Ordre Equestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem-Lieutenance de Belgique
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      Un expérience inoubliable en Terre sainte

Un expérience inoubliable en Terre sainte

INTERVIEW – Nous avons déjà présenté Henrique et Carola Abreu, Chevalier et Dame du Saint-Sépulcre, qui se sont mis au service de la Terre sainte pendant trois ans. Dans un entretien pour le site du Patriarcat, ils expliquent tous deux la profonde motivation de leur mission et les défis auxquels ils ont été confrontés au cours de ces années. Ils proposent également des moyens concrets pour soutenir les communautés chrétiennes locales.


Quand et comment êtes-vous arrivés en Terre Sainte ? Pourquoi avez-vous décidé de consacrer ce temps de votre vie à l’Église locale ?

Nous sommes arrivés à Jérusalem en janvier 2014.

À la suite de la visite et du message que le Saint-Père nous a donné au Brésil en 2013, nous avons tous deux sentis lors de son homélie un grand désir de charité et d’amour. Nous connaissions la Terre Sainte à travers les précédentes visites que nous faisions chaque année au Patriarcat et aux communautés chrétiennes.
Cet appel reçu donna le coup d’envoi pour notre départ et nous avons alors commencé à faire les préparatifs nécessaires et à nous organiser pour les trois années sabbatiques pendant lesquelles nous allions partir en tant que volontaires. Nous avons placé nos expériences personnelles et professionnelles dans les mains de Dieu et y avons déposé également notre désir de servir les besoins de l’Eglise Mère et les communautés locales : Il n’avait plus qu’à décider ce qu’il y avait de mieux pour l’Eglise.

Quelle a été votre motivation profonde pendant ces trois années ?

Notre motivation dans la vie a toujours été de servir les autres, de toutes les manières possibles. En Terre Sainte, ce n’était pas différent. Nous nous levions tous les jours avec la même énergie et la même joie pour venir au bureau, visiter les paroisses ou voyager dans des villages éloignés. Notre motivation venait du bonheur et des sourires que nous pouvions lire sur le visage des enfants, des prêtres ou des paroissiens, lorsque nous parvenions à faire quelque chose qui allait être bénéfique et avoir de l’impact sur la vie de leurs communautés.

Au Patriarcat, nous avons travaillé main dans la main avec une équipe incroyable de professionnels, qui tous nous ont accueilli et nous ont fait sentir comme une seule famille. Nous sommes vraiment fiers d’avoir pu servir à leurs côtés.

Quel était le but principal de votre mission ?

Au début, nous vivions dans le village de Taybeh. Là-bas, nous avons participé activement aux activités de la paroisse, à l’école, aux camps d’été, aux programmes pour les jeunes, aux groupes de pèlerinage et à certains projets de réhabilitation de la paroisse. Carola était davantage impliquée au Home pour personnes âgées de Beit Afram où elle s’est mise au service pour assurer les soins et les besoins quotidiens des résidents.

Nous avons seulement réalisé plus tard que cette période était en fait une préparation pour une mission beaucoup plus grande pour l’Église. Taybeh a été une école pour nous. Un temps pour apprendre comment une paroisse travaille de l’intérieur, pour découvrir concrètement les besoins réels de nos Chrétiens qui vivent en Palestine, pour écouter leurs histoires, leurs difficultés, leurs luttes et simplement faire partie de leur vie.
Après un an, nous nous sommes installés à Jérusalem et avons commencé une nouvelle mission. Le défi était de soutenir l’Administrateur général en restructurant le département des projets du Patriarcat. L’expérience de Taybeh nous a bien servis, car nous devions à présent prendre soin de 55 paroisses réparties dans quatre territoires de notre diocèse.
Ma mission était de me concentrer sur la mise en place du département : réunir la bonne équipe pour répondre au besoin du bureau, visiter toutes les paroisses pour comprendre leurs besoins et se mettre au service tant que possible du personnel interne et externe ainsi que de nos bienfaiteurs. De son côté, Carola assurait des traductions pour le bureau média, aidait au travail de développement des projets, tout en rendant service à la chancellerie et à l’administration générale, sur des questions administratives. Nous sentions que Notre Seigneur travaillait côte à côte avec nous, et avons eu plusieurs signes tangibles et confirmations de cela pendant ces trois années.

Quels sont les projets qui ont représenté pour vous les plus grands défis ?

Il serait difficile d’en citer un en particulier. Tous étaient importants. Chaque projet était pour chaque paroisse, le projet le plus essentiel, et nous avons essayé de faire en sorte que nos pasteurs et les communautés le sentent de cette façon.

Peut-être que le lieu où l’aide a été la plus urgente à un moment donné a été Gaza, ainsi que les réfugiés chrétiens irakiens arrivés en Jordanie. Au moment de notre arrivée, ces deux groupes étaient les plus vulnérables. Gaza était à la fin du conflit de 2014, et les réfugiés chrétiens en Irak étaient logés dans des préfabriqués ou des salles paroissiales aménagées en dortoirs de fortune. Nous savions que nous devions répondre immédiatement à ces besoins et que l’aide humanitaire était essentielle.

Comment votre mission a-t-elle été étroitement liée à votre appartenance à l’Ordre Equestre des Chevaliers du Saint-Sépulcre ?

L’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem a marché aux côtés du Patriarcat latin, tel un compagnon de vie et un soutien pour l’Eglise Mère en Terre Sainte.
En tant que membres de l’Ordre du Saint-Sépulcre, nous sommes profondément conscients de notre mission et de nos responsabilités envers le Patriarcat latin et les Chrétiens de Terre Sainte. Ce que nous ne savions pas, c’est que nos vies en seraient changées à jamais.

Dans cet esprit, nous sommes venus sur cette Terre avec la volonté de chercher la meilleure façon d’améliorer la vie des autres, d’apporter du confort et plus de dignité à ceux qui souffrent le plus, qu’il s’agisse de réfugiés chrétiens en Jordanie, d’un famille de Gaza en grande difficulté, ou d’enfants porteurs d’handicaps qui vivent dans un de nos foyers. Notre foi et nos convictions nous disent que l’amour que nous avons les uns pour les autres doit être la force motrice de notre mission commune, avec l’Ordre équestre et le Patriarcat latin. Nous sommes appelés à prendre soin les uns des autres, nous sommes appelés à vivre pour servir les autres et pour protéger ceux qui ne peuvent pas se protéger.

Le contexte dans lequel les chrétiens vivent en Terre Sainte est difficile et souvent douloureux. Comment pouvons-nous aider les chrétiens de Terre Sainte de manière concrète ?

Sans aucun doute, nous pouvons dire que ce sont probablement les trois années les plus intenses de notre vie professionnelle. Nous avons pu voir les besoins et la diversité de notre diocèse. Chacun des quatre territoires couverts par le Patriarcat a des besoins différents selon sa situation géographique et politique, sa population et l’infrastructure des paroisses.

Nos fidèles chrétiens et leurs communautés, cependant, partagent certains besoins et perspectives qui sont communs à tous. Ils désirent vivre en paix et dignement sur leurs terres. Ils ont tous besoin d’être soutenus spirituellement, de pouvoir accéder à une bonne éducation, à un emploi, à un logement pour pouvoir fonder une famille et ainsi rester en Terre Sainte. Ces besoins sont identiques à ceux des populations de nos pays. Ils constituent le cycle élémentaire de la vie : religion – foi – paix – éducation – travail – maison – famille.

Le soutien aux Chrétiens de Terre Sainte peut se faire de plusieurs façons, et le plus important est de rester solidaire avec eux par nos prières. La connexion spirituelle est essentielle pour que les autres moyens puissent se réaliser.

Vous pouvez les soutenir en visitant la Terre Sainte et en participant à un pèlerinage chrétien. De cette façon, grâce à votre visite, vous pouvez aider les pierres vivantes en donnant du travail à toute une chaîne de prestataires de services : guides, personnels hôteliers, chauffeurs, artisans, personnels des lieux saints, etc.
En venant travailler en tant que volontaires au service des communautés dans les paroisses ou pour soutenir les projets, vous pourrez offrir votre amitié et prodiguer des soins directement à nos frères et sœurs.

Enfin, en soutenant les projets présentés par le Patriarcat latin de Jérusalem, afin que celui-ci puisse accompagner les communautés dans plusieurs domaines : l’aide humanitaire, la pastorale, l’accompagnement social, le développement, l’éducation, la santé, la création d’emplois et de logements pour les familles chrétiennes.

À l’issue notre mission, nous avons réalisé que nous avions reçu beaucoup plus que ce que nous avions pu donner. C’est pourquoi nous restons vraiment unis dans la prière avec notre famille de Terre Sainte, et reconnaissants à jamais pour toutes les bénédictions et les enseignements reçus de la Terre de Jésus.

Carola et Henrique Abreu, Dame et Chevalier de l’Ordre Equestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem
Propos recueillis par Myriam Ambroselli pour www.lpj.org

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