pas moins perdu une dizaine de membres ces six dernières années : trois familles chrétiennes qui y avaient leurs enfants ont définitivement quitté Gaza pour s’installer en Cisjordanie. La troupe s’est aussi séparée de son fondateur, Wassim Abou Daoud, qui vit à Ramallah depuis avril avec sa femme et ses filles. « Gaza, c’était devenu trop difficile, explique-t-il simplement. Ici, nous aurons un meilleur avenir. » Son jeune frère Yazan a pris sa suite à la tête des Scouts Saint-Joseph. Il continue d’envoyer à Wassim des photos de leurs exploits.

Mélinée Le Priol, à Ramallah (Cisjordanie) pour La Croix

Réagir à cet articleRéagir à cet article

Votre réaction

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.



Actualités

Agenda
mai 2017 :

Rien pour ce mois

avril 2017 | juin 2017

newsletter