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Le Patriarche Twal salue l’accord entre le Saint-Siège et l’Etat de Palestine

ROME - Depuis la Ville éternelle où il assiste aux festivités liées aux canonisations, le Patriarche latin Twal a salué le contenu de l’accord entre le Siège apostolique et l’Etat de Palestine. Il exprime ses espérances pour la paix et la justice dans la région.


Comme nous l’avons indiqué, la commission bilatérale du Saint-Siège et de l’État de Palestine a finalement conclu ses travaux à l’issue d’une rencontre plénière ce mercredi 13 mai 2015. Le fruit de leur travail, conduit par le Sous-secrétaire pour les Rapports avec les Etats, Mgr Antoine Camilleri et l’ambassadeur palestinien Rawan Sulaiman, ministre adjoint pour les affaires étrangères, sera prochainement présenté aux autorités concernées et une date de signature sera alors définie.

Déjà depuis novembre 2012, suite au vote accordant à la Palestine le statut d’Etat Observateur non membre auprès de l’Organisation des Nations Unies, le Vatican utilise le nom d’ « Etat de Palestine » dans tous ses documents officiels, dans les différents communiqués sur le pays, comme par exemple dans le programme officiel du voyage du pape François en Terre Sainte en mai 2014. Mahmoud Abbas s’est rendu deux fois au Vatican depuis le vote de l’ONU, et a été à chaque fois reçu et officiellement nommé « président de l’Etat de Palestine ». C’est aussi sous ce titre, qu’il a été chaleureusement reçu ce samedi 16 mai par le pape François, avant d’assister le lendemain 17 mai à la canonisation de deux saintes palestiniennes Mariam Baouardy et Marie-Alphonsine Ghattas.

Mgr Fouad Twal, Patriarche latin de Jérusalem a salué chaleureusement « les progrès accomplis pour faciliter la vie et l’œuvre de l’Eglise en Palestine ». Cet accord, a souligné également le Patriarche, « est aussi un signe d’espérance et une consolation de plus pour le peuple palestinien, une avancée supplémentaire sur le chemin de la justice, et donc de la paix. En dépit des grandes difficultés qui sont les nôtres dans la région, nous ne sommes pas seuls sur la scène internationale. Le Saint-Siège mais aussi le monde entier petit à petit est à nos côtés. Cette annonce qui est arrivée la veille de la canonisation de deux de nos filles de Palestine vient nous encourager à continuer, et à persévérer dans la foi en une paix possible pour tous en dépit des circonstances. Car la paix n’adviendra jamais pour un peuple seul. »

Et le Patriarche d’ajouter : « Nous espérons que, une fois l’accord signé, soit aussi présente la Ligue Arabe et qu’il serve de modèle pour d’autres pays. »

Le Vatican encourage la solution à deux États depuis des décennies, comme en témoignent les discours des papes, les documents officiels et l’accord conjoint sur les questions relatives à la vie quotidienne des communautés chrétiennes en Terre Sainte. Reste à voir si l’accord avec la Palestine annoncé hier aura un impact sur les longues négociations bilatérales entamées entre le Saint-Siège et l’Etat d’Israël qui peinent à avancer.

Si la reconnaissance de l’Etat de Palestine par le Vatican n’est pas un fait nouveau, l’annonce de ce mercredi 13 mai apporte néanmoins des éléments novateurs. L’accord diplomatique et sa prochaine signature représentent une étape supplémentaire importante en ce que le nom d’« État de Palestine » apparaît dans un document clé d’une importance vitale pour les relations entre le Saint-Siège et les Palestiniens. Un document qui touche de nombreux aspects concrets de la vie de l’Église catholique en Palestine. Comme dans tous les accords signés par le Saint-Siège avec d’autres États, a précisé Mgr Antoine Camilleri, à l’Osservatore Romano, il s’agit de « favoriser la vie et l’activité de l’Église catholique ainsi que de sa reconnaissance au niveau juridique afin de rendre plus efficace son service à la société ».

Mgr Camilleri, sans dévoiler l’accord qui n’a pas encore été rendu public, en a présenté les principaux aspects. Le préambule et le premier chapitre du texte portent sur les principes et les normes fondamentales garantissant un cadre pour une collaboration entre les deux parties. « On y exprime, par exemple, notre souhait de voir une solution à la question palestinienne, et au conflit entre Israéliens et Palestiniens dans le cadre d’une solution à deux États et des résolutions de la communauté internationale ». Suit un deuxième chapitre « très élaboré et détaillé » sur la liberté religieuse et de conscience. Il y a ensuite d’autres chapitres sur différents aspects de la vie et de l’activité de l’Église dans les territoires palestiniens : sa liberté d’action, son personnel, sa juridiction, le statut des lieux de culte, la protection de ses activités sociales et caritatives et le droit de promouvoir ses moyens de communication. Un troisième chapitre est également dédié aux questions fiscales et de propriétés, explique le sous-secrétaire pour les Relations avec les États au quotidien du Saint-Siège. Ce dernier a rappelé « la valeur unique » d’un tel accord qui « traite de la présence de l’Eglise dans le pays où le Christianisme est né ».

Sources : Osservatore Romano & www.lpj.org

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