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Basilique de la Nativité : les restaurations révèlent de magnifiques œuvres d’art

BETHLEEM- Depuis plus de deux ans, la basilique de la Nativité, l’une des plus anciennes et emblématiques au monde, est en restauration. Retour historique sur la porte monumentale en bois et sur les mosaïques couvrant les murs de la nef.


La porte en bois

En passant la porte de l’Humilité, les têtes des croyants et des visiteurs se baissent en signe de révérence à l’Enfant de la crèche. Juste en face de la porte, nous nous retrouvons face à de hautes portes en bois séparant le narthex de la nef, couverte à travers les siècles par la poussière et la fumée qui monte des lampes à huile. Maintenant, grâce à la restauration, les visiteurs peuvent contempler et apprécier la beauté de lieux jusqu’alors négligé.

Les portes, construites par deux croyants arméniens, et présentées en cadeau par le roi arménien Hethum 1 er en 1227, ont été installées à l’entrée de la porte royale du milieu. Les portes ont été magnifiquement ornées de croix et d’éléments gravés, ainsi que d’inscriptions en arabe et en arménien pour la partie supérieure.

L’inscription arménienne se traduit comme suit :
«  En l’an 676, la porte de la Sainte Mère de Dieu fut exécutée par les efforts du Père Abraham et Père Arachel, au temps du roi arménien Hithum, fils de Constantin. Que Dieu aie pitié des auteurs (de ce travail) »

Alors que l’inscription en arabe se lit comme suit :
«  Cette porte a été achevée avec l’aide d’Allah (qu’Il soit exalté), dans les jours de notre maitre le sultan al-Malik al-Mu’azzam à la date du (au mois de) Muharram de l’année 624 (soit en décembre 1226/Janvier 1227) »

Il peut sembler en lisant l’inscription arabe, qu’al-Mu’azzam ait été à l’origine de la construction des portes, mais il est cependant certain que le projet n’a rien eu à voir avec lui, et qu’il a été mentionné simplement parce qu’il régnait au temps de la construction.

Les mosaïques

Après avoir passé les portes en bois, le visiteur arrive dans la nef de la basilique. En regardant les murs, il peut voir un ensemble de mosaïques datant du XII ème siècle recouvrant les murs nord et sud.

Un ensemble de six anges situés entre les fenêtres, leurs regards tournés vers la crèche. A l’origine, les anges étaient au nombre de douze. Aujourd’hui, il n’en reste plus que sept. En effet, en mars dernier, un septième ange a été découvert pendant la restauration, recouvert d’une couche de plâtre. Les restaurateurs pensent que le plâtre a été ainsi disposé sur la mosaïque, pour l’empêcher de tomber. Ces mosaïques sont l’œuvre du miniaturiste Basile Pictor, en 1169 : son nom est visible sur le troisième ange à droite sur le mur nord. La pose de l’enduit sur le septième ange remonte au XIX ème siècle, où il a été recouvert ensuite d’une couche de peinture ordinaire.

Les mosaïstes de l’époque utilisaient les techniques byzantines pour la réalisation de leurs œuvres. Trois couches peuvent donc être vues :
la couche de préparation, qui était en général une fondation en pierre.
une couche de mortier, ressemblant à de la colle. Les mosaïstes avaient pour habitude de dessiner un croquis en utilisant des couleurs différentes pour chaque type de tesselles (du latin « tesserae », désignant les cubes ou les dés qui composent la mosaïque), en général en pierre, verre ou métal (or ou argent) coupés en formes triangulaires ou carrées.
et enfin une couche de tesselles.

Une technique très innovante pour l’application des tesselles dans les parois hautes consistait à mettre des pièces en or ou argent dans les angles. Cette procédure a renforcé la réflexion de la lumière venant des fenêtres séparant les anges, et permettant ainsi d’illuminer davantage la basilique. Au cours des siècles, de nombreuses tesselles composant les mosaïques d’anges ont été perdues. Les restaurateurs compensent donc en remplissant les trous d’enduit qu’ils graveront ensuite pour donner au visiteur une idée de ce qu’étaient les mosaïques initialement.

Les mosaïques dans la partie médiane de la paroi sud représentent les noms des ancêtres de Jésus selon l’Évangile de Saint Luc (3 : 23-38) tandis que les mosaïques de la partie médiane du mur nord présentent la généalogie du Christ selon Saint Matthieu (1 : 1-7).

Aujourd’hui, seulement sept des ancêtres de Jésus peuvent être vu avec leurs noms écrits en latin.

Les murs sud et nord contiennent des textes en grec et en latin, entourés de motifs géométriques séparés par des feuilles d’acanthe, des chandeliers et des encensoirs. Ces textes illustrent les décisions des synodes œcuméniques et locaux.

Saher Kawas pour www.lpj.org

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