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        De Gaza à Alep : "J’ai demandé à mes supérieurs d’aller en Syrie"

De Gaza à Alep : "J’ai demandé à mes supérieurs d’aller en Syrie"

GAZA - Après quatre ans passés auprès des paroissiens catholiques de la Bande de Gaza, Sœur Maria Nazareth, de l’Institut du Verbe Incarné, s’apprête à partir pour une nouvelle mission à Alep en Syrie. Consciente du danger et avec une infinie confiance en Dieu, elle s’est confiée à l’AED.


« Nous devons sortir de nous-mêmes pour aller à la rencontre des autres, pour aller vers les périphéries de l’existence, faire les premiers pas vers nos frères et nos sœurs, en particulier ceux qui sont le plus éloignés, ceux qui sont oubliés » : Sœur Maria Nazareth prend à la lettre cette exhortation lancée à toute l’Église par le pape François lors de sa première audience, peu après son intronisation. La religieuse d’origine argentine se prépare à se rendre au cœur du chaos, dans l’une des villes où se livrent les combats les plus féroces. « Je vais à Alep, dans le nord de la Syrie. J’y épaulerai mes deux consœurs qui aident l’évêque romain catholique d’Alep. Par ailleurs, je travaillerai dans une résidence universitaire pour jeunes filles chrétiennes. » En parlant de sa nouvelle tranche de vie à l’AED, Sœur Maria Nazareth, qui appartient à l’Institut du Verbe incarné, fondé en Argentine, respire le calme et la joie. Non, affirme-t-elle, elle n’aurait pas peur. « J’ai confiance en Dieu et en la Vierge Marie. En tant que religieux, nous nous trouvons sous sa protection particulière. En outre, les prières de tant de membres de ma congrégation m’accompagnent. Nos prêtres et sœurs prient particulièrement pour le Proche Orient. Nous le ressentons intensément. » Elle demande aussi aux bienfaiteurs de l’AED d’avoir une pensée pour elle. Personnellement, poursuit la religieuse, elle prie pour se voir conférer la force nécessaire afin de pouvoir remplir sa mission dans un endroit aussi difficile et de lui rester fidèle. En effet, Sœur Maria Nazareth ne se fait aucune illusion. « Évidemment, je sais que c’est dangereux. Il peut arriver quelque chose. Rien que le voyage à Alep n’est pas exempt de dangers. À cause des nombreux contrôles routiers, il faut compter douze heures de trajet pour la distance même pas très grande entre Damas et Alep. Mais il peut m’arriver quelque chose partout. »

« Nous prions pour toi et sommes avec toi »

Bien entendu, elle n’y est pas envoyée contre son gré. Au contraire. « C’est moi qui ai demandé à mes supérieurs si je pouvais aller en Syrie, ce ne sont pas eux qui me l’ont demandé. C’est de coutume chez nous. On recherche des volontaires pour des missions difficiles. Ce ne sont pas les supérieurs qui délèguent quelqu’un, mais c’est nous-mêmes qui demandons à être chargés d’une mission difficile. » Toutefois, avant de se voir confier sa nouvelle mission en Syrie, il a fallu que Sœur Maria Nazareth surmonte encore un obstacle : ses parents devaient donner leur accord. « C’est une condition de notre communauté pour pouvoir être envoyé dans des endroits difficiles. Les supérieurs ne veulent pas prendre de décision allant à l’encontre de la volonté de la famille. C’est une mauvaise condition de départ lorsque les proches sont craintifs et inquiets ou totalement opposés à la mission. Lorsque j’ai demandé à mon supérieur si je pouvais aller en Syrie, il m’a donc invitée à poser la question à mes parents. S’ils disent non, alors tu ne pourras pas y aller, a dit mon supérieur. J’ai donc téléphoné à ma mère. Elle m’a répondu : Tu es religieuse depuis vingt ans, ta décision ne sera certainement pas facile à accepter pour nous. Mais nous savons que tu es heureuse en la prenant et c’est la volonté de Dieu pour toi. Voilà pourquoi nous ne pouvons pas refuser. Nous prions pour toi et nous sommes avec toi. »

« Je me suis beaucoup attachée aux Gazaouis »

Ce sont des paroles que Sœur Maria Nazareth a déjà entendu une fois. En effet, elle travaille depuis presque quatre ans dans une région qui peut aussi être considérée comme mission difficile : la Bande de Gaza, bouclée par Israël et gouvernée par le Hamas islamiste. La religieuse servait depuis 2010 dans la paroisse romaine catholique de Gaza-Ville, suivie par sa congrégation. « J’ai du mal à partir d’ici. C’était ma première mission au Proche Orient. C’étaient des années formidables pour moi. Je me suis beaucoup attachée aux Gazaouis. Dès le début, ils m’ont accueillie comme dans une famille. On peut s’imaginer que cela n’a pas été facile là-bas. Dans le quotidien, les chrétiens sont exposés à de multiples difficultés. Mais leur foi a toujours été un modèle de persévérance pour moi. Maintenant, cela m’accompagnera en Syrie. »

Source : www.AED-france.org
Photo : Andres Bergamini / AED

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