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La Bienheureuse Marie de Jésus Crucifié (Mariam Baouardi) : sa vie et ses miracles

JERUSALEM - Le 17 mai 2015, le Pape François procédera à la canonisation de la Bienheureuse Marie de Jésus Crucifié. Le site internet du patriarcat latin diffuse un article de Firas Abedrabbo consacré à la vie et aux miracles intervenus à l’intercession de la future sainte. Nous le reproduisons in extenso.


L’Eglise se prépare à célébrer bientôt la canonisation de Mère Marie-Alphonsine Ghattas et de Sœur Marie de Jésus Crucifié (Mariam Baouardi). Elle reconnaît par là l’authenticité de leur expérience spirituelle tout en les présentant comme modèles et intercesseurs pour les fidèles. Comment l’Eglise reconnaît-elle la sainteté de ses fidèles ?

Il y a ici deux « preuves » de la sainteté de ces deux religieuses : d’abord leur vie même (une vie chrétienne vertueuse) et ensuite les grâces particulières que Dieu a répandues aux fidèles vivants, par l’intercession de ces deux filles de Terre Sainte, après leur mort. Ces grâces particulières sont appelés « miracles » par l’Eglise, et sont des cas de guérison subite, non explicables scientifiquement. Retour sur la vie et les miracles de Mariam de Jésus Crucifié. Un article précédent a été consacré à Marie-Alphonsine Ghattas.

Première preuve de la sainteté de Sœur Marie de Jésus Crucifié : son humilité et son attachement à une vie évangélique.

Nous avons parlé dans un précédent article du procès de canonisation. L’Eglise procède à des investigations sur la vie du candidat, pour savoir s’il a vécu les vertus et les commandements du Seigneur dans l’Evangile d’une façon héroïque. On examine donc sa vie, et on écoute les témoignages de ceux qui l’ont connu. Et après avoir reconnu l’œuvre de Dieu dans la vie de Mère Marie Alphonsine, nous voulons admirer Son œuvre dans la vie de Sœur Marie de Jésus Crucifié, elle qui s’estimait être « le petit rien » !
Galilée : l’enfance

Mariam Baouardy est née le 5 janvier 1846, à Ibillin, un petit village de Galilée à mi-chemin entre Nazareth et Haïfa. Ses parents, profondément croyants, portent une lourde épreuve : ils ne parviennent pas à mettre au monde d’enfant qui survive ; l’un après l’autre, douze garçons sont morts tout petits. Dans leur profonde douleur et confiance en Dieu, ils décident alors de faire un pèlerinage à pied à Bethléem pour aller prier à la crèche et demander à la Vierge Marie la grâce d’une fille. Mariam naît neuf mois plus tard. Elle est baptisée et confirmée selon la tradition gréco-catholique de sa famille. L’année suivante, un petit frère, Boulos, vient ajouter à la joie de la famille.

Mais Mariam n’a pas encore 3 ans lorsque son père meurt, puis quelques jours plus tard sa mère, emportée par la douleur. Voyant la mort arriver, son père avait pris Mariam dans ses bras, demandant à
St Joseph d’être désormais son père et de veiller sur elle. A bien des reprises cette prière sera exaucée. Boulos est adopté par une tante maternelle, habitant un village voisin, et Mariam par un oncle paternel, de condition aisée. Quelques années plus tard, celui-ci s’installera à Alexandrie en y emmenant Mariam.

De ses années d’enfance en Galilée, il restera à Mariam tout à la fois l’émerveillement devant la beauté de la Création, la lumière, les paysages où tout lui parle de Dieu (cet émerveillement se reflètera plus tard dans les hymnes jaillis spontanément de son cœur au cours de certaines extases) et le sentiment profond que tout passe. Un petit incident la marque profondément : deux petits oiseaux meurent dans ses mains alors qu’elle entreprend de les laver énergiquement ; elle doit donc les enterrer, tristement, lorsqu’elle entend intérieurement cette parole qui la marquera pour toujours : “Vois, c’est ainsi que tout passe ; mais si tu veux me donner ton cœur, je te resterai toujours.”

Alexandrie : le martyre

1858 : Mariam a 12 ans, elle est depuis quelques années à Alexandrie, quand elle apprend que son oncle veut la marier. Mais elle est décidée à se donner tout entière au Seigneur et refuse. Menaces, humiliations et mauvais traitements ne peuvent entamer sa résolution. Au bout de trois mois, elle va trouver un ancien serviteur de la maison pour tenter de transmettre une lettre à son frère resté en Galilée. En entendant le récit de ses souffrances, le serviteur qui est musulman l’exhorte à quitter les chrétiens et à embrasser sa religion. Mariam refuse. En colère, l’homme tire son cimeterre et lui tranche la gorge, puis abandonne son corps dans une ruelle sombre. Nous sommes le 8 septembre 1858.
C’est alors que le surnaturel va faire irruption dans sa vie. Elle racontera plus tard qu’elle est vraiment morte à ce moment-là, et qu’il lui a semblé entrer au Paradis, voir la Vierge, les saints et ses parents, la glorieuse Trinité… Mais son temps n’est pas encore venu, et elle se réveille dans une grotte, auprès d’une jeune femme qui ressemble à une religieuse habillée en bleu. Durant quatre semaines, celle-ci la soigne, la nourrit, l’instruit. Puis lorsqu’elle est guérie, celle qu’elle présentera plus tard comme la Vierge Marie elle-même, l’emmène dans une église et l’y laisse.
A partir de ce jour, elle va de ville en ville (Alexandrie, Jérusalem, Beyrouth, Marseille…) comme servante, choisissant de préférence des familles pauvres, les aidant, partant dès qu’elle se trouve trop honorée. Mais elle va devenir aussi de façon toute particulière témoin de cet “univers invisible” auquel nous croyons sans le voir, et qu’elle a expérimenté tout au long de sa vie.

Marseille : les Sœurs de Saint Joseph

A Marseille, Mariam est mise en contact avec les Sœurs de Saint-Joseph de l’Apparition. Elle a 19 ans et n’en paraît que 12 ou 13. Elle parle mal le français, est de petite santé après tout ce qu’elle a vécu, mais elle est accueillie comme postulante, et sa joie est grande de pouvoir ainsi se donner au Seigneur. Toujours prête pour les travaux les plus fatigants, elle passe la plus grande partie de son temps à la lessive ou à la cuisine. Mais chaque semaine elle revit la Passion de Jésus, reçoit les stigmates (que, dans sa simplicité elle prend pour une maladie), et toute sorte de grâces extraordinaires commencent à se manifester. Certaines sœurs en sont bien déconcertées, et au bout de 2 ans de noviciat, Mariam n’est pas admise à s’engager dans la congrégation.

Il se trouve alors qu’une sœur de St Joseph, mère Véronique, avait demandé à entrer au Carmel mais devait attendre un peu au couvent de Marseille. En attendant, elle remplaàa la maîtresse des novices malade et fait ainsi la connaissance de Mariam qu’elle comprend et apprécie, si bien qu’elle lui propose de l’emmener au Carmel avec elle.

Pau : le Carmel

Mariam y est reçue avec joie en juin 1867, et y trouvera toujours amour et compréhension au milieu de tout ce qu’elle aura à traverser. Elle prend l’habit le mois suivant et reçoit le nom de Sr Marie de Jésus Crucifié. Elle insiste pour être sœur converse, se sentant toujours plus à l’aise dans le service des autres, et ayant du mal à réciter l’Office divin en raison de son ignorance de la lecture. Sa simplicité, sa générosité lui conquièrent les cœurs. Cette parole, au sortir d’une extase, illustre son comportement : “Où est la charité, Dieu est aussi. Si vous pensez à faire le bien pour votre frère, Dieu pensera à vous. Si vous faites un trou pour votre frère, vous y tomberez ; il sera pour vous. Mais, si vous faites un ciel pour votre frère, il sera pour vous.” Elle n’est pas parfaite pour autant, et se reproche par moments ses vivacités. Don de prophétie, attaques du démon ou extases… parmi toutes les grâces divines dont elle est comblée, il y a la perception très forte de son néant en face de Dieu, et lorsqu’elle parle d’elle-même en s’appelant “le petit rien“, c’est vraiment l’expression profonde de son être. C’est ce qui lui fait pénétrer l’insondable profondeur de la miséricorde divine où elle trouve sa joie et ses délices, sa vie. “L’humilité est heureuse d’être un rien, elle ne s’attache à rien, elle ne se fatigue jamais du rien. Elle est contente, heureuse, partout heureuse, satisfaite de tout… Bienheureux les petits !” Là est la source de son abandon au cœur des grâces les plus étranges comme au cœur des événements humains les plus déconcertants.

En Inde : la fondation du Carmel de Mangalore

A l’issue de 3 ans passés au Carmel de Pau, en 1870, Mariam est envoyée avec un petit groupe pour fonder le premier monastère de carmélites en Inde, à Mangalore. Le voyage en bateau jusque-là est toute une aventure, et trois sœurs meurent avant d’arriver. Malgré tout, on peut inaugurer la vie cloîtrée à la fin de l’année, et au printemps suivant plusieurs sœurs arrivent de France en renfort. Les expériences extraordinaires de Mariam continuent sans l’empêcher pour autant d’affronter les travaux les plus lourds et les troubles toujours liés à une nouvelle fondation dont elle est d’ailleurs vraiment l’âme. Durant ses extases, tantôt on la voit avec un visage rayonnant à la cuisine ou ailleurs ; tantôt elle participe en esprit à ce qui se passe dans l’Église ; tantôt le démon semble prendre possession d’elle, lui faisant vivre de terribles tourments et combats. Elle émet ses vœux au terme de son noviciat le 21 novembre 1871, mais des incompréhensions commencent à naître autour d’elle, mettant en doute l’authenticité de ce qu’elle vit, et les tensions créées dans son entourage finissent par provoquer son renvoi au Carmel de Pau en 1872.

Retour à Pau

Là, Mariam retrouve sa vie simple de converse au milieu de l’affection de ses sœurs, et son âme se dilate. Lors de certaines extases, alors qu’elle est presque illettrée, elle improvise dans l’élan de sa reconnaissance envers Dieu des poésies d’une grande beauté, pleines de fraîcheur et d’un charme tout oriental, où la création entière chante son Créateur ; ou bien, en un clin d’œil, la voici attirée au sommet d’un arbre, sur une branche qui ne supporterait pas même un oiseau, par l’élan de son âme vers le Seigneur… Elle est alors comme un témoin de cet univers transfiguré décrit par le prophète Isaïe (le loup habitera avec l’agneau…), ou par l’auteur de l’Apocalypse (la Femme qui a pour manteau le soleil, la lune sous les pieds et une couronne de douze étoiles…)
“Tout le monde dort. Et Dieu, si rempli de bonté, si grand, si digne de louanges, on l’oublie ! Personne ne pense à lui ! Vois, la nature le loue ; le ciel, les étoiles, les arbres, les herbes, tout le loue ; et l’homme, qui connaît ses bienfaits, qui devrait le louer, il dort ! Allons, allons réveiller l’univers !”
Nombreux sont ceux qui viennent chercher auprès d’elle réconfort, conseils, prières, et qui repartent éclairés, fortifiés par sa rencontre.
Peu après son retour de Mangalore, elle commence à parler de la fondation d’un Carmel à Bethléem. Les obstacles sont nombreux, mais se lèvent progressivement, parfois contre toute attente. Une bienfaitrice, Berthe Dartigaux, lui sera toute dévouée. Son confesseur, le Père Estrate, de la congrégation de Bétharram, l’encourage et la soutiendra jusqu’au bout.

Bethléem, Nazareth, Emmaüs, et son entrée au Ciel

Enfin, l’autorisation est donnée par Rome de fonder un Carmel à Bethléem, et le 20 août 1875 un petit groupe de carmélites part pour la Terre Sainte. Le Seigneur lui-même guide Mariam pour le lieu et la construction. Comme elle est seule à parler l’arabe, elle est plus particulièrement chargée de suivre les travaux : “plongée dans le sable et la chaux”, elle s’attire vite la sympathie des ouvriers ; la communauté peut venir habiter le monastère dès le 21 novembre 1876, pendant que les travaux se poursuivent.

Mariam se préoccupe aussi de la fondation d’un Carmel à Nazareth, où elle se rend pour l’acquisition d’un terrain en août 1878. C’est au cours de ce voyage que lui est révélé le lieu d’Emmaüs, qu’elle fait acheter par Berthe Dartigaux pour le Carmel.

De retour à Bethléem, elle reprend la surveillance des travaux sous une chaleur étouffante. En portant à boire aux ouvriers, elle tombe dans un escalier et se brise un bras. La gangrène va s’y installer très rapidement et Mariam meurt en quelques jours, le 26 août 1878, à 32 ans. Elle fut béatifiée le 13 novembre 1983 par saint Jean-Paul II.

Deuxième preuve de la sainteté de Sœur Marie de Jésus Crucifié : deux miracles qui ont eu lieu après sa mort.

Dans l’Eglise catholique, les autorités compétentes exigent que le candidat pour la béatification et ensuite pour la canonisation fassent deux miracles après sa mort.
Par l’intercession de Sœur Marie de Jésus Crucifié, deux miracles ont effectivement eu lieu, l’un l’a fait mériter la béatification et l’autre la canonisation.

Le miracle qui précéda sa béatification en 1983

Le 13 novembre 1983, le Pape Jean Paul II béatifie à Rome Sœur Marie de Jésus Crucifié. Le miracle pour la béatification choisi fut celui de 1929 à Shefamar en Galilée (village palestinien qui se trouve à quelques kilomètres d’Ibillin). La famille grecque catholique de Jubran Aboud et Dableh Saliba a eu 7 enfants et le cinquième – Khasneh naquit en 1926 ne se nourrissait pas et était loin de progresser, comme il arrive à cet âge. Elle restait maigre et chétive. Jusqu’à l’âge de 3 ans et demi – c’est-à-dire jusqu‘à la guérison – l’enfant n’a jamais marché et pas un instant n’a pu se tenir debout. Par pauvreté les parent ne donnèrent aucun soin médical ni aucun remède à l’enfant.

A Pâques 1929 la tante de l’enfant, Mariam Saliba, alla au Carmel de Bethléem pour prier près du tombeau de Sœur Marie de Jésus Crucifié, d’où elle rapporta quelques reliques et une image de la Sainte Carmélite. L’image fut suspendue sur le mur de l’unique pièce de la maison et la famille commença dès lors à invoquer Mariam en faveur de l’infirme, avec d’autant plus de confiance qu’elle était née elle-même au village voisin d’Ibillin.

Depuis Pâques 1929 jusqu’à la guérison 20 décembre 1929, c’est-à-dire pendant 8 mois environ, les parent de l’enfant passèrent maintes fois devant l’image, quelquefois plusieurs fois par jour, en disant : « Sainte d’Ibillin, guérissez notre enfant. »

La tante de l’enfant, Mariam Saliba, ayant obtenu pour elle-même de Mariam une grâce d’amélioration de la vue, commença le vendredi 13 décembre 1929 une neuvaine à la Servante de Dieu pour demander la guérison de sa nièce. La neuvaine consistait à assister et communier à la messe quotidienne, faire le chemin de croix quotidien et quelques mortifications. Le 8ème jour de la neuvaine, avant midi, tandis que l’enfant gisait dans un coin de la chambre, paralysée, les jambes et les cuisses entièrement atrophiées, elle se leva tout à coup, sans hésitation disant toute contente à sa grand-mère : « Grand-mère, regarde, mes pieds marchent ! » Depuis le moment de la guérison l’enfant courait et s’amusait toute la journée avec les autres enfants. Les parents quant à eux furent remplis des sentiments d’admiration et de reconnaissance à Dieu.

Le miracle qui précéda sa canonisation en 2015

Le miracle qui ouvre la voie à la canonisation de la bienheureuse carmélite de Bethléem Mariam de Jésus Crucifié (1846-1878) est la guérison d’un nouveau-né d’Augusta, en Sicile, dans la province de Syracuse, le petit Emanuele Lo Zito.

Ses parents, Biagia et Luigi Lo Zito, ont vu leurs vœux exaucés quand Biagia est tombée enceinte. Mais au huitième mois de grossesse, Biagia perçut quelque chose d’anormal. Malgré les paroles rassurantes de son médecin, elle alla consulter un spécialiste : l’enfant n’avait pas grossi ces dernières semaines. De fait, le bébé souffrait, le cordon ombilical autour du cou. Une césarienne était urgente.

C’est ainsi qu’Emanuele naît le 17 avril 2009, à midi. Le petit prématuré pèse 2,6 kg. Le premier danger est écarté. Dans l’après-midi, on le porte à sa maman pour qu’elle le nourrisse. Or Biagia constate que son enfant a les pieds et les mains bleutés et qu’il pleure faiblement. L’alarme est donnée, mais la cause reste obscure. La grand-mère maternelle insiste, l’enfant est finalement transféré à l’hôpital de Catane, le 18 avril. Son état est critique. Un premier diagnostic tombe : hypertension pulmonaire. Il faut le transférer dans un nouvel hôpital : à l’hôpital Garibaldi. Le 20 avril, un autre diagnostic plus grave est annoncé à son papa : le bébé souffre d’un problème cardiaque. Le pronostic vital est engagé. On décide du transférer l’enfant dans un quatrième hôpital : l’hôpital Saint-Vincent de Taormina. Les médecins sont sans espérance avec Luigi. Devant l’imminence de l’issue fatale annoncée, il rentre chez lui chercher des vêtements pour le bébé.

En chemin, il rencontre un ami, Luigi Ingaliso, très confiant dans la bienheureuse Mariam Baouardy. La situation est tendue, la rencontre est brève, les paroles difficiles : Luigi Ingaliso promet de prier pour l’enfant. Puis il va chercher une relique de la bienheureuse qu’il conserve chez lui, sûr qu’elle peut intercéder pour la guérison d’Emanuele. Il décide de faire porter la relique à Biagia. C’est le début d’une chaîne de prière par l’intercession de Mariam qui implique la famille, le village d’Augusta, des amis et des personnes inconnues, jusqu’aux carmélites de Terre Sainte.

Le bébé est arrivé à l’hôpital de Taormina déjà agonisant. Cette fois, les médecins affinent le diagnostic : il s’agit d’une cardiopathie congénitale très complexe qui fait que les veines pulmonaires ne retournent pas au cœur, mais au système des veines hépatiques. L’opération envisagée est à haut risque pour ce minuscule patient, agonisant, et âgé de… trois jours. Mais la maman peut enfin se rendre à Taormina et elle a l’idée de toucher le corps de l’enfant avec la relique de la bienheureuse Mariam.

Un des médecins a témoigné comment il était absolument inhabituel qu’un bébé affecté d’une telle malformation puisse survivre trois jours après sa naissance, et sans aucune opération qui relie les veines pulmonaires au cœur. De plus, au moment de l’intervention, l’état clinique du bébé était désespéré : les médecins n’ont su expliquer la rapidité de la guérison et l’absence totale de séquelles. Cette guérison subite et totale a été attribuée à l’intercession de la bienheureuse Mariam de Jésus Crucifié, et le pape François a approuvé le « décret » sur le miracle de la congrégation pour les Causes des saints le 6 décembre 2014.

Sœur Mariam de Jésus Crucifié, priez pour nous !

Aménagement des textes : Firas Abedrabbo
Sources :
Dossier sur la vie de Mariam préparé par le Carmel de Bethléem et le père William-Marie Merchat, et promu par l’Œuvre d’Orient.
– Les archives du Carmel de Bethléem.
– La lettre Pastorale du Patriarche Fouad Twal à l’occasion des deux canonisations.
– Site duCarmel en France

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