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Crémisan : réponse positive mais pas définitive de la Cour suprême israélienne

BEIT JALA – La Cour suprême israélienne a rendu, le 11 août 2014, sa décision à propos de l’itinéraire du mur dans la vallée de Crémisan. Suite à une audience le 4 août 2014, la Cour a en effet examiné les itinéraires proposés pour le tracé du mur de séparation, itinéraires menaçant de confisquer les terres et les vignes du monastère chrétien et de séparer la communauté des pères de celle des sœurs, et demande à Israël de considérer d’autres alternatives pour faire passer le mur.


La Cour a décidé qu’il revient maintenant à Israël, en tant que Défendeur, de prendre en compte différentes possibilités pour le tracé du mur, pour permettre aux deux couvents salésiens de rester côté palestinien. La Cour a donné à Israël jusqu’au 4 septembre 2014 pour apporter une réponse. La réponse de la Cour n’est donc pas encore définitive.

À cet égard, l’avocat de la Société Saint Yves (organisation catholique des droits de l’homme qui travaille sous le patronage du Patriarcat latin de Jérusalem) Zvi Avni, représentant du monastère des sœurs salésiennes, explique : « l’affaire n’est pas encore terminée, et une décision définitive n’a pas encore été donnée. Cependant, la décision de la Cour est un indicateur de l’intérêt que la Cour montre en ce qui concerne la liberté religieuse et la liberté de culte à l’égard des monastères ».

La vallée de Crémisan sera fermée pour les habitants de la région si le mur de séparation était construit selon les plans israéliens actuels. 58 familles palestiniennes seront dispersées et le couvent des sœurs sera coupé de celui des pères. Les familles vont perdre leurs terrains, et le couvent des sœurs, qui gèrent une école pour les enfants, sera situé dans une zone militaire coupée du couvent des pères.

Les associations de Droit International ont condamné la construction du mur selon un itinéraire qui le fait passer au milieu de terrains et de maisons palestiniennes, séparant les familles, et les isolant de leurs terrains agricoles. Le mur va rendre difficile l’arrivée à l’école des sœurs, et impossible, une fois annexé à Jérusalem, l’accès au monastère des pères qui depuis le 19ième siècle habitent Beit Jala et ont relations historiques et réciproques d’amitié, de fraternité et de solidarité avec les habitants de la ville majoritairement chrétienne.

Rappelons que la Cour Internationale de Justice a donné un avis consultatif, le 9 juillet 2004, selon lequel bâtir le Mur de Séparation est illégal.

Sources : www.lpj.org et l’Agence des nouvelles palestiniennes Ma’an

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